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commerciale très importante pour la Grande-Breta-gne . Une division des pontons avec un grand nom-bre de condamnés y est établie.
BERMUDEZ (Jean), médecin portugais , suivit en1520 l'ambassadeur du roi Emmanuel en Abyssinie,et s'insinua tellement dans l'esprit du roi de cepays, alors catholique, que ce prince lui donna letitre d'ambassadeur et de patriarche d’Abyssinie.Il résida dans cette contrée pendant trente ans, etrevint mourir à Lisbonne vers 1575. 11 a laissé unerelation de son voyage, dédiée au roi Sébastien.
bermi.idez (Jérôme), poète espagnol du xvi' siècle,fut professeur de théologie à Salamanque . On a delui deux tragédies espagnoles : Nise (Inès) malheu-reuse , et Nise couronnée, qu'il publia sous le nomd’Antonio Silva (1577), et un poème intitulé l'Hes-perodia (1589), dont le duc d’Albe est le héros.
BERNARD, roi d’Italie, fils de Pépin et petit-filsde Charlemagne , fut placé en 812 sur le trônequ’avait occupé son père. Après la mort de Charle-magne, il eut des démêlés avec Louis-le-Débonnaire ,son oncle, et voulut disputer l’empire à Lothaire ,son cousin, que Louis s'était associé ; mais il futbattu et pris en 818. Louis eut la barbarie de luifaire arracher les yeux ; il mourut de ce supplice.
bernard, duc de Septimanie , fut investi de ceduché en 820 par Louis-le-Débonnaire , et jouitd'une telle faveur à la cour de ce prince qu’onl'accusa d’adultère avec l’impératrice Judith. Louisle dépouilla de son duché en 832, mais il le luirendit l’année suivante, parce qu’il l’avait secourucontre ses fils révoltés. Ayant plus tard favorisé larébellion de Pépin d’Aquitaine, il fut mis à mortpar Charles-le-Chauve , comme coupable de lèse-majesté (844).
bernard (saint) de Menthon , fondateur de l’hospicedu mont Saint-Bernard, né en 923, au château deMenthon, près d’Annecy, en Savoie , mort en 1008,fut archidiacre d’Aoste , et employa sa longue vie àréformer la religion et à secourir l’humanité. Té-moin des dangers qu’offrait le passage des Alpes , ilfit construire, en 982, sur le sommet des deuxmontagnes qui ont depuis conservé les noms deGrand et de Petit-Saint-Bernard , deux hospices con-sacrés à recueillir les voyageurs et à rechercher lesmalheureux qui auraient perdu leur route ou quiseraient engloutis par les neiges. Ces hospices sontdesservis par des religieux de l’ordre de Saint-Au-gustin ; ces généreux hospitaliers se font aider dansleurs recherches par des chiens intelligents dressésà ce service. Sa fête se célèbre le 15 juin.
bernard (saint), fondateur de l’ordre des Bernar-dins, né en 1091 , à Fontaine-lès-Dijon , d’unefamille noble, mort en 1153, entra dans l’ordre deCîteaux , réforma cette communauté dont les religieuxprirent de lui le nom de Bernardins, et fut le pre-mier abbé de Clairvaux (1115). Il se fit bientôt unetelle réputation par sa piété et son éloquence, qu’ilattira auprès de lui une foule de novices, dont plu-sieurs devinrent par la suite des hommes éminents,et que les évêques, les rois et les papes le prenaientpour arbitre de leurs différends. Lorsque Innocent II et Anaclet se disputèrent la tiare, on s'en remit à sadécision. En 1145, il fut chargé de prêcher une croi-sade, et il le fit avec un tel succès que le roi Louis-le-Jeune et l'empereur Conrad III prirent eux-mêmesla croix. Plein de zèle pour l’orthodoxie, il combattitles erreurs d’Abélard, de Pierre de Bruys , d’Arnaudde Brescia.de Gilbert de la Porée et du moine Raoul,qui voulait qne Ton massacrât tous les Juifs. SaintBernard fonda jusqu’à soixante-douze monastères.Ses œuvres, écrites en latin, ont été plusieurs foisimprimées; l’édition la plus estimée est celle de Mabil-lon, 1690, 2 vol. in-fol., réimprimée par les frèresGaume, Paris , 1835-40,4 vol. in-S”. Elles renfermentdes traités théologiques, des lettres et des sermons
dont quelques-uns ont été, à ce qu’on croit, pronon-cés en langue romane. La plupart de ses ouvrages ontété traduits en français . Sa fête tombe le 20 août.
