CHAPITRE XXIf.
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été rétabli par l’impératrice Irène, Léon l’Arménien, Mi-chel le Bègue, et Théophile, les abolirent encore. Ces prin-ces crurent n’en pouvoir modérer le culte qu’en le détrui-sant; ils firent la guerre aux moines qui incommodaientl’État' ; et, prenant toujours les voies extrêmes, ils voulu-rent les exterminer par le glaive, au lieu de chercher à lesrégler.
Les moines 1 2 , accusés d’idolâtrie par les partisans desnouvelles opinions , leur donnèrent le change en les accu-sant à leur tour de magie 3 ; et, montrant au peuple leséglises dénuées d’images et de tout ce qui avait fait jus-que-là l’objet de sa vénération, ils ne lui laissèrent pointimaginer qu’elles pussent servir à d’autre usage qu’à sa-crifier aux démons.
Ce qui rendait la querelle sur les images si vive, et fitque dans la suite les gens sensés ne pouvaient pas proposerun culte modéré, c’est qu’elle était liée à des choses bientendres : il était question de la puissance; et les moinesl’ayant usurpée, ils ne pouvaient l’augmenter ou la soute-nir qu’en ajoutant sans cesse au culte extérieur dont ilsfaisaient eux-mêmes partie. Voilà pourquoi les guerrescontre les images furent toujours des guerres contre eux,et que quand ils eurent gagné ce point, leur pouvoir n’eutplus de bornes.
Il arriva pour lors ce que l’on vit, quelques sièclesaprès, dans la querelle qu’eurent Barlaam et Acindyne
1 Longtemps avant, Valens avait fait une loi pour les obliger d’allerà la guerre, et fit tuer tous ceux qui n’obéirent pas. (Jornandès, deIiet/n. snccess.; et la loi xxvi, cod. de Decnr.)
2 Tout ce qu’on verra ici sur les moines grecs ne porte point sur leurétat; car on ne peut pas dire qu’une chose ne soit pas bonne, parceque dans de certains temps, ou dans quelques pays, on en a abusé.
3 Léon le Grammairien, Fie de Léon VArménien, Fie de Théophile ,Voyez Suidas, à l’article Constantin , fils de Léon.