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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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ville du duché de Modène, à 2G kil. -N. de Reggio.

BERTAT, état d’Afrique , limitrophe du Sennaar,dans la contrée du Bahr-el-Abiad, est une vaste ré-gion montagneuse et boisée qu’hahitent des Nègresmêlés à quelques tribus d’Arabes, et contient, en-tre autres petits pays tributaires, le Fazoql, le Dar-l'oq qui est commerçant, et le Damamil, riche en or.

BÉRTAUT (l’abbé Jean) , poëte, né à Caen en 1552,mort en 1611, fut secrétaire et lecteur du roi, évê-que de Séez , premier aumônier de Marie de Mé-dicis, et dut à son talent ces postes éminents. Il imitaRonsard , mais fut moins ampoulé et plus élégant.Il a écrit des vers pleins de sentiment. On a re-cueilli ses Œuvres poétiques en 1 vol. in-8, Paris ,1620 et 1623. Boileau a dit dans V Art poétique:

Ce poëte orgueilleux (Ronsard ), trébuché de si haut,

Rendit plus retenus Desportes et Bertaut.

BERTHAULD (Pierre), oratorien, professeur aucollège de Marseille , mort en 1681, est auteur duFlorus Gallicus et du Florus Francicus , abrégés denotre histoire fort estimés ; d’un traité de Ara, ouvrageplein d'érudition, imprimé à Nantes en 1633. — Il nefaut pas le confondre avec l’abbé Berthauld, auteurdu Quadrille des enfants ou Système nouveau de lec-ture, 1743, in-8, souvent réimprimé. Dans cet ingé-nieux système de lecture, on apprend à l’enfant leson des lettres et des syllabes en lui mettant sousles yeux la figure d’objets dont le nom finit par ceslettres ou ces syllabes.

BERTIIE (Ste), abbesse de Blangy en Artois, pa-rente du roi de Kent, morte en 725,est bon. le 4 juin.—On connaît aussi: Berthe, dite au grand pied (e lie avaitun pied plus grand que l’autre), fille d’un comte deLaon; elle épousa Pepin-le-Bref, roi de France , et futmère de Charlemagne . Elle mourut à Choisy.en 783,et fut enterrée à St-Denis . Cette princesse conservaune grande influence sur les rois de Neustrie etd’Austrasie , et maintint quelque temps la paix en-tre eux. —Berthe, fille de Lothaire, qui réunis-sait aux charmes de la figure l'esprit et le courage ;elle épousa d’abord Thibaut, comte d’Arles , et en-suite Adalbert, marquis de Toscane . Par son ambi-tion et ses intrigues, elle entraîna son mari dans ungrand nombre deguerres.M. en 925. —Berthe, fillede Conrad, roi de Bourgogne , et première femmeJe Robert, roi de France (996). Son mariage fut cassépar le pape-pour cause de parenté. Voy. Robert.

BERTHEL1ER (Philibert), Genevois . LorsqueCharles 111, duc de Savoie , entreprit de soumettreGenève à son pouvoir (1517), Berthelier, qui étaitmembre du conseil de cette ville, lui résista coura-geusement, et lit conclure à ses concitoyens un traitéd’alliance avec Fribourg. Le duc s’étant emparé deGenève , Berthelier fut pris et décapité (1619;.

BERTHELOT (N.), poëte du xvn» siècle, ami deRégnier, suivit comme lui la carrière satirique.On a de lui : les Soupirs amoureux, Paris , 1646, etdes Épîlres, Satires, Stances , Chansons et Épigram-mes licencieuses, insérées dans le Cabinet satirique ouRecueil parfait des vers piquants et gaillards de cetemps, Paris , 1697.

BERTI1EREAU (Georges-François), savant béné-dictin, né à Bellesme en 1732, fut professeur degrec et d'hébreu à l’abbaye de Saint-Lucien deBeauvais et à celle de Saint-Denis . 11 quitta l'ensei-gnement pour s’associer aux travaux des religieuxde sa congrégation chargés de la collection des his-toriens de France , et fit d’amples extraits des ma-nuscrits arabes : ces extraits n’avaient plus besoinque d'être revus et mis en ordre, lorsqu’il mourut,en 1794. Ce savant a laissé en manuscrit : Histoiregénérale des croisades, trad. de l’arabe ; Histoire dela première croisade; Bibliographie des croisades.

