Buch 
Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
Entstehung
Seite
165
JPEG-Download
 

BARD — 165 — BÂRI

poudres, Oxford , 1634, in-4 ; deux livres de poésieslatines, 1615, in-4.

Barclay (Robert), célèbre quaker, né en 1648 enEcosse , d’une famille riche et ancienne, mort en1690. 11 embrassa avec son père, en 1666, la doc-trine des Quakers ; se lia étroitement avec GuillaumePenn; voyagea en Angleterre , en Hollande et enAllemagne , pour faire des conversions, et écrivitplusieurs ouvrages pour exposer les dogmes de sasecte. Le plus connu de ces ouvrages est l 'Apologiede la véritable théologie chrétienne, telle que la pro-fessent ceux que par dérision on appelle Quakers ; illa publia à Amsterdam , en latin, 1676, et la dédiaau roi Charles 11 ; elle a été traduite en français ,Londres , 1702, in-8.

Barclay de tolly ( le prince Michel ) , généralrusse , né en 1756 en Livonie . 11 se fit remarquerassez tard, et commença sa réputation par une en-treprise des plus hardies : en 1809 il pénétra en Suède en traversant sur la glace le golfe de Bothnie dansune étendue de 80 kil. Nommé ministre de laguerre en 1810, il dirigea en 1812 la campagnecontre Napoléon, et adopta ce fameux plan de dé-fense qui consistait à attirer les Français au cœurde la Russie pour les faire périr par le froid de cescontrées. 11 commença lui-même l’exécution dece plan comme général en chef; mais poursuivi parl’envie, il fut au bout de peu de mois supplanté parKoutousof, et se vit forcé de servir sous les ordres deceux auxquels il avait d'abord commandé ; il n’enrendit pas moins de grands services pendant la cam-agne, surtout à la bataille de la Moskowa . Replacéla tête des troupes russes en 1813, après la ba-taille de Bautzen , il battit Vandamme à Kulm, con-tribua puissamment au gain de la désastreuse ba-taille de Leipsick, pénétra en France où il livra plu-sieurs combats meurtriers, et fit capituler Paris (30mars 1814). En récompense de ses services il futnommé feld-maréchal et prince. Il mourut en 1818,après 39 ans de service,

BARD, village des États sardes, à 17 kil. N. O.d’Ivrée, sur la Doire, à l’entrée de la vallée d’Aoste .On y avait élevé un fort qui était regardé comme im-prenable ; il fut pris et rasé par les Français en 1800.BARDANE, roi des Parthes . Voy. vardane.bardane, empereur d’Orient. Voy. philippicus .BARDAS, patrice de l'empire d’Orient, était frèrede l’impératrice Théodora , femme de Théophile.Nommé par Théophile tuteur de son fils, le jeuneempereur Michel (842), il s’empara de l’autorité,chassa du palais Théodora elle - même, à laquelle ildevait tout, et garda le pouvoir pendant 24 ans. En-fin Michel, fatigué de son joug, s'en délivra en lefaisant assassiner par Basile (866). Bardas favorisaitles sciences et les lettres ; il nomma patriarche deConstantinople le célèbre Photius , qui était sonneveu.

bardas phocas et bardas sclérus, deux générauxde l’empire grec qui se disputèrent le pouvoir sous lerègne de Basile II et de Constantin IX . Tous deuxprirent et déposèrent plusieurs fois la pourpre. Aprèsde nombreuses vicissitudes , ils se réunirent contrel’ennemi commun ; mais Bardas Phocas mourut em-oisonné au moment où il allait livrer bataille ;clérus fit la paix avec l'empereur, obtint de hautesdignités , et mourut à la cour en 990.

BARDES, poètes nationaux et ministres du cultechez les Celtes. Ils étaient chargés de composer deshymnes en l'honneur des dieux, de chanter sur laharpe les exploits des héros, d’accompagner les guer-riers pendant qu’ils marchaient au combat, pour ani-mer leur courage ou recueillir leurs hauts faits etles transmettre à la postérité. C’est en Écosse et dansla principauté de Galles que les chants des bardes sesont le plus longtemps conservés ; les noms de Fin-gai et d’Ossian, bardes calédoniens, sont devenus à

jamais célèbres. M. Owen Jones a fait un recueil despoèmes des bardes gallois ; on peut encore consul-ter les Recherches sur les Bardes de David Wil-liams (ar Bardoniath cimraey), Dolgelly, 1828.

