BEDO — 188 — BEGA
miers ducs de Bedford ont appartenu à la familleroyale des Plantagenet : l'un d'eux, Jean, duc deBedford, fut régent de France pour Henri VI (Voy.l’art, suiv.). Dans la suite le titre de due de Bed-ford passa dans la maison de Russell. Voy. russell.
BEDFORD (J. plantagenet , duc de), frère duroi Henri V , aida puissamment ce prince à conqué-rir la France , fut nommé régent de ce royaume àla m. de son frère, dont il proclama le fils (Henri VI )roi de France et d’Angl . à la fois (1422), vainquit àCravant (1423), àVerneuil (1424), et fut un momentmaître de presque tout le roy.; mais la délivranced'Orléans (1429), puis la défection du duc de Bour-gogne (1434), mirent un terme à ses succès, et il sevit bientôt enlever la plus grande partie de ses con-quêtes. 11 mourut en 1435. C'était un des princesles plus accomplis de son temps; mais il ternit sagloire par le supplice de Jeanne d'Arc .
BEDJAPOUR, vulgair. V1SAPOUR, ville de l’Inde anglaise (Bombay), ch.-l. du district de Bedjapour , à370 kil. S. O. de Bombay , par 10° 46' lat. N., 73°22’ long. E. Jadis très grande et très riche; ellecomptait près d’un million de maisons ( on l’a sur-nommée la Palmyre de l'Inde ); auj. ce n'estqu'un immense amas de ruines, parmi lesquelleson remarque quelques beaux monuments ; le mak-bara ou mausolée du sultan Mohammed-sehah ;la Djema'mesdjid, superbe mosquée ; le mausolée du6ultan Ibrahim II. Prise en 1689 par Aureng-Zeyb.
bedjapour, vulg. visapour, région de l'Inde , bor-née au N. par l’Aurengabad, au S. par le Balaghat,le Maïssour , le Kanara; à l'E. par le Bider et l’Haï-derabad, et à 10. par l’Océan Indien ; 570 kil. sur 300;7,000,000 hab. Ch.-l., Bedjapour . Côtes montagneu-ses; riv. import. (Krichna, Behma, Toumbaddra).Le Bedjapour est célèbre par ses richesses; il for-mait jadis un royaume mahométan important ; il a étéau dernier siècle conquis par les Européens, et sedivise aujourd'hui en Bedjapour anglais, B. portu-gais, B. tributaire des Anglais. Le B. portugais neconsiste que dans Goa , Villanova-de-Goa ou Pand-jim, San-Pedro, les petites provinces de Bardes etSalsette . Le B. angl.,acquisenl8l8,estdanslaprés.de Bombay , et forme 5 districts, dits Knnkan sept.,Konkan mérid., Bedjapour , Anagoundi, Darouar.Le B. tributaire des Anglais se compose de 3 par-ties : 1° la principauté de Kolapour; 2° le roy. deSatarah ; 3° une province du roy. du Decan.
BEDLAM, célèbre hospice d’aliénés en Angleterre ,hors des murs de Londres , au S. de la ville ;comme notre Bicêtre, il sert aussi de prison. La po-pulation de Bedlam ne consiste guère qu'en 400aliénés et 60 criminels. Bedlam vient de Bethléem .
BEDMAR (Alphonse de la cueva, marquis de),cardinal, évêque d’Oviedo . Ambassadeur de Phi-lippe 111 à Venise , il conspira conlre cette républiqueavec le gouverneur de Milan et le vice-roi de Na-ples. La conspiration fut déjouée, et Bedmar chasséde la ville, 1018. Il fut depuis gouv. de Flandre etévêque de Malaga . Il mourut en 1055. L’hisloiredela Conspiration de Venise a élé écrite par St-Réal.Le fait de la conspir,,longt. contesté, est mis hors dedoute par les docum. publ.par L.Rauke,Beri., 1831.
BEÜNOR, ville de l’Inde anglaise (Madras), 5230 kil. N. 0. de Seringapatnam, par 13° 50' lat.N, 92° 46’ long. E. Jadis grande et ch.-l. de toutle Kanara. Prise et reprise plusieurs fois.
BEDOL'IN, ville de France (Vaucluse ), à 13 kil.E.de Carpentras . Brûlée par Maignet (1794).
