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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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BERR — 208 — BERS

BÉROSE, historien chaldéen, né à Babylone , étaitprêtre de Bélus et vivait, à ce qu'on croit, vers letemps d’Alexandre ou de Ptolémée Philadelphe . 11avait écrit une Histoire de Chaldée, dont Josèplie acité quelques fragments, et dans laquelle il remontaitjusqu'à la naissance du monde, et parlait d’un dé-luge universel. 11 se distingua aussi dans l’astro-nomie et fit connaître une nouvelle espèce de cadransolaire. 11 quitta sa patrie pour visiter la Grèce , etse fit tellement admirer des Athéniens qu’ils luiélevèrent une statue. Quelques savants font de l'as-tronome et de l’historien deux personnages diffé-rents. Fabricius a réuni, dans le xiv' vol. de lalUbliolhèque grecque , les fragments de Bérose .M. Richter a publié à part, à Leipsick, en 1825, cequi reste de Bérose , avec une Notice sur sa vie,

I vol. in-8. Annius de Viterbe avait en 1498 publiéune histoire en cinq livres sous le nom de Bérose ;mais on ne tarda point à reconnaître la fausseté decet écrit.

BERQU1N (vieux-), bourg du dép. du Nord , à 6kil. N. E. de Merville ; 3,552 hab.

BERQU1N (Arnaud), l’ami de l’enfance, né àBordeaux vers 1749, mort en 1791 à Paris , com-mença à se faire connaître par des idylles et desromances, puis consacra tous ses travaux à instruireet à distraire les enfants. Il publia depuis successi-vement l'Ami des enfants, ouvrage imité en partiedeWeisseetquifut couronné par l’Académie en 1784 ;Lectures pour les enfants; l’Ami de l’adolescence ;Introduction familière à la connaissance de la nature,traduit de miss Trimmer; Sandfort et Merton; lePetit Grandisson; Bibliothèque des villages, le Livrede famille. Il travailla en outre au Moniteur et à laFeuille villageoise. Ses œuvres complètes ont été pu-bliées par Renouard, 1803, 20 vol. in-18. Toussesouvrages respirent une saine morale et sontécrits dans un style simple et facile, à la portée del’6nfânc6«

BERRE, ch.-l. de cant. (Bouches-du-Rhône ), à24 kil. S. 0. d’Aix, sur l’étang de Berre ; 1,928 hab.Air malsain ; marais, salines ; belles amandes, ex-cellente huile.

berre (étang de), lagune de la Méditerranée(Bouches-du-Rhône ), forme plusieurs baies, savoir :les étangs de St-Chamas au N. ; de Vaine , deMarcignane, de Bolmon, à l’E. ; de Charente à l’O.L'Arc et le canal de Craponne se rendent dans cetétang.

BERRI. Voy. berry.

BERRUYER (Jos.-Isaac), jésuite, né à Rouen en 1681, mort en 1758, a publié en 1728 et annéessuivantes une Histoire du peuple de Dieu (en 3 par-ties formant ensemble 14 vol. in-4), qui causa degrands scandales dans l’Église à cause de la manièrelégère et profane dont les événements sacrés y sontracontés ou travestis.Cet ouvrage,condamné par plus,évêques et même par le pape, n’en obtint pas moinsun grand succès.—Les passages incriminés ont été re-tranchés dans l’éd. des i'r. Gauthier (Besançon,1840 ).

berruyer (J.-Franç.), général français (1737—1804), commanda en 1793, comme lieutenant^géné-ral, les troupes rassemblées par la Convention prèsde Paris, puis fut envoyé dans la Vendée où il éprouvaquelques échecs. Après avoir servi en Suisse et enItalie, il fut nommé gouverneur des Invalides .

BERRY eu BERRI, une des anciennes provincesde France, presque au centre, répondait à la plusgrande partie du pays des Bituriges Cubi, et avaitpour bornes au N. l'Orléanais, au S. la Manche , à10. la Touraine, àl’E. le Nivernais; ch.-l., Bourges .

