Buch 
Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
Entstehung
Seite
204
JPEG-Download
 

BERL — 204 — BERM

Prise par les Français sous les ordres du maréchaldeLowcndahl, 1747, après un siège célèbre. Assiégéevainement en 1814 par les Angl . Rendue à la paix.

BERGOU, roy. de la Nigritie. Voy. darszalf.h.

BERGUES, ch.-l. de canl. (Nord ), à 10 kil. S. E.de Dunkerque ; 5,968 bab. Place forte. Petit port.Construction de bateaux; dentelles; entrepôt defromages estimés. —■ Fondée au vu» siècle. Prise etreprise plusieurs fois; donnée à la France par lapaix des Pyrénées (1859). Assiégée en vain par lesAnglais (1793).

BERGUSIUM, ville d’Hispanie , auj. balaguer.

BERIGARD ou BEA Cil EGARD (Cl. guillermetde), philosophe du xvi e siècle, né à Moulins vers1578, mort vers 1663, professa la philosophie àPise, à Padoue . Il proposa une philosophie éclec-tique empruntée à la fois aux Ioniens et aux Epi-curiens , et combattit avec liberté l'enseignementscolastique. Son principal ouvrage a pour titre Cir-culi Pisani, seu de velerum ci pcripaletica philosophiadialogi, Udine , 1643.

BÉRING. Voy. Behring.

BERINGTON (Joseph), historien anglais , né vers1760, mort en 1820, était catholique et fut long-temps curé en France . II est auteur d’une Histoirelittéraire au moyen âge, 1814-1816, ouvrage estimé,traduit en français par Boulard.

BERKELEY, célèbre métaphysicien, né en Ir-lande en 1684 , lit ses études au collège de la Tri-nité à Dublin , et devint associé de ce collège. Lecomte de Péterborough l'emmena en qualité de se-crétaire dans son ambassade en Sicile et en Italie . 11obtint à son retour le doyenné de Derry, et résignabientôt ce riche bénéfice pour se rendre aux îlesBermudes, où il voulait établir un collège pour l'in-struction et la conversion des sauvages; mais le gou-vernement ne lui envoyant point les fonds nécessai-res , il revint en Irlande et fut nommé à l'évêchéde Gloyne, qu'il garda jusqu’à sa mort, arrivée àOxford en 1753. On a de lui ; Théorie de la vision,1709 ; Principes de la connaissance humaine, 1710;Dialogues d'Hylas eide Philonoüs, 1713, traduits enfrançais par l’abbé du GuadeMalves, 1750, in-12;Alciphron , ou Apologie de la religion chrétienne ,traduit par de Joncourt, La Haye , 1734, 2 vol. in-12.Siris ou Réflexions sur l’eau de goudron, 1744;quelques écrits politiques ou théologiques, et despoésies estimées. Ses Œuvres ont été réunies en 2 vol.in-4,avec une Vie de l'auteur, par Arbulhnot, Lon-dres , 1784. Berkeley est surtout célèbre pouravoir soutenu que les corps extérieurs n’existent pas,et que c’est par une illusion mensongère que nousleur accordons de la réalité. C'est dans les Princi-pes de la connaissance et dans les Dialogues d’Hijlas(le matérialiste) et Philonoüs (le spiritualiste) qu’il aexposé ce système d’idéalisme.

BERKEN ou BERQUEN (Louis de), né à Bru-ges au xv' siècle, découvrit en 1476 Fart de tailleret de polir le diamant, au moyen d'une roue et dela poudre de diamant.

BERKS, comté d’Angleterre , entre ceux de Buc-kingham, Oxford, Surrey , Ilamp, Wilt; 75 kil.sur 44 ; 150,000 hab.; ch.-l., Ileading. Autres villes:Abingdon, Newbury, Wantage , Great-Farringdon,East-llsley. Climat très sain. Forêt de Windsor dans,'E. ; beaucoup de grains dans l’O.

BÉRLA1MONT, ch.-l. de cant. (Nord ), à 13 kil.N. O. d'Avesnes ; 1,600 hab.

BERLICH1NGEN (Gœtz ou Godefroi de), sur-nommé Main-de-Fer, brave chevalier allemand , néà Iaxthausen, dans le Wurtemberg , vers 1480, morten 1562, prit une part glorieuse aux guerres que selivrèrent les électeurs de Brandebourg et de Ba-vière au commencement du xvi' siècle. Ayant perduune main dans un combat, il s'en fit faire une enfer, d’où le surnom sous lequel il est connu. 11 a

écrit lui-même l'histoire de ses aventures. Goethe l’a pris pour héros d'un de ses drames.

