Buch 
Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
Entstehung
Seite
166
JPEG-Download
 

BARL — 166 — B ARN

très chaud. Buffles, moutons à laine très fine ; côtestrès poissonneuses ; salines.

BARILE, ville du roy. de Naples (Capitanate), à6 kil. S. E. de Melti; -3,000 hab. Colonie des Grecsdu Bas-Empire . Le rit grec y fut professé jusqu'auxvif siècle.

BARIUM, ville d’Apulie , auj. bari.

BÀRJAC, ch.-l. de cant. (Gard ), à 29 kil. E.d’Alais ; 1,800 hab.

BARJËSU, faux prophète juif, que saint Paulpriva de la vue à Paphos , parce qu’il s’opposait à laprédication de l’Évangile.OnlenommeaussiTTymas.

BARJOLS , ch.-l. de cant. (Yar), à 17 kil. N. E.de Brignolles ; 3,450 hab. Chapelle souterraine àstalactites curieuses. Huile estimée, distillerie, etc.

BARJONE (Simon), c.-à-d. Simon, fils de Joneou Jonas, vrai nom de saint Pierre. Voy. pierre.

BARKANI ou PARKANI, ville de Hongrie ( comi-tat de Gran), au confluent du Danube et du Gran ,appartenait jadis aux Turcs, qui y soutinrent unsiège en 1594, et qui la rendirent aux Impériauxaprès avoir été défaits sous ses murs (1684).

BARKIAROC, schah de Perse de la dynastie desSeldjoucides, fils de Malek-Schab, monta sur letrône en 1093, et fut contraint de partager ses étatsavec ses deux frères Mohammed et Sandjar. Il mou-rut en 1105.

BARKOK, Soudan d’Égypte,, chef d’une dynastiedes Mamelouks circassiens en Égypte , était d'abordesclave. Il s'éleva aux premières dignités de la mi-lice des Mamelouks, et chassa du trône le SoudanHadji (1382), de la dynastie des Baliarites. Il eut àcombattre plusieurs insurrections, mais il en triom-pha. Il rétablit l’ordre dans l'état, et laissa 400,000pièces d’or dans son épargne. Il mourut en 1399,et eut pour successeur son fils Faradj.

BARLAAM , savant moine de Tordre de Saint-Basile, né dans la Calabre ultérieure vers Tan 1300,mort vers 1348. Étant allé en Grèce pour y étudierla langue de ce pays, qui était alors entièrement in-connue en Italie , il embrassa la religion grecque etjouit d'une grande faveur auprès de l’empereur An-dronic-le-JeUne, qui l'envoya vers 1339 en Occidentpour demander des secours contre les Turcs et lesBulgares, et pour travailler à la réunion des deuxéglises. Il s'attira dans la suite une disgrâce pouravoir attaqué les moines du mont Athos , qui soute-naient que la lumière du mont Thabor était lagloire incréée de Dieu , et se vit forcé de quitterConstantinople. 11 revint alors en Italie , rétracta lesopinions qu’il avait professées en Grèce , et rentra dansle sein de l’église catholique. Clément VI le nommaévêque de Gerace. Barlaam a laissé un grand nombred’écrits parmi lesquels on distingue : Contra prima-tum Papœ, en grec, Hanovre , 1608; six livres à.'Arith-métique algébrique, Paris , 1606; deux livres d'uneÉthique selon les Stoïciens dans la Bibliothèquedes Pères. 11 est des premiers qui firent renaîtreen Italie l’étude de la langue et de la philosophiegrecque.

BARLÆUS(Gaspard van baerle , en latin), né en1584 à Anvers , mort en 1648, fut ministre d’uneéglise réformée, puis professeur de logique à Leyde ,1617; perdit son emploi pour s’être déclaré pour lasecte des Arminiens; fut nommé en 1631 professeur dephilosophie à Amsterdam . On a de lui des poésieslatines fort estimées, sous le titre de Poemata, Am-sterdam , 1645; des discours latins, Oraliones, 1632,et quelques écrits historiques.

BARLETTA , Barolum, ville du roy. de Naples(Terre de Bari), à 53 kil. O. de Bari, sur l’Adria-tique ; 16,000 hab. Port; grande citadelle, maispresque ruinée; belle cathédrale; collège fondé parFerdinand IV; statue colossale de l'empereur Héra -clius ( elle a 6 mètres). La ville est belle et bien bâ-tie. Riche saline, pêche active. Fondée au xi* siè-

cle; agrandie, embellie par Frédéric II , 1250; ellefut considérée au xv" siècle comme un des boule-vards de TItalie. Néanmoins elle fut prise par Gon-salve de Cordoue (1503).