II se divisait en H. et B.-Berry. On remarquait dansle H.-Berry : Dun-le-Roi, Châteauneuf, Vierzon ,Sancerre ; dans le B.-Berry : Issoudun , Charost, laChâtre, Châteauroux, Argenton , Aigurande, Ya-lençay, SVAignan. Le petit état de Bois-Belle ou

Henrichemont était une enclave du H.-Berry. Auj.le Berry forme les dép. de l'Indre et du Cher , etquelques fractions de ceux de Loir-et-Cher et de laCreuse . Fertilité assez grande : vins, céréales, lin,chanvre. Moutons renommés. Fer, ocre, etc. — LeBerry fut possédé par les Romains depuis la con-quête de César jusque vers l’an 475, époque où cetteprovince fut envahie par Euric, roi des Wisigoths .Clovis s’en empara en 507 et la réunit à l’empire desFrancs. Le Berry fut alors gouverné par des chefsmilitaires ou comtes, qui finirent par se rendre indé-pendants, et qui sous Charles-le-Chauve érigèrent cetteprov. en comté héréditaire. Vers 1100, Arpin, vie. deBourges,vendit son fief à Phil.I,r. deFr. ,pour prendrela croix, et depuis ce moment il ne fut détaché dela couronne que pour servir d’apanage aux princesou princesses du sang. Érigé en duché-pairie par le.roi Jean (1360), il fut d’abord possédé par son 3' fils,Jean de France (dont l’art, suit), et ensuite par Char-les (Charles VII), fils de Charles VI; par Charles ,frère de Louis XI (1461) ; par Jeanne de France , quiépousa Louis XII (1499) ; par Marguerite de Navarre ,sœur de François I ; par Marguerite de Savoie , sœurde Henri II ; par le duc d’Anjou (Henri III ) en 1570.et par la veuve de ce prince, la reine Louise. Aprèsla mort de cette princesse (1601), le Berry fut dé-finitivement réuni à la couronne. Depuis ce temps,le titre de duc de Berry fut purement nominal. Ledernier qui le porta fut Ferdinand, fils de Charles X .

BERRY (Jean de France , duc de), troisième filsde Jean-le^Bon , né en 1340 à Yincennes, morten 1416, assista à la désastreuse bataille de Poitiers ,où son père fut fait prisonnier (1356), et fut donnéen otage aux Anglais lorsque le roi Jean revint enFrance (1360). A la mort de son frère Charles V (1380), il fut nommé un des tuteurs du jeune roiCharles VI , conjointement avec les ducs d’Anjou etde Bourgogne , et ne se signala que par son avariceet sa rapacité. Les dissensions de ces princes firentle malheur de la France pendant la démence deCharles VI. Le due de Berry fut toutefois celui quieut le moins de part au pouvoir ; il se contenta dugouvernement du Languedoc, où il exerça toutessortes de vexations et d’exactions.

berry (Charles, duc de), petit-fils de Louis XIV ,et 3 e fils de Louis, grand dauphin, né en 1686, nejoua aucun rôle politique et n’est guère connu quepour avoir épousé la fille du duc d’Orléans, si célèbrepar ses déportements [Voy. l’art, suivant).Tl mouruten 1714, à 28 ans.

berry (Marie-Louise-Ëlisabeth d’orléans , du-chesse de), fille de Philippe d’Orléans , depuis ré-gent, née en 1695, épousa en 1710 le duc de Berry,petit-fils de Louis XIV . Cette jeune princesse, quiavait reçu une très mauvaise éducation et pour la-quelle son père avait toujours eu une faiblesseextrême, se livra avec une telle fureur à son goûtpour le plaisir qu’elle ne tarda pas à altérer sontempérament; elle succomba en 1719, à l’âge de24 ans. Elle était restée veuve dès 1714. La mal-veillance l’a accusée de crimes qui ne sont nulle-ment prouvés.

berry (Ch.-Ferdinand, duc de), 2 e fils du comted’Artois (Charles X), né à Versailles en 1778, suivitsa famille dans l’émimation, fit partie de l’arméede Condé, revint en France en 1814 avec son père,et épousa, en 1816, la princesse Caroline, de la mai-son de Naples . Ce prince fut assassiné le 13 février1820, en sortant de l’Opéra, par le fanatique Lou-vel, qui voulait éteindre en lui la race des Bourbons-,il eut en mourant la générosité de demander lagrâce de son assassin. 11 laissa unefille, et un fils pos-thume, le duc de Bordeaux, né le 29 sept. 1820.

BERSABÉE , v. de Palestine (Siméon), à l’extré-mité S. Abraham y fil alliance avec Abimélech .

BERSELLO ou BRESELLO, Brixellum, petite