BERLIN , Berolinum, capit. des États prussiens,dans la prov. de Brandebourg (gouvernement dePotsdam), sur la Sprée, à 890 kil. N. E. de Paris ;354,000 hab.; on n’en comptait que 6,500 en 1651,103,000 en 1803, 220,000 en 1826. Cinq grandsfaubourgs hors des murs, et à l’intérieur cinq quar-tiers ; Berlin proprement dit, Cologne (Kœln ), Fried-richswerder, Neustadt ou Dorolheenstadt, Friede-richstadt. On y compte près de 250 rues, 34 ponts,19 hôpitaux, 21 églises, dont une seule catholique. Onremarque surtout les rues Frédéric-Guillaume et desTilleuls, les places Guillaume, de Leipsick et de laBelle-Alliance ; le parc ou Thiergarten, la cathédrale,la porte de Brandebourg , le château royal, le palaisde Monbijou, les 4 jardins d'hiver. Université cél.f. en 1810, qui compta parmi scs prof. Fichte, Hegel ,Wolf, Ritter, Schleiermacher , Ganz, de Savigny, etc.;école militaire, institut de sourds-muets ; académieroyale des Sciences (fondée en 1700 par Leibnitz) ; aca-démie des Beaux-Arts; académie des Sciences mécani-ques et d’Architecture; sociétés savantes etlittéraires;cabinets d’histoire naturelle, de médailles ; galeriede tableaux, statues ; musée égyptien, observatoire,bibliothèque royale. Industrie active : draps, porce-laines, dentelles, galons d'or et d’argent, étoffes desoie, velours de coton, laine, toile, tapisseries, hor-logerie, ouvrages d’acier et bronze, bougies, cartesà jouer, produits chimiques (notamment bleu dePrusse ) , berlines et autres voitures , etc. Patriedu grand Frédéric, de Baumgarten, de Fr . Ancillon,des poètes Canitz et Tieck , d’Alex, de Ilumboldt, etc.

— Berlin est une ville moderne et qui ne remontepas au delà du xn e siècle : on croit qu’elle a été fon-dée vers 1142 par Albert l’Ours, margrave de Bran-debourg; mais elle ne commença à être impor-tante que sous Frédéric-Guillaume , le grand-élec-teur (1650). Berlin fut occupée par les Autrichienset les Russes en 1760, et par les Français en 1806,après la bataille d’iéna .

BERLINGUES, groupes d’îles de l'Océan Atlan-tique, sur la côte du Portugal (Estramadure ), à9 kil. du cap Cavvoeiro, à 80 kil. N. de Lisbonne ,par 39° 25’ lat. N., 11° 51’ long. 0.

BERMUDEI, roi de Léon et des Asturies (788-791),fut élevé sur le trône au préjudice d'Alphonse II ,fils de Froïla ; mais il restitua la couronne à cejeune prince au bout de trois ans.

bermude H, roi de Léon et des Asturies (982-999).Il ne put d’abord résister aux Arabes qui étaientvenus envahir ses états sous la conduite d’Almanzor, -mais ayant ensuite réuni ses armes à celles des roisde Navarre et de Castille , il repoussa le conquér. etcontribua puissamment àlavict. deCalatanazor,998.

bermude iii , régna de 1027 à 1037. Il eut à com-battre Sanche-le-Grand, roi de Navarre, qui ledépouilla d'une partie de ses états. Ayant voulu lesreprendreà la mort deceprince (1035),il périt dansunebataille. En lui finit la dynastie des rois de Léon;leurs états furent réunis à ceux de Castille .

BERMUDES, groupe d'îles de l'Océan Atlantique ,au N. E. des Anlilles,par 64» 19’-64” 43' long. O.3l° 53-32° 18’ lat. N. Elles sont au nombre d’en-viron 400, dont les principales sont Bermude, Saint-George (où est la ville de Saint-George, ch.-l.), St-David, Cooper, Somerset , Long-Island, etc.; en-viron 20,000 hab., dont 5,000 Nègres. Ce ne sontgénéralement que des rocs ou des bancs de sa-ble, mais quelques-unes offrent la plus brillante vé-gétation. Climat sain et agréable, mais d’une cha-leur accablante. Fréquents et violents ouragans.

— Découvertes par l'Espagnol don Juan Bermudas,1522 ; l’Anglais George Somers y fit naufrage, 1609,et s’y établit. Elles forment un gouvernement del’Amérique anglaise et sont une station maritime et