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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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BLAK - 222 — BLAN

Amsterdam, mort en 1638, a publié un Grand Atlasou Theatrum mundi, Amsterdam , 1663-67, 14 vol.in-fol. ; Instruction astronomique de l'usage desglobes et sphères célestes et terrestres, ibid., 1642,in-4°, et Theatrum urbium et munimentorum. Il était àla fois auteur, imprimeur et éditeur de ses cartes.

blaeu (Jean), fils du préc., suivit la même car-rière, fut son collaborateur et donna un très grandnombre de belles éditions des auteurs classiques,de cartes géographiques et de sphères, dont lescatalogues parurent à Amsterdam en 1655-59-60,in-8. On a de lui les Théâtres de Belgique , 1649,2 vol. in-fol. ; d’Italie, La Haye , 1724, 4 vol. in-fol.;du Piémont , ibid., 1735, 2 vol. in-fol.

BLAIN, ch.-l. de cant. (Loire-Inférieure ), à 30kil. N. de Nantes ; 4,533 liab. Jadis forte. Assiégéepar le duc de Mereœur, 1589 et 1591, et prise ausecond siège.

BLAIR, ville d'Ëcosse (Perth ), à 50 kil. N. O. dePerth ; 2,600 hab.

BLAIR (John), savant chronologiste, né en Écosse au commencement du xvm c siècle, mort vers 1783,entra dans les ordres et fut professeur dans uneécole de Londres . Il publia en 1754 des Tables chro-nologiques qui obtinrent un grand succès et qui lefirent admettre à la Société royale de Londres et àla Société des Antiquaires. Il fut en outre nomméchapelain de la princesse de Galles, et maître demathématiques du duc d’York . Les Tables chrono-logiques ont été traduites en français et continuéespar Chantreau, Paris , 1795, in-4°.

blair (Hugues), célèbre écrivain écossais , né en1718 à Edimbourg , mort en 1800, se distinguacomme orateur sacré et comme critique. Après avoirexercé pendant plusieurs années le ministère évan-gélique et s’être distingué par ses prédications, ilfut nommé professeur de belles-lettres à l'univer-sité de Saint-André, puis à celle d’Edimbourg , etexerça ces fonctions jusqu’en 1783. Il a publié4 vol. de Sermons, et un ouvrage intitulé Leçonsde littérature ou Cours de belles-lettres. Ses sermons,dirigés vers l’instruction morale plutôt que vers lesdiscussions métaphysiques ou théologiques, firent ré-volution dans l'éloquence de la chaire. Dans sonCours de littérature, qui eut aussi un grand succès,il traita en philosophe des principes du beau et desrègles de la composition. Ses Sermons ont été tra-duits en français par Frossard, Lyon , 1784, et parl’abbé de Tressan, Paris , 1807, 5 vol. in-8 ; le Coursde littérature par Cantwell, 1797, par Prévôt, Genève ,1808, 4 vol. in-8, et par Quénot, 1830, 3 vol. in-8.

BLAISE (saint), évêque de Sébaste, en Arménie ,sous Dioclétien , fut martyrisé sous Licinius , en316, par l'ordre d'Agricola, gouverneur de Cappa-doce. Les bourreaux lui déchirèrent les côtes avecdes peignes de fer; c'est en mémoire de cet événe-ment que les cardeurs l’ont pris pour patron. Cesaint était très vénéré dans l’église grecque pour sonpouvoir sur les maladies des enfants et celles desbestiaux ; sa fête se célèbre le 3 février. 11 estd’usage dans beaucoup de pays, et surtout en Alle-magne , de bénir le pain et le sel le jour de la fêtede ce saint ; c’est ce que l’on appelait la bénédictionde saint Biaise. — Il y eut en Palestine un ordre dechevalerie dit de Saint-Biaise, analogue à celui desT empliers.

BLAISOISou BLËSOIS, partie de l’anc. Orléanais,entre le Vendomois, la Beauce, l’Orléanais propre,la Sologne, et les prov. de Berry et de Touraine ;ch.-l., Blois. Auj. compris dans le départ, de Loir-et-Cher .

