LETTRES PERSANES.
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« j’avais formé d’un livre pour démontrer que Louis le Grand« était le plus grand de tous les princes qui ont mérité le nom« de Grand. Je travaille depuis longtemps à un autre ouvrage« qui fera encore plus d’honneur à notre nation, si Votre« Grandeur veut m’accorder un privilège : mon dessein est de« prouver que, depuis le commencement de la monarchie,« les Français n’ont jamais été battus, et que ce que les his-« toriens ont dit jusqu’ici de nos désavantages sont de vérita-« blés impostures. Je suis obligé de les redresser en bien des« occasions ; et j’ose me flatter que je brille surtout dans la cri-.« tique. Je suis, monseigneur, etc. »
« Monseigneur,
« Depuis la perte que nous avons faite de M. le comte de L.,« nous vous supplions d’avoir la bonté de nous permettre d’é-« lire un président. Le désordre se met dans nos conférences,« et les affaires d’État n’y sont pas traitées avec la même dis-« cussion que par le passé ; nos jeunes gens vivent absolu ment« sans égard pour les anciens, et entre eux sans discipline : c’est« le véritable conseil de Roboam, où les jeunes imposent aux« vieillards. Nous avons beau leur représenter que nous étions« paisibles possesseurs des Tuileries vingt ans avant qu’ils« fussent au monde ; je crois qu’ils nous en chasseront à la fin,« et qu’obligés de quitter ces lieux, où nous avons tant de fois« évoqué les ombres de nos héros français, il faudra que nous« allions tenir nos conférences au Jardin du Roi ou dans quelque« lieu plus écarté. Je suis.... »
A Paris, le 7 de la iune de Gemmadi 2 , 1719.
CXXXI. RHÉDI A RICA.
A Paris.
Une des choses qui a le plus exercé ma curiosité en arrivanten Europe, c’est l’histoire et l’origine des républiques. Tusais que la plupart des Asiatiques n’ont pas seulement d’idée