BT, AC — 221 — BLAE
13,600 hab. Évêché. Aux environs, vin de Zagarello,fort renommé. Célèbre victoire des Espagnols surles Impériaux en 1734.(boy.C harles 111 d'Espagne).
B1TTKRFELD, ville des États prussiens (Saxe ),sur la Mulde, à 37 kil. N. É. de Merseburg ; 2,300hab. Draps, bonneterie, etc. Fondée par une colonieflamande dont les membres font valoir leurs terresen commun.
B1TURIGES , peuple de la Gaule Transalpine ,se divisait en deux grandes branches : 1° les Bi-turiges Cubi, compris d’abord dans la Celtique ,puis réunis plus tard à l'Aquitaine 1". Ils étaientau N. des Lemovices , au S. des Aureliani . Cli.-l.,Avaricum (Bourges ), qu’on nomme aussi Bituriges.Leur territoire forma depuis le Berry et une partiedu Bourbonnais.— 2°Les BilurigesVivisci ou Iosci ,dans l’Aquitaine 1", à l'O. des Pelrocorii, et auS. des Santones; ch.-h, Burdigala (Bordeaux ). Leurterritoire représente auj. les arrond. de Bordeaux ,Blaye, Libourne, dans le départ, de la Gironde .Les B. Vivisci étaient une colonie des B. Cubi.
B1TUR1TÆ , auj. Bedarrides , ville des Allo-broges, aux environs de laquelle ce peuple fut com-plètement défait par Domitius Ænobarbus ( 122av. J.-C.).
B1VAR. Voy. cid (le).
B1YONA, ville de Sicile , à 42 kil. N. 0. de Gir-genti ; 5,000 hab. — Ville du roy. de Naples , plusconnue sous le nom de iuonteleone.
RI Z ER TF,, JJippo Zarylos, ville de l’état de Tu-nis, au N. O. de Tunis , par 7° 30’ long. E., 37°10’ lat. N. Port, qui fut jadis un des meilleursde l’Afrique . Cette ville était eélèbre autrefois parla piraterie de ses habitants.
BIZIA, auj. Visa, ville de Thrace , vers l'embou-chure du Salmydesse ou Orosine dans le Pont-Euxin , fut dans les temps anciens la capifale desétats de Térée .
BLACAS D’AULPS, maison française très an-cienne, ainsi nommée du château d'Aulps en Pro-vence. Dès le xii' siècle, un Blacas d'Aulps , dit leGrand-Guerrier , se distingua parmi les plus vaillantschevaliers de la cour de Raimond Bérenger ; ilmourut en 1235. — A cette famille appartientP.-L. Casimir, duc de Blacas d'Aulps, pair deFrance et ambassadeur, né en 1770 à Auips (Var ).
11 émigra en 1790, combattit dans la Vendée parmiles royalistes, puis s'attacha à la personne deLouis XVIII qui le chargea de diverses missionspendant son exil, et le nomma en 1814 secrétaired'état et ministre de la maison du roi. 11 accompa-gna Louis XV1U à Gand , fut nommé pair par ceprince à son retour, puis ambassadeur à Naples, oùil négocia le mariage du duo de Berry avec la lille du prince royal ; et â Rome , où il fit signer leconcordat de 1817. Nommé une deuxième fois àl’ambassade de Naples (1823), il y resta jusqu’en1830. A cette époque il suivit les Bourbons dansleur exil, et mourut à Prague en 1839. M. de Blacas avait formé un riche cabinet d'antiquités que M. Rei-naud a décrit en partie sous le titre de Descriptiondes monuments musulmans du cabinet de M. le ducde Blacas, Paris , 1828, 2 vol. in-8.
BLACK (Joseph), chimiste écossais, né en 1728 àBordeaux, de parents écossais , mort en 1799, enseignaavec distinction la médecine et la chimie à, Glasgow ,et enrichit la science d’importantes découvertes. Ilsoupçonna le premier l'existence de l’acide carboni-que, qu’il appelait air fixe, et montra sa présencedans les alcalis, dans la chaux et la magnésie. Onlui doit aussi la connaissance de la chaleur latente.On a publié en 1803 ses Leçons de chimie, 2vol.in-8.
BLACKBURN, ville d’Angleterre (Lancastre ), surle Derwent, à 37 kil. S. E. de Lancastre . Grandes fa-briques de calicot et tissus de coton; 27,000 hab.Du n’en comptait que 11,000 on 1800.
