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battit les Doria, les Spinola, les Grimaldi et lesFieschi, chefs du parti guelfe ; ceux-ci, ayant forméune ligue formidable, vinrent mettre le siège devantGênes en 1347. Le doge, forcé de céder, se démitde sa dignité, et se retira à Pise, d'où il revintbientôt pour armer son parti et rétablir sa puissance.11 mourut empoisonné en 13G2. Sous son adminis-tration, les Génois firent la conquête de l’île de Cliio,et défirent les Tartares qui avaient mis le siègedevant Caffa.
boccanera (Gilles), frère du précédent, fut en-voyé par lui, en 1340, au secours d’Alphonse XI,roi de Castille; il rendit de si grands services i ceprince contre les Maures, que celui-ci le lit sonamiral et lui donna le comté de Palma.
boccanera (Baptiste), fils de Simon , chercha àsoulever les Génois, scs compatriotes, contre les Fran-çais, et fut décapité par ordre du maréchal de Bouci-caut, en 1401.
BOCCHER1NI (Louis), célèbre compositeur, néà Lucques en 1740, mort à Paris en 1806, excellasurtout dans les symphonies, et fut le précurseurd Haydn. Le roi d'Espagne l’attira auprès de luiet le fixa à Madrid. Ses compositions ont un carac-tère tellement religieux que l’on a dit que si Dieuroulait entendre de la musique, il choisirait celle deBoecherini.
BOCGHETTA (la), célèbre défilé des Apennins,est la clé de la route qui conduit de Novi à Gènes.G’est la limite de l’Apennin septent. La cime la plusélevée de cette partie de l’Apennin est à 22 kil. dechacune de ces deux villes. Vue magnifique. Re-doutes élevées par les Impériaux en 1746. Les Fran-çais passèrent ce défilé en 1796.
BOCCIIOR1S, roi d’Ëgypte, fut le législateur deson pays, et favorisa le commerce ; mais le peuplesuperstitieux l’accusa d'avoir insulté le tauredu sacré,et engagea Sabacon, roi d’Ethiopie, à venger cetteimpiété; celui-ci vint comiiatlre Bocchoris, qui futfait prisonnier et livré aussitôt aux flammes (771—765). On l’a confondu avec le Pharaon qui per-mit aux Israélites de quitter l’Egypte sous la conduitede Moïse; il aurait vécu par conséquent vers le.vvii' siècle av. J.-C. D’autres prétendent que ce roiest le même qn'AnysU, et le font alors régner dansle vni' siècle, tandis qu'ils placent sous Âménophis,père de Sésostris, le départ des Hébreux.
BOCCIIUS, roi de Mauritanie, prit les armes avecJugurthu, son gendre, contre les Romains. Vaincudeux fois par Marius, il rechercha leur alliance et con-sentit à livrer son gendre à Syila (106 av. J.-C.).II reçut en récompense le pays des Massésyiiens,qu’il réunit à son royaume.
BOCHART (Samuel), célèbre orientaliste, né àRouen en 1599, d'un ministre protestant, fut lui-même ministre à Caen. 11 possédait la plupart deslangues orientales, l’hébreu, le syriaque, le chaldéen,l’arabe, l’éthiopien, etc. Christine, reine de Suède,souhaitant de le voir, l’engagea, en 1652, à faire levoyage de Stockholm, et le reçut avec les plus grandshonneurs. De retourà Caen, il y mourut subitementen disputant contre Huet dans l’académie de cetteville, en 1G67. Ses principaux ouvrages sont uneGéographie sacrée, en latin, qu’il publia en deuxparties sous les titres de Pkaley et Chunaan Ilierozoi-con, ou Histoire des animaux de l'Écriture, réim-primée de 1793 5'1796, Leipsick, 3 vol. in-4 ; Traitédes minéraux, des plantes, des pierreries, dont laBible fait mention ; Traité du paradis terrestre. Lesouvrages de Bochart ont été réimprimés à Leydeen 1712, 3 vol. in-fol. Ce savant, comme tous lesérudits qui s’enthousiasment pour l’objet de leursétudes, ne voyait qu’hébreu partout et donnaità la plupart des mots des autres langues les étymo-logies les plus chimériques.— Voy. sauon.