BARLETTA , prédicateur dominicain du XV' siè-cle, jouit à Naples d’une grande réputation; il atti-rait la foule en mêlant dans ses prédications le bur-lesque au sérieux. Ses sermons, publiés à Lyon , 1536,ont eu plus de 20 éditions.

BARLOW (Joël), poëte et diplomate américain,né en 17 55 dans le Connecticut , prit part dans sapremière jeunesse à la guerre de Tiudépendance, futà la fois ministre presbytérien et avocat, et se fit unnom littéraire par un poëme en 10 chants, intituléla Vision de Colomb ou la Colombiade, qu’il publiaen 1781 (réimprimé en 1807 avec luxe à Philadel-phie). Il fut chargé de plusieurs missions en Angle-terre et en France , et mourut en 1812 à Wilna, oùil s’était rendu pour négocier avec l’empereur Na-poléon. Outre son poëme, Barlow a publié plusieursopuscules politiques. Il était républicain exalté, etécrivit en,faveur de la révolution française.

BARMÉCIDES , c’est-â-dire fils de Barmek, fa-mille célèbre en Orient par son élévation et par sesmalheurs, joua un rôle important sous les premierscalifes abbassides. Le premier qui soit connu dansl’histoire est Khaled, fils de Barmek : il fut promuvers 750 à la dignité de grand-vislr par Aboul-Ab-bas, qu’il avait contribué à placer sur le trône, etconserva quelque temps cette charge sous Almanzor ,dont le règne glorieux fut en grande partie son ou-vrage. Il devint ensuite gouverneur de Mossoul (765),et fut chargé d’élever l’héritier du trône, Haroun-al-Raschid ( 778) ; il mourut peu après avec unegrande réputation de sagesse. —Son fils, Yahia, portaau plus haut point la fortune et la gloire desBarmécides . 11 contribua beaucoup à assurer la cou-ronne à Haroun, qui en reconnaissance lui donna lacharge de visirdès qu’il fut sur le trône (786): c’està lui qu’est dû l’éclat du règne d’Haroun-al-Ras-chid. —Yahia eut plusieurs fils, dont les plus connussont : Fadhl et Djafar (le Giafar des Mille et uneNuits ), qui tous deux partagèrent la fortune et lafaveur de leur père ; on les nommait les Pelils-Visirs.Fadhl eut l’administration de la justice, et Djafar,la surintendance du palais du calife : il était le com-pagnon et le confident du prince. Haroun lui confiaen outre l’éducation de son fils Al - Mamoun.Au bout de 17 ans d’une prospérité sans égale, cettefamille se vit tout d’un coup renversée du faîte desgrandeurs et frappée de la manière la plus cruelle,par ce même Haroun-al-Raschid qui lui devaittout (803). Djafar fut mis à mort, à peine âgé de37 ans ; Yahia fut ainsi que son fils Fadhl envoyédans une prison lointaine ; tous les parents ou amisdes Barmécides , enveloppés dans la même disgrâce,furent massacrés ou emprisonnés, et dépouillés deleurs biens. On ne connaît pas bien la cause decette étrange révolution : selon les uns, Haroun étaitjaloux des Barmécides qui avaient usurpé tout lepouvoir, et ne lui laissaient que le vain nom de calife;selon d’autres, Djafar avait désobéi au calife en met-tant en liberté un descendant d’AIi qu’il lui avaitordonné de mettre à mort; selon d’autres enfin,Djafar avait séduit une soeur du prince, la belleAbbassa, pour laquelle Haroun avait lui-même unevive passion. Les malheurs des Barmécides ont étéchantés par les poëtes orientaux ; ils ont aussi fournile sujet de plusieurs tragédies, entre autres celle desBarmécides , que La Harpe fit représenter en 1778.

BARNABÈ (saint), un des premiers disciples desapôtres, était Juif et établi en Chypre . 11 se conver-tit peu après S. Paul, qui avait été son condisciple,et alla avec lui prêcher la foi aux Gentils; parcou-rut l’Asie-Mineure, la Syrie, la Grèce , et souffrit, àce qu’on croit, le martyre à Salamine en Chypre , vers