BEDOUINS ou BEDAOU1S, Arabesrépandusdansles déserts de l'Arabie, de la Syrie, de l'Égypte , duMaghreb , vivent en familles gouvernées par descheikhs, ou en grandes Iribus . que régissent desémirs; élèvent des troupeaux, pillent les caravaneset les voyageurs, professent l'islamisme ou le wa-habisme. Beaucoup d’entre eux sont nomades. Ils
sont aussi hospitaliers que voleurs. Les Bédouinsont été de temps immémorial le fléau des régionsvoisines du Bas-Euphrate.
BÉDOYÈRE (la). Voy. labédovère.
BEDRECHEYN, village de la Moyenne-Égypte (Ghyzeh), à 16 kil. S. de Ghyzeh, sur la rive gaucheauNil, près de l’emplacement de l’ancienne Memphis.
BÉDR1AC, auj. Casai Romanoon Cividale, v. de laGaule Cisalpine, chez les Cénoinans, entre Mantoue et Crémone . Les troupes d’Olhon y furent vaincuesl’an 69 de J.-C. par celles de Vitellius , à qui cettevictoire assura l’empire.
BÉELPHËGOR. Voy. belphégor et baal.
BÉELZEBUTH . Voy. relzebuth et baal.
BEER (Michel), poete dramatique, frère du cé-lèbre compositeur Meyer-Beer, né à Berlin en 1800,mort à Munich en 1833, était fils d’un riche ban-quier israélile. 11 passa une grande partie de sa vieà Paris . Il a composé des poésies lyriques et des tra-gédies, représ, avec succès à Munich : Ctytemnestre,les Fiancés d'Aragon ( 1823) .le Paria ( 1826), Slruensie,son chef-d'œuvre (1827), l'Epée et ta Main (1832).
BEESKOW, ville des Etats prussiens (Brande-bourg), sur la Sprée , à 29 kil. O. de Francfort-sur-l’Oder ; 3,100 hab.
BEETHOVEN (Louis), célèbre compositeur, né en1772 à Bonn , dans l'électorat de Cologne, mort en1827, alla à Vienne se former sous Haydn , et devintl’égal de son maître. U fut retenu à Vienne par leslibéralités de trois princes qui lui assurèrent unepension de 4,000 florins. On lui doit la musique deFidelio, l’ouverture de Coriolan; mais il est surtoutestimé pour ses sonates et ses symphonies. Il excel-lait aussi dans la musique instrumentale. Beethoven fut de bonne heure affligé d’une surdité qui lerendit morose.
BEFFROY DE REIGNY (Louis-Abel ), dit le Cousin Jacques, né à Laon en 1757, mort à Paris en1811. est connu par un grand nombre de concep-tions bizarres et originales, qui eurent un grandsuccès, entre autres les Lunes du Cousin Jacques,1785-1791; le Testament du Cousin Jacques, 1795;Dictionnaire des hommes et des choses, 1800, dontla police émpêcha la continuation. Il n’eut pas moinsde vogue comme écrivain dramatique : il fit re-présenter Nicodème dans la Lune ; la Révolutionpacifique, 1790; le Club des bonnes gens, 1791 ; lapetite Nanetle, 1797 , pièces de circonstance quidurent leur succès aux applications qu’on en fit auxévénements politiques du temps. 11 composait lui-même la musique de ses opéras.
BEFORT, ville d'Alsace . Voy. belfort.
BEG ou BEY, mot turc qui signifie prince ouseigneur. Ce litre avait jadis la plus haute impor-tance ; c’élait le seul litre d’un grand nombre desouverains lurcomans et do khans tartares, et entreautres de Tamerlan ; il n’est guère usité aujour-d’hui qu'apvès les noms propres pour indiquer unhomme au-dessus du vulgaire. 11 n’y a plus debeyssouverains que dans les États barbaresques .- telssont les beys de Tunis, de Tripoli . Dans la pro-vince d’Alger, il y avait avant l'occupation française un bey de Tiltcrie et un bey de Constantino quiétaient soumis au dey.
IÎEG-BAZAR, ch.-l. du livah de Sultan Euni dansla Turquie d’Asie , à 80 kil. O. d'Angora, sur l’Idou-Sou, près do son confluent avec le Sakaria; 1,000maisons. Chèvres et moutons à long poil, connussous le nom d’angoras.
beg-cheher, ch.-l. d’un livah do même nom(Turquie d'Asie), à 93 kil. S. O. de Konieh , par29° 20’ long. E., 37“ 38’ lat. N. ; sur le bord O.d’un lac dit aussi Beg-Gheher, qui a 48 kil. de tour.
BEGA, riv. de Hongrie , tombe dans le Témes, à42 kil. E. de Témeswar , après un cours de 80 kil.— Le canal de la Bega commence à Krasso et tombe