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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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BECK — 187 - BEDF

bec-d’ambez. Voy. ambez.

BECCARIA, famille de Pavie , était à la tête duparti gibelin dans cette ville aux xiii” et xiv' siècles,et avait pour antagonistes les comtes de Langusco,chefs du parti guelfe. Après de longues luttes, ilsfurent exterminés (1418) par le duc de Milan .

beccaria (César bonesana, marquis de), célèbrepubliciste, né à Milan en 1135, mort en 1193, pu-blia, en 1104, un petit ouvrage qui a changé la facedu droit criminel en Europe, le Traité des délits etdes peines ; il y établissait les bases et les limitesdu droit de punir, et recommandait de propor-tionner la peine au délit, de supprimer les sup-plices barbares et de prévenir le crime plutôt quede le réprimer. En 11(i8, on créa pour lui à Milan une chaire d’économie politique où il professa avecdistinction jusqu’à la fin de sa vie. Beccaria s'étaitproposé de rédiger un grand ouvrage sur la législa-tion en général ; mais, dégoûté par les attaques in-justes dont son premier écrit avait été l’objet, ilrenonça à, rien publier désormais. Ses leçons n’ontété imprimées qu’après sa mort, en 1804. Beccaria avait commencé à se faire connaître par une publi-cation périodique analogue au Spectateur, intituléele Café (1764—(16), où il traitait, en société avec plu-sieurs amis, divers sujets de littérature et de philo-sophie. Les œuvres de Beccaria ont été publiéesen 1821 à Milan , 2 vol. in-8. Le Traité des délitset des peines a obtenu un très grand nombre d'édi-tions; il a été plusieurs fois traduit en français , d’a-bord par Morellet, 11G6 ; puis par Chaillou de Lisy,1113 ; Dufey, 1810; Collin de Plancy , 1823. Ce petitouvrage a eu l’honneur d'être commenté par Vol-taire, Diderot , etc. ; ces commentaires se trouventdans l’édition de 1823.

beccaria (le père J.-B.), savant physicien italien ,né à Mondovi en 1116, mort en 1181, professa àTurin depuis 1148, et fit faire de grands pas à lascience de l’électricité. Son principal ouvrage est unTraité de /’électricité artificielle, 1112, que Franklinlui-même fit traduire en anglais .

BECCLES ou BECKLES , ville d'Angleterre (Suffolk), sur le Waveney , à 19 kil. S. O. d’Yar-mouth ; 3,650 hab.

BECHER (J.-Joseph), médecin et chimiste alle-mand, né à Spire en 1628, mort à Londres en 1685,est le premier qui ait tenté de créer une théoriechimique; il chercha un acide primitif dont tousles autres ne fussent que des modifications, s’oc-cupa beaucoup d’expliquer les transformations quesubissent les métaux quand on les chauffe, et pré-luda ainsi à la doctrine du phlogistique de Stahl. Souprincipal ouvrage est Pltysica sublerranea, Franc-fort , 1669, réimprimé avec un supplément de Stah),Lcipsick, 1135. 11 s’éiait aussi occupé de l’étude deslangues, et avait publié en 1661 Character pro no-tilia linijuarum universali, espèce de pasigraphie.

BÉCUEREL, ch.-l. de cant. (Jile-et-Vilaine), à20 kil. N. O. (1e Rennes ; 680 h. Ane. place forte.Près .de Itécherel commencent les landes d’Evran .

RECHIN, v. de Bohême. Voy. tabor.

BECH-T’AMAK (c.-à-dire les cinq embouchures),contrée de la Grande-Kabardah, dans la Russie d’Europe, est arrosée par le Térek qui y reçoit laMalkha, le Rakzan, le Tchéghem, le Tchérek. Làétait le gué principal par lequel les Tcherkesses passaient jadis le Térek .

bech-tau (c.-à-dire les cinq montagnes), les montsHippiques do Ptolémce, portion la plus septent. duCaucase , se rattache par une chaîne de collines à labase de l’Elbourz qui est à 110 kil. au S. On entire les meilleurs chevaux tcherkesses et abazes(d’où le nom de monts Hippiques, du grec hippos,cheval). Eaux thermales sulfureuses, les plus célè-bres de la Russie .