11ARDESANE, hérésiarque du n« siècle, né en Sy-rie , avait été longtemps une des gloires du christia-nisme; mais il se laissa entraîner dans les erreurs desValentiniens ; puis, ayant abandonné cette hérésie, il6e fit une doctrine particulière qui se rapproche de celledes Manichéens. Il voulait comme ces derniers expli-quer l’origine du mal. On trouve dans Eusèbe (Præp.VI, 10) un beau fragmentde Bardesane sur le destin.

BARDIL1 (Christophe-Godefroy), professeur dephilosophie à Stuttgard, né en 1761, mort en 1808,a publié plusieurs écrits dans lesquels il a prétenduréformer la logique et déterminer la nature del'absolu, que Kant avait posé comme condition detoute science, mais qu’il avait déclaré introuvableOn estime sa Logique première, Stuttgard, 1800.

BAIÎÈGES-LES-BAINS, village do France (H.-Pyrénées), à 44 kil. S. de Tarbes, entre deux chaî-nes de mont., et sur le gave de Bastan, n'a qu'uneseule rue et ne compte que 400 hab. permanents.Eaux thermales sulfureuses, célèbres surtout pourla guérison des plaies d’armes à feu. Hôpital milit.Tissus légers.—Près de là, belle cascade de Gavarnie .

BAREILY, ville de l’Inde anglaise (Calcutta ),ch.-l. d’un district de même nom , à 220 kil.N. E. d’Agrah, près du confluent de la Dhara et dela Goula; 67,000 hab.

BARENTIN, joli bourg du dép. de la Seine-Inf.,à 20 kil. N. O. de Rouen ; 1,500 hab. Etoffes decoton, siamoises, papier.

BARENTON, ch.-l. de cant. (Manche ), à 9 kil.S. E. de Mortain ; 3,000 hab.

BARETOUN (al-), Parœtonium, ville de B.-Égypte, sur la Méditerranée, à 244 kil. O. d'Alexan-drie, par 25» long. E., 31» 10’ lat. N.

BARETTI (Joseph), né à Turin en 1716, mort àLondres en 1789, écrivit avec succès en prose et envers, et vint en 1751 se fixer à Londres , où il en-seigna la langue et la littérature italienne . Il a donné,entre autres ouvrages, une traduction des tragédiesde Corneille, Venise, 1748; un Dictionnaire anglais et italien, Londres, 1760, et une Grammaire italienne et anglaise ; ces deux derniers ouvrages sont fort ré-pandus en Angleterre .

BAREUTH. Voy. bayredth.

BARFLEUR, Vallis Cereris, Barafletum, petit portde France (Manche), à 26 kil, E. de Cherbourg , à25 kil. N. É. de Valognes ; 850 hab. C'est là, dit-on, que Guillaume le Conquérant prépara son expé-dition contre l’Angleterre . C'était jadis une v. impor-tante; elle fut prise et ruinée par Edouard 111 en 1346.

BARGE, villedes États sardes (ConI), à 16 kil. N. O.de Saluces ; 7,000 hab. Ardoisières aux environs.

BARGEMON, village de France (Var ), à 11 kil.N. E. de Draguignan ; 1,900 hab. Patrie de Moréri .

BARHEBRÆÛS, nom donné quelquefois àAboul-Faradj.Voÿ. aboul-faradj.

BARI, Barium, ville du roy. de Naples , à 230 kil.N. E. de Naples, sur l'Adriatique ; 19,000 hab.Ch.-l. de la Terre deBari. Archev., citadelle, grandarsenal, collège pour les nobles, lycée royal. Indus-trie, un peu de commerce. — Quoique soumise auxRomains, Barium conserva ses magistrats. Après lachute de l’empire, elle tomba entre les mains desSarrasins , puis des empereurs grecs; fut prise parles Normands, qui en firent la capitale de leurprincipauté, et appartint ensuite aux rois de Naples .Elle a été trois fois détruite. Patrie de Piccini.

bari (Terre de), une des 15 prov. continentales duroy. de Naples, entre la Basilieate, la Capitanate , laTerre d’Otrante et l'Adriatique , a 155 kil. sur 48;280,000 hab., dont beaucoup d’Arnautes. Elle estarrosée par l'Ofanto . Le sol est très fertile ; le climat