BLACKBURNE (François), théologien anglais , néen 1705 à Richmond (Yorkshire ), mort en 1787,archidiacre de Cleveland (1750), fut un chaud dé-fenseur de la liberté de discussion en matière dereligion, discuta lui-même avec hardiesse plusieurspoints de théologie, notamment la question d’unétat intermédiaire entre la mort et la résurrection,et fut accusé de socinianisme.
BLACKLOCK, aveugle célèbre, né en 1721 dansle comté de Dumfries (Écosse ;, mort en 1791, per-dit la vue à six mois; il ne s’en livra pas moins avecprofits à l’étude, se fit recevoir docteur en théolo-gie, et devint un écrivain distingué. Ses poésies,publiées en 1754, eurent un grand succès. Blacklockétait ministre à Dumfries.
BLACKMORE(sir Richard), médecin et littérateur,né vers 1658, mort en 1729, fut médecin de Guil-laume III et de la reine Anne. 11 composa plusieursgrands poèmes : le Prince Arthur, en 10 chants; leBoi Arthur, en 12 chants; la Création, en 7 chants,mais ces poèmes sont fort médiocres. On compareBlackmore à notre Chapelain . 11 était whig ardent etencourut comme tel les sarcasmes des tories Swift,Pope et Arbuthnot .
BLACK-R1YER ou RIVIÈRE -NOIRE, nom com-mun à beaucoup de rivières de l’Amérique septen-trionale . La principale est la Big-Black-River, quisort des monts Ozark , au S. de Jefferson, dans l’Etatde Missouri , et qui, après 380 k. de cours, tombe dansla White-River (r. blanche), auN.E. de Little-Rock.
BLACKSTONE (Guillaume), jurisconsulte, né àLondres en 1723, mort en 1780, exerça d’abord avecpeu de succès la profession d’avocat à Londres ;puis se retira à Oxford , où il ouvrit un cours de droit(1753). Ce cours, qui manquait à l’université etdont le premier il avait eu l’idée, eut un grandsuccès. Blackstone fut quelques années après nomméjuge au tribunal des plaids-communs et député àla chambre des communes (1761). Il a publié, sousle titre de Commentaires sur les lois d’Angleterre (4 vol.,1765 etann. suiv.), les leçons qu’il avait faitesà Oxford . Cet ouvrage, dans lequel il avait prisMontesquieu pour modèle, l’a placé auprès de cegrand homme. Ses Commentaires ont été souventréimprimés; les dernières éditions sont celles de1809 avec notes de Christian, et de 1829 avec no-tes de Lee, etc. Ils ont été traduits en français parGomicourt, Bruxelles, 1774, 6 vol., et par Cliom-pré, Paris , 1823, 6 vol.
BLACKWATER, riv. d’Angleterre ( Essex ), seréunit à la Chelmer, et tombe dans la baie deBlackwater. Cette baie est renommée par la qualitéde ses huîtres. Cours, 66 kil.—Riv. d’Irlande , coulependant 155 kil., passe à Blackwater (Armagli) ettombe dans la baie d’Youghal (Walerford).
BLACKWELL (Thomas), écrivain écossais , né àAberdeen en 1701, y fut professeur de langue grec-que, et mourut en 1757. On a de lui : Mémoires dela cour d'Auguste , Edimbourg , 17 52-1756-1757 ,
3 vol. in-4 ; traduits en français par F’eutry, 1781,
3 vol. in-12 ; Becherches sur Homère, Edimbourg ,1757, in-8, traduites en français par Quatremère deRoissy, Paris, 1799, in-8; Lettres sur la mythologie,Edimbourg, 1748, traduites en français, Leyde ,1779, 2 vol. in-12.
BLÆSCS (Junius), général romain, parent deSéjan , commandait les trois légions qui se révoltè-rent dans la Pannonie au commencement du règnede Tibère , et lit d'inutiles efforts pour arrêter ledésordre. Nommé gouverneur d’Afrique , il battitTacfarinas, reçut de ses soldats le titre d’Lmperaior,et obtint à Rome les honneurs du triomphe, honneursqui, depuis, ne furent accordés à aucun particulier.La disgrâce de Séjan le mit en grand danger.
BLAEU ou RLAEUW (Guill.), savant géographe,disciple et ami de Tyclio-Brahé, né en 1571, à