BECK (Chrét.-Daniels), philologue, né à Leipsick

en 1151, mort en 1832, professa les langues grec-que et latine, puis l'histoire, à l’université de Leip-sick, et devint chancelier, doyen et recteur de cetétablissement. Qn a de lui des éditions estimées dePindare, d’ Apollonius, d’Aristophane, d’Euripide ;une Histoire générale du monde, 4 vol. in-4, Leipsick,1181-1810, et un Répertoire général de bibliographie,1819-1832 : c'est un des plus étendus qui existent.

BECKET (Thomas), archevêque de Canlorbéry,né à Londres en 1119 d’une famille anglo-saxonne,sut gagner les bonnés grâces du roi Henri 11, quile nomma d'abord grand-chancelier et précepteur deson fils, et l’éleva ensuite (1)62) au siège de Cantor-béry, auquel était joint le litre de primat d'Angle-terre . Mais Becket eut bientôt de violents démêlés avecHenri II au sujet de quelques prérogatives que ceprince voulait enlever au clergé ; il fut condamnécomme rebelle par le parlement (1164), et se réfugiaen France auprès de Louis-le-Jeune . Rappelé quel-que temps après, il eut de nouveaux démêlés avecHenri, et périt (1110) tué par plusieurs gentilshom-mes qui croyaient en cela se rendre agréables àleur roi, mais qui néanmoins furent formellementdésavoués par ce prince. Le pape Alexandre 111,qui l'avait encouragé dans sa résistance, le canonisa.Lorsque Henri Vlll se sépara de l'Eglise, il raya sonnom du calendrier. Lescatholiquesl’hon. le 29 déc.

BECKMANN (J.), professeur à l’université deGœttingue, né dans le Hanovre en 1139, mort en1811 , a donné des manuels estimés sur l 'Économierurale, 1169; sur la Technologie, 1111; des frag-ments d’une histoire des découvertes dans les artset métiers, 6vol-, 1180-1805, et diverses éditions etcollections.

BËCLARD (P.-Aug.), professeur d’anatomie à lafaculté de Paris, né à Angers en 1185, mort en1825, appliqua avec succès l’anatomie à la chirurgie,et se distingua par l'éclat de son enseignement. 11 adonné une édition de l'Anatomie de Bichat avecnotes et additions, 1821 ; des Éléments d.'Anatomie ,1823, et desmémoires et articles dans divers recueils.

BÉDARR1DES, Biluritæ, ch.-l. de cant. (Vau-cluse), sur l’Ouvèze, à 13 kil. N. E. d’Avignon .1,915 hab.

BEDARRIEUX, ch.-l. de cant. (Hérault ), surl'Orbe, à 31 kil. N. de Béziers ; 8,929 h. Industrie-variée : draps, étoffes de fiioselle et laine, etc.

BÈDE, dit le Vénérable, né en 612 dans le comtéde Durham, m. en 135, embrassa toutes les sciencesde son temps, et fut l’homme le plus distingué deson siècle. H passa sa vie dans le monastère de Jar-rovv, près de Durham , et refusa les propositions dupape Sergius qui l'appelait à Rome. II a laissé unefoule d’écrits sur l’histoire, la rhétorique, la théolo-gie et la philosophie. Ses principaux ouvrages sontune Histoire ecclésiastique de l’Angleterre , en 5 li-vres, et un Manuel de dialectique, qui fut une desbases de la scolastique. Ses œuvres ont été publiéesà Paris , 1544, 3 vol. in-f , àLond. 1844, 6 v. 8°.Sonsurn. lui fut donné après sa mort en raison de lavénér.dueàsascience et àses vert. On l’h. le 21 mai.

BEDEE, petite ville du départ. d’Ille-et-Vilaine ,à 23 kil. O. de Rennes ; 2,000 hab.

ËEDER, contrée de l’Inde . Voy. bider.

BEDFORD, ville d’Angleterre , ch.-l. du comtéde Bedford, sur l’Ouse, à 31 kil. S. E. de Norlh-ampton ; 1,000 hab. Belle église gothique; grandemanufacture de flanelle, dentelles. Commerce deblé, houille, fer.—11 y a en Angleterre et aux Etats-Unis plusieurs autres villes de ce nom.

bedford (comté de), un des comtés dn centrede l’Angleterre, entre ceux d'Huntingdon, Cam-bridge, Hertford, Buckingham, Northampton ; 51 kil.sur 35; 96,000 hab.; ch.-l., Bedford . Collines. Cé-réales et légumes ; grande quantité de beurre pourLondres ; dentelles, ouvrages en paille. —Les pre-