bernard, duc de Saxe-Weimar , général célèbre,né à Weimar v. 1603, fut un des principaux sou-tiens du parti protestant pendant la guerre de trenteans. 11 fit ses premières armes sous le roi de Bohêmeet se signala au combat de Wimpfen , 1622; puisservit sous Christian de Brunswick , et enfin sousGustave-Adolphe ; il chassa les Impériaux du land-graviat de Hesse-Cassel , aida à la prise de Würtz-bourg, 1631, passa le Rhin à Oppenheim, surpritManheim, et remporta plusieurs avantages sur Wal-lenstein. 11 prit le commandement de l’armée aprèsla mort de Gustave à la bataille de Lutzen , etacheva la victoire, 1632. Privé par Oxenstiern d'unemoitié de l’armée et mis sous les ordres de Horn, iln’en fit pas moins capituler Ratishonne; mais il perditla bataille décisive de Nordlingen , gagnée par lesImpériaux, 1634. Il se lia dès lors intimement à laFrance , qui était entrée dans la ligue protestante ;délivra ou reprit diverses villes, entre autres Mayence,et opéra une admirable retraite en Lorraine , 1635;seconda les manœuvres de Condé en Bourgogne ,1636; prit Rheinfeld, Fribourg, Brisach, 1638. 11périt au milieu de ses succès, enlevé par la fièvre, ou,selon d’autres, par le poison,prèsd’Huningue,1639 .
bernard (Claude), dit le Pauvre Prêtre , et leP. Bernard, fils d’Étienne Bernard, magistrat dis-tingué du temps de Henri IV, naqu.it à Dijon en1588, et mourut à Paris en 1641. Après une jeunessedissipée, il prit les ordres et se consacra tout entierau service des pauvres, des malades et des con-damnés. 11 exerça ces fonctions pénibles pendantvingt ans à l’HÔtel-Dieu de Paris , puis à la Charité,et employa en aumônes un héritage de 400,000 fr.Il fut l’émule et l’ami de saint Vincent de Paule.
bernard (Catherine), née à Rouen , morte en1712, se distingua par son talent pour la poésiedramatique, obtint plusieurs couronnes à l'AcadémieFrançaise et à celle des Jeux-Floraux , et fut nomméemembre de l’académie des Ricovrati de Padoue .Elle a donné au théâtre Laodamie , 1689, Brutus,1690, et Inès de Cordoue, 1696.
bernard (Samuel), riche banquier, né en 1651 àParis , mort en 1739, âgé de 88 ans, était fils d'unpeintre distingué. 11 s’enrichit dans le métier detraitant sous le ministère Chamillard, et amassa unefortune de 33 millions dont il fit le plus noble usage.Deux fois il vint au secours de l’état et prêta dessommes considérables à Louis XIV et à Louis XV ,qui ne dédaignèrent point de les lui demander enpersonne ; il fit aussi beaucoup de bien. On le créachevalier, et il allia ses enfants aux plus nobles fa-milles du royaume.
bernard (J.-Fréd.), libraire et savant compila-teur d’Amsterdam , s’établit dans cette ville en 1711et y mourut en 1752. On a de lui un grand nombrede publications dont les plus importantes sont : unBecueil de Voyages au Nord, 1715-38, 10 vol. in-12;Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peu-ples, représentées par des figures dessinées par Bern.Picart, 1723-43, 9 vol. in-fol., suivies des. Supersti-tions anciennes et modernes, 1733-36. Ce grandouvrage a été reproduit avec quelques modificationspar Banier, Paris , 1741, et réimprimé avec desadditions, par Prudhomme, en 13 vol. in-fol, Paris ,1807-1810.
bernard (P.-Jos.), poète connu sous le nom de Gen-til Bernard, que lui donna Voltaire; né à Grenoble en1710, montra de bonne heure pour la poésie ungoût que les circonstances ne lui permirent pas tou-jours de satisfaire. 11 fut d’abord clerc de procu-reur, puis s’enrôla, et devint secrétaire du maréchalde Coigny qui commandait l’armée d’Italie . 11 ob-tint après la mort du maréchal une place lucrative