B0CHNL4, ville des États autrichiens (Galicie
occident.), à 38 kil. S. E. de Cracovie ; 3,500 hab.Ch.-i. d’un cercle de même nom. Immenses minesde sel. Albâtre.
BOCHOLT, ville des États prussiens (Westphalie),à 33 kil. N. E. de Clèves ; 3,600 hab.
BOGHTOR (EUious), orientaliste, de la race desCoptes, né à Syout dans la H.-Égypte, en 1784,mort à Paris en 1821 , fut attaché jeune encore àl’armée d’Égypte, vint en France après l’expédition,et fut nommé en 1819 professeur d’arabe vulgaire àl'école des langues orientales. II a laissé en manus-crit un excellent Dictionnaire arabe et français, quia été imprimé en 1828 par les soins d’A. Caussinde Perceval, 2 vol. in-4.
BOCK (Jérôme), que l’on nomme aussi Le Bouc, etTragos en traduisant son nom en grec; l’nn des pèresde la botanique, né en 1498 à Heidelbach, mortà Hornbach en 1554, fut à la fois médecin et minis-tre protestant. II tenta le premier une classificationnaturelle des végétaux et chercha à retrouver sousleurs noms modernes les plantes mentionnées parles anciens. 11 publia en allemand un Nouvel Herbierdes plantes qui croissent en Allemagne, 1539, in-fol.,traduit en latin par David Kyber, 1552.
BOCOGNANO, ch.-l. de canton (Corse), à 28 kil.d’Ajaccio; 2,155 hab.
BODE ou BUDE, riv. d’Allemagne, tombe dansla Saule à Nienburg (duché d’Anhalt-Dessau).
BODENSEE, Voy. constance (lac de).
BODILLON. Voy. childéric ii.
BODIN (J.), publiciste, né à Angers vers 1530,exerça d’abord la profession d’avocat à Paris; n’ayantpoint réussi, il quitta le barreau et se mit à écrire.11 obtint bienlôt une réputation qui lui valut la fa-veur de Henri III et le lit choisir pour député auxétats de Blois (1576) par le tiers-état du Vermandois.II ne craignit point de s’opposer aux projets du roiqui voulait révoquer les édits de pacification, et futdisgracié. 11 s'attacha alors au duc d’Alençon, depuisduc d’Anjou, qui le combla de faveurs. A la mortde ce prince (1584), il se retira à Laon, et fit dé-clarer cette ville pour les Ligueurs (1589): maisbientôt après il détermina les habitants à reconnaîtreHenri IV. 11 y mourut de la peste, en 1596. Bodinest surtout connu par un traité de politique intituléDe la République, en 6 livres, Paris, 1577; il y traiteson sujet assez complètement, mais d’une manièreconfuse et peu originale. On a voulu, mais à tort,comparer cet ouvrage à l'Esprit des lois de Montes-quieu. Il traduisit lui-même sa République en latin,1586. On a encore de lui la Démonomanie (1581),livre singulier où il paraît croire aux sorciers; desCommentaires sur Oppien, une Méthode pour étudierl'histoire, et un ouvrage resté manuscrit ; Colloquiumheptaplomeron de abdilis rerum sublimium arcanis ;il y discute avec assez de hardiesse le mérite des di-verses religions.
BOD1NGOMAGUS, auj. Casai, ville de la GauleCisalpine. Voy. industria.
BOD1NCUS ou PADUS, riv. d’Italie. Voy. PÔ.
BODLEY (Thomas), gentilhomme anglais, né en1544 à Exetcr, mort à Oxford en 1612, fut chargépar la reine Elisabeth de plusieurs négociations di-plomatiques; mais ayant éprouvé une disgrâce, ilquilla la cour et se retira â Oxford où il s'occupa durétablissement do la bibliothèque publique; il l'en-richit d'une immense quantité de livres et lui léguaaussi ses biens. Elle est aujourd'hui connue sous lenom de Bibliothèque Bodléienne. Hearne a recueilliquelques écrits de Bodley sous le titre de ReliquiœBodleianœ, Londres, 1703, in-8.
BODMER (J.-J.), écrivain suisse, né h Zurich en1698, mort en 1783, fui nommé en 1725 professeurde l’histoire suisse au collège de Zurich, et devintmembre du grand-conseil de cette ville. Il contribuapuissamment, avec Gottsched etBreitingcr, à réfor-