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tilement par les Anglais en 1443, et par Charles-le-Téiriéraire, 1472; elle fut sauvée la première foispar l’héroïque dévouement de Jean Lignière, et laseconde par le courage de Jeanne Hachette.Presq-détruite par un incendie en 1810. Pat. de Vincent deil., Villiers de l'Ile-Adam, Lenglet-Dufresnoy , Du-bos, Restaut, Vaillant, etc.— L’arr. a 12 c. (Formery,Nivillers, Songeons, Marseille, Coudray, Auneuil ,Noailles, Chaumont, Meru, Grandvilliers, plus Beau-vais qui compte pour 2), 244 comm. et l32,3G9hab.
BEAUVAIS (J.-B.-Ch.-Marie de), bon prédicateur,né en 1731 à Cherbourg , mort en 1790, prêchalongtemps avec un grand succès à la ville et devantla cour; fut nommé vers 1775 évêque de Senez, sedémit de son siège en 1783, et revint vivre à Paris ,où il fut député aux états-généraux. On a de luides sermons ainsi que des oraisons funèbres estimées,et qui occupent un rang honorable après les chefs-d’œuvre de nos grands maîtres. Ses sermons ont étéimprimés à Paris en 1806, 4 vol. in-12, par l’abbéGalard.
beauvais (Vincent de).. Voy. Vincent.
BEAUVAIS1S ou BEAÜV01SIS, ISellovaci, partieN. O. de l’ancien gouvernement de l'Ile-de-France ,au S. de la Picardie et au N. du Vexin français ,avait pour ch.-l, Beauvais , et pour villes principa-les Clermont, Liancourt , Fitzjames, Gerberov, Bouf-flers, Beaumont. 11 faitauj. partie dudép. de l'Oise .
BEAUVAL (basnage de). Voy. basnage .
BEAUVARLET (Jacques-Firmin), graveur, né àAbbeville en 1731, reçu à l’Académie en 1765, morten 1797; eut une grande vogue de son vivant ; on re-cherche encore ses gravures d'après Vanloo.
BEAUVEAU, village du dép. de Maine-et-Loire ,à 26 kil. S. E. d’Angers , 370 hab. ; a donné son nomaux princes de Beauveau.
BEAUVEAU (maison de), ancienne et noble fa-mille de l’Anjou, naturalisée depuis en Lorraine , etdont l’illustration remonte au x e siècle. Elle compteparmi ses membres des lieutenants-généraux, desmaréchaux, des dignitaires de l’ordre de Malte , desambassadeurs, des ministres, des prélats, des écri-vains, etc. Nous citerons ; Henri, baron de Beauveau,qui, à la fin du xvi' siècle, combattit en Allemagne pour l’électeur de Bavière , puis contre les Turcs, etfut ambassadeur du duc de Lorraine à la cour deRome ; il a écrit une relation de ses campagnes,Nancy , 1619, in-4. — Marc de Beauveau, prince deCraon et du Saint-Empire, grand d’Espagne , néen 1679, mort en 1754. Il fut gouverneur du ducFrançois de Lorraine , depuis empereur, et admi-nistra pour ce prince, avec titre de vice-roi, legrand-duché de Toscane . — Charles-Juste, duc deBeauveau et maréchal de France, né à Lunéville en1720. Il entra comme volontaire au service de laFrance , se distingua sous les ordres du maréchal deBelle-lsle au siège de Prague en 1741 , commandaen chef les troupes envoyées en Espagne en 1762,et fut bientôt après nommé gouverneur du Lan-guedoc, puis de la Provence. 11 fut élevé au rangde maréchal en 1783, et entra au ministère en1789; il mourut en 1793. Il était de l’académiedélia Crusca. — René-François de Beauveau, d’unebranche cadette, né en 1664, mort en 1739. 11 futévêque de Bayonne, de Tournay , et archevêque deToulouse . 11 présida pendant vingt ans les états deLanguedoc. On doit à ses encouragements la Des-cription du Languedoc par les Bénédictins de St-Maur, 5 vol. in-fol.
BEAUV1LLE, ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne ), à22 kil. N. E. d’Agen ; 1,800 hab.