BLAKE ( Robert ), amiral anglais , né à Bridge-water en 1599. Il embrassa avec ardeur le parti desIndépendants, et servit d'abord avec succès pour lelong-parlement contre le parti royaliste; fut chargéavec les colonels Deane et Popham du commande-

ment de l’escadre armée contre la flotte royale queles princes Rupert et Maurice dirigeaient sur Lis-bonne ; fit des prises importantes ; brûla presquetous les vaisseaux du prince Rupert à Carthagène etMalaga ; réduisit les îles de Scilly et dé Guernesey ;résista en 1652 aux forces supérieures de Tromp etde Ruyter, dans la rade de Douvres et près des sablesde Godwin, et les chassa de Portland en 1653. En-voyé par Cromwell , en 1654, dans la Méditerranée,pour protéger le commerce anglais , il força les étatsde Tripoli, de Tunis, d’Alger et de Malte à deman-der la paix ; bloqua ensuite Cadix ; s’empara, avecl’amiral Montague, de deux flottes espagnoles char-gées de trésors, et les conduisit triomphant enAngleterre ; mais il mourut en arrivant à Ply-mouth, 1657.

BLAMONT, ch.-l. de cant. (Doubs ), sur le Glou, à14 kil. S. E. de Montbéliard ; 400 hab. Château-fort.

blamont, ch.-I. de cant. (Meurthe ), à 25 kil. E.de Lunéville ; 2,638 hab. Filature et tanneries.

BLANC (cap). On nomme ainsi trois caps célèbresde l’Afrique : le premier sur la côte N., dans l’état deTunis , par 7° 28' long. E., 37° 20’ lat. N.; lesdeuxième et troisième sur la côte 0., l’un par 11“long. O., 33° 10’ lat. N., dans l’empire de Maroc ;l’autre par 15° 21' long. O., 20° 54’ lat. N., sur lacôte du Sahara . Le premier seul était connu des Ro-mains, sous le nom de Candidum promonlorium. Letroisième fut découvert par les Portugais en 1441.

BLANC (le), Oblincum, ch.-l. d’arr. (Indre ), sur laCreuse, a 48 kil. S. O. de Châteauroux ; 5,095 hab.Beaucoup de forges aux environs. La route du Blancà Saint-Savin s’appelle levée de César. —■ L’arr. duBlanc a 6 cant. (Mézières, Belabre, Saint-Benoît-du-Sault, Saint-Gautier, Tournon , plus Le Blanc),64 comm. et 57,789 hab.

blanc (mont). Voy. alpes et mont-blanc.

BLANCHARD (Nie.), aéronaute, né en 1753 auxAndelys , mort en 1809, essaya de diriger les ballonset réussit à traverser la Manche de Douvres à Calais (1785). On lui doit l'invention des parachutes.— Safemme suivit la même carrière ; elle périt malheu-reusem.,enl 819, au jardin de Tivoli, son ballon, d’oùelle lançait des artifices, ayant pris feu dans les airs.

BLANCHE (mer), en russe Beloe more, vastegolfe de l’Océan Glacial arctique , sur la côte septent.de la Russie d’Europe , s’étend de 32° à 40° long. E.,entre les parallèles 64°et69°.EHe reçoit la Dwina etl’Oneg au S., la Kandela à l’O., la Mezen à l’E. Elleest gelée de septembre à juillet. Son principal portest Arkhangel.

blanche (rivière), White-Biver, nom commun àdeux riv. de l’Amérique sept. L’une tombe dans leMissouri , par 43° lat. N., entre la Chayenne etla Rapide. L’autre est beaucoup plus au S. ; elleforme deux bras : le bras orient, se joint au Missis-sipi, le bras occid. à l’Arkansas . Toutes deux se di-rigent de l’O. à l’E.— Voy. aussi bahr-el-abiad.

BLANCHE. Ce nom a été porté par plusieurs prin-cesses des maisons de Castille et de Navarre . La pluscélèbre est Blanche de Castille, reine de France ,fille d’Alphonse IX, roi de Castille, femme deLouis "VIII, et mère de saint Louis. Elle fut régentedu roy. de 1226 à 1236 pendant la minorité de sonfils, et, plus tard, pendant les expéditions de ce mo-narque dans la Terre-Sainte et l’Egypte . Se-condée par le cardinal Romain, qu’elle investit desa confiance, elle sut triompher des ligues forméescontre elle et contre l’état, et gouverna avec la plusgrande sagesse. Retirée à Melun vers la fin de sacarrière, elle y mourut en 1252, à l'âge de 65 ans.Blanche était aussi célèbre par sa beauté que par sasagesse. Elle inspira, dit - on , une vive passion àThibaut , comte de Champagne, qui la chanta dan*ses vers. — On connaît encore Blanche, reine de Na-varre (1425-1441), fille du roi de Nuv. Charles 111.