RERTHIFR (Guillaume-François ), jésuite, né àissoudun -„n 1704, professa les humanités à Blois la

philosophie à Rennes et à Rouen , puis la théologieà Paris, et rédigea depuis 1745 le Journal de Tré-voux. Il eut de vifs démêlés avec Voltaire et avec lesencyclopédistes, dont il avait hardiment censuré lesécrits. A la fin de 1762, le dauphin le fit nommergarde de la Bibliothèque royale, et adjoint à l’édu-cation de Louis XVI et de Monsieur. Après la disso-lution de la Société des Jésuites, il alla se fixer à Of-l'enbourg, et après 10 ans de séjour dans cette ville,il revint à Bourges , où il mourut en 1782. 11 a con-tinué l 'Histoire de l’Église gallicane , qui avait étécommencée par le P. Longueval ; a composé uneRéfutation du Contrat social (publiée par Querbeuf en1789), ainsi que des œuvres théologiques et spirituelles.

berthier (Louis-Bénigne-François ), intendant deParis en 1789, fut une des premières victimes de larévolution. Après la prise de la Bastille , il se vit ar-raché de l’Hôtel-de-Yille par des forcenés qui lependirent à une lanterne, après lui avoir fait bai-ser la tête de Foulon, son beau-père, qui venaitd’éprouver le même sort.

berthier (Alexandre), maréchal de l’empire, né àVersailles en 1753, était fils d’un officier de géniedistingué. Il fit ses premières armes en Amérique et en revint colonel (1778). En 1789, il commandala garde nationale de Versailles et protégea la cour.Après avoir servi dans les principaux corps d’arméede la république, il fut fait en 1796 général de-di-vision et envoyé en Italie ; il rendit les plus grandsservices au général en chef, Bonaparte, et se lia aveclui d’une étroite amitié. Chargé lui- même du com-mandement de l'armée à la fih de 1797, il s’emparade Rome (10 février 1798), où il renversa le gouver-nement du pape et fit proclamer la république. 11accompagna Bonaparte en Égypte . Celui-ci, devenupremier consul, choisit Berthier pour son ministrede la guerre. Pendant les campagnes de Marengo,d’Austerlitz et d’Iéna, Berthier remplit les im-portantes fonctions de chef d’état-major, et Napo-léon fut si satisfait de ses services qu’il le combla defaveurs : il le nomma maréchal fl 804), lui donna laprincipauté de Neuchâtel (1806), le créa vice-con-nétable (1807), et lui fit épouser la fille du duc dt>Birkenfeld. En 1809,Berthier contribua puissammentà la victoire de Wagram, et reçut en récompense letitre de prince de Wagram. 11 prit encore part àl’expédition de Russie ; mais il désapprouvait celteentreprise et soupirait après le repos. Aussi fut-ilun des premiers à, se soumettre aux Bourbons. Lorsdu retour de l'empereur il se retira à Bamberg au-près de son beau-père, et périt peu après son arri-vée , s’étant, dit-on, précipité du haut d’un balconpendant un accès de fièvre chaude (1 er juin 1815).Berthier était plus propre à exécuter les ordres d’unautre qu'à commander en chef.

BERTHOL1). duc. de Zaehringen. V. zaehringen.

BERTIIOLLET (Claude-Louis ), célèbre chimiste,né en 1748, à Talloires en Savoie , d'une familleoriginaire de France , étudia d’abord en médecine etvint de bonne heure à Paris où il fut nommé méde-cin du duc d’Orléans. Il abandonna bientôt sa pro-fession pour se livrer tout entier à l’étude de la chi-mie, qui lui offrait une vaste carrière de décou-vertes ; se fit connaître par d’excellents mémoires, etfut successivement nommé membre de l’Académiedes Sciences , puis de l’Institut, commissaire pour ladirection des teintures (1784), membre de la com-mission des monnaies (1792), professeur aux écolesnormales (1794). Il accompagna Bonaparte en Égypte ,et fit dans ce pays d’importantes recherches sur lenatron. Il fut nommé par l’empereur membre dusénat (1805), devint pair sous la restauration, etmourut en 1822, dans sa maison d’Arcueil . Cuvieret Pariset ont écrit son Éloge. Les principaux ou-vrages de Bertliollet sont, outre une foule de mé-moires lus à l’Institut ou dans d'autres sociétés sa-

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