BEAUV1LLIER (Franç. de), duc de St-Aignan , néen 1610, suivit la carrière militaire, se signala auxsièges de Dôle, de Landrecies (1637) ; fut employécontre les Frondeurs (1653), et nommé ensuitegouverneur de la Touraine . 11 jouit d’une grande
faveur auprès de Louis XIV et ne s en servit quepour protéger les gens de lettres.
beauvïllier (Paul, duc de). 111s du précédent, néen 1648 au château do St-Aignan, servit quelquetemps dans les armées et se concilia l’estime etl’affection de Louis XIV par ses vertus austères. Leroi le nomma en 1685 président du conseil desfinances, et lui confia l’éducation du Jeune dau-phin , duc de Bourgogne ; plus tard, il remitégalement à ses soins le duc d’Anjou (Philippe V )et le duc de Berri. Beauvillier s’adjoignit Fénelon ,dont il devint l’ami ; et lorsque, par suite de que-relles théologiques, l’archevêque de Cambray eut étédisgracié, il ne craignit point de lui rester fidèle.Beauvillier, nommé en 1691 ministre d’état, donnaau roi les conseils les plus sages, et fut d’avis de nepoint accepter pour son élève le trône d’Espagne .Il eut la douleur de voir expirer le duc de Bour-gogne à la fleur de l’âge (1712), et survécut peu àun coup si cruel. 11 mourut en 1714.
BEAUVOIR, ch.-l. de cant. (Vendée ), à 50 kil.N. O. des Sables-d’Olonne , à 4 kil. de la mer;2,000 hab. Jadis la ville était sur la côte même.
Beauvoir—sur-niort , ch.-l. de cant. (Deux-Sè-vres), à 15 kil. S. de Niort ; 300 hab.
BEAUZÊE (Nie.), grammairien, né à Verdun en 1717, mort à Paris en 1789, lut professeur degrammaiiM à l’École mililaire, et devint membre del’Académie Française . 11 fut chargé, après la mortde Dumarsais , de rédiger les articles de grammairedans l’ Encyclopédie . Ses principaux ouvrages sont :une Grammaire générale , 1767, 2 vol. in-8, et 1819,1 vol. in-8, ouvrage profond, qui est le fondementprincipal de sa réputation, mais dans lequel ontrouve une métaphysique quelquefois obscure ettrop subtile; une nouvelle édition des Synonymesde l’abbé Girard, augmentée, 2 vol. in-12; unetraduction de Sallusle , 1770, etunede Quinle-Curce,1789, estimées pour l’exactitude; Exposition abrégéedes preuves historiques de la religion , in-12; unetraduction de Vlmitulion de Jésus-Christ, etc.
BÉBÉ, célèbre nain, dont le vrai nom étaitNicolas Ferry, naquit dans les Vosges en 1739, et fu télevé à la cour du roi de Lorraine , Stanislas, dont ilfaisait l’amusement. Quand il naquit, il n’avait que24 centimètres ; et lorsqu’il eut atteint toute sa crois-sance, à 15 ans, il ne dépassa pas 70 centimètres. Ilmourut à 25 ans avec tous les signes de la vieillesse.Son intelligence était fort peu développée.
BEBEL ou BEBEL1US (H.), poêle et érudit, pro-fesseur de belles-lettres à Tubingue , né en Souabevers 1480, cultiva dans sa jeunesse la poésie latineavec un tel succès que l’empereur Maximilien I luidécerna la couronne de poète lauréat; il s'occupaensuite de recherches savantes sur les antiquités etl’histoire de l’Allemagne . On a de lui : Facetiarumlib. III , 1506; Triumphus Veneris, Tubingue , 1508,petit poème souvent réimprimé: Opuscula, 1516.
BEB1R, ou Gradiska ottomane, ville forte de Croa-tie, sur la Save , vis-à-vis du Vieux-Gradiska.
BEBRE, petite riv. de France, naît à St-Priest-la-Prugne, baigne La Palisse, Jalligny, Dampierre ,et se perd dans la Loire ; cours, 75 kil.
BEBRYCES, peuple très ancien de la Bithynie . Ilssont ainsi nommés, dit-on, de Bébryx, un de leurspremiers rois. — D’autres Bébryces habitaient fortanciennement les côtes méridionales de la Gaule de-puis le Rhône. Ils furent resserrés dans la partiedes côtes qui forme auj. le dép. de l’Aude. Us sontles mêmes que les Helysices. Voy. ce nom.
BEC (le), bourg du dép. de l’Eure, sur la Rille ,à 17 kil. de Bernay, à 38 kil. N. 0. d’Evreux ; 700hab. Jadis célèbre abbaye de Bénédictins , fondéeen 1077 par Herluin , qui en fut le premier abbé etqui y eut pour disciples Lan franc et Anselme de Can-| torbéry. Le cloître du Bec sert auj. de haras royal.