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mer le goût littéraire de l'Allemagne par ses criti-ques et par ses exemples. Parmi ses nombreux ou-vrages, on remarque : la Noachide, pogme en 12chants, Zurich, 1752; des traductions d'Homère etde Milton; Bibliothèque helvétique, 1735; Lettres cri-tiques, 1746; Fables du temps des Minnesmger (chan-tres d’amour), 17 58 ; Collection des Minnesinger,1759, in-4.
BODM1N, ville d'Angleterre (Cornouailles), i16 kil. S. de Cameli'ord; 3,300 hab. Grand com-merce de laines.
IIOÜONI (J.-B.), célèbre typographe, né en 1740à Salaces, mort à l’adoue en 1813, fut chargé parle duc de Parme de créer et de dirigé!- l’imprime-rie ducale de Parme et obtint en même temps l’au-torisation de former pour son compte un établisse-ment particulier. 11 porta l’art au plus haut degréde, perfection , et publia des éditions des classiqueslatins, grecs, italiens et français que l'on regardecomme des chefs-d'œuvre de typographie. On estimesurtout son Anacréon, son Aminle, son Horace, sonHomère et son Télémaque. On lui doit aussi unexcellent Manuel typographique, 1788 , réimpriméen 1818 avec des améliorations.
BODON'ITSA, Thrcnium? bourg de l’état deGrèce, à 28 kil. N. de Livadie, dans un défilé.BODOTK1A. Voy. forth et mur d’adrien.BODROG, riv. de Hongrie, passe à Zemplin et àBodrog-Keresztur, puis se perd dans la Theiss àToliai. Elle donnait son nom à un eomilat quiauj. est compris dans celui de Bacs.
rodrog-keresztur , ville de Hongrie (Zemplin),sur le Bodrog, à 5 kil. N. O. deTokai; 4,000 hab.v ins exquis, vendus sous le nom deTokai.
BODROUN, Halicarnasse , v. de la Turq. d’Asie,Sur la côte, à 150 k.S.deSmyrne, par 25° long. E.,37°lat. N. Petitpori, château. Antiquités.—Autrev.de Turq. d’A.,à 25 k. S. O.deSmyrne, est l'an. Téos.
BOECE, Anicius Manlius Torqualus Severinuslîoetius , homme d'état et philosophe, né à Romeen 470, issu d’une des plus illustres familles del’empire; alla, à ce qu’on croit, étudier à Athènes,et cultiva avec le plus grand succès les lettres et la phi-losophiegrecqnes. Pendant longtemps iljouitdetoutela confiance deThéodoric, qui régnait sur Rome ; il futnommé maître du palais et des offices, et fut plu-sieurs fois élevé au consulat. 11 ne se servit jamaisde son pouvoir que pour faire le bien. Néanmoins,ses ennemis ayant réussi à le rendre suspect au roigolh, il fut, sur la fin de sa vie, jeté dans une pri-son à Pavie, et bientôt après fut mis à mort au mi-lieu des plus cruels supplices, 524. Dans sa. prison,Boéce composa un petit livre qui l’a immortalisé, letraité De Consolatione philosophica , dialogue mêléde prose et de vers, où il traite de la providence.
Il avait aussi beaucoup écrit sur la philosophie, ou ade lui des traductions de plusieurs des Traités dedialectique d’Aristote avec des commentaires. Cesouvrages ont longtemps servi de base à l’enseigne-ment de la scolastique du moyen âge. Les œuvres deBofice ont été réunies à Venise, 1491;àBâle, 1570,in-fol. La Consolation a été souvent publiée à part;elle a eu l’honneur d’être commentée par S. Tho-mas, et traduite par Alfrcd-le-Grand. Elle a plu-sieurs fois été traduite en français : par Jean deMeun, 1483; par Colesse , Paris, 1770, etc.
BOEI1M ou BOEHME (Jacob), théosoplieou illu-miné , né en 1575 près de Gœrlilz, dans la Haute-Lusace, mort vers 1625, était fils d’un paysan, et exer-çait le métier de cordonnier. 11 eut dès son enfancedes visions, ou, comme il le croyait, des révélations,et il écrivit sous la dictée de l’inspiration divine ungrand nombre d’ouvrages mystiques et inintelligibles;les opi nions hétérodoxes qu’il y professait lui attirèrentquelques persécutions de la part des théologiens.Ses principaux écrits sont : Aurora, les Principes de
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l’essence divine, la Triple Vie, qui tous trois ont ététrad. del’allem. en franç. par Saint-Martin; le Miroirde l’éternité, qui fut trad. dès 1669. Tous les ouvragesde Boelim ont été publiés en 10 vol. à Amsterdam,1682, par Abraham de Frankenberg son disciple.
BOEHMER (George-Rodolphe), professeur de bo-tanique et d’anatomie à Wittemberg, né en 1723,mort en 1803, fut disciple de Ludwig. On lui doit:Dibliotheca scriplorum historiés naturalis, œconomiæ,aliarumque arlium ac scientiarum ad illam perlinen-tium, realis syslematica, Leipsick, 1785 et ann.suiv., 9 vol. in-8 ; Histoire technique des plantes quisont employées dans les métiers, les arts et les manu-factures , ou qui pourraient y être employées ( en al-lemand), Leipsick, 1794.'— La famille des Boehmera fourni en outre un grand nombre de médecins etdo jurisconsultes distingués.
BQEHMERWALD, c.-à-d. forêldeBohême, chaînede montagnes qui s’étend entre la Bavière et la Bohê-me, et sépare le bassin de l'Elbe de celui du Danube :sa direction générale est du N. O. au S. E. De ce der-nier côté elle se réunit aux monts Moravespar 45°lat. N., 12° 55’ long. E. ; de l'autre elle se rattacheà l'extrémité de l’Erzgebirge, près des sources del’Eger, par 50° lat. N., 9° 35’ long. E. Elle est cou-verte de vastes forêts d'où elle tire son nom. On ytrouve des ours et des lynx. L’Eger, la Moldau, laNab, la Regen, l’ilz en descendent. Ses principalescimes sont: 1 'Haydelberg, 1,407 mètres; 1 ’Arber,1,403 mètres; le Rachel, 1,390 mètres, etc.
BOÉMOND (Marc, prince d’Antioche, fils du cé-lèbre aventurier normand Robert Guiscard. Après lamort de son père (1085), il obtint en piletage la prin-cipauté de Tarante; mais voulant augmenter sesdomaines , il se joignit aux Croisés (1096), et allamettre le siège devant Antioche. 11 s’empara decette ville par ruse, s’en fit reconnaître prince (1098),et y établit un petit empire qui subsista environ190 ans. Étant tombé dans un combat au pouvoir desTurcs, il se racheta en payant une forte rançon.A peine fut-il libre, qu’il tenta de nouvelles aven-tures : il agrandit ses états, et alla faire la guerre àl'empereur Alexis. Voulant traverser la flotte desGrecs pour venir en Europe chercher de nouvellestroupes, il se fit passer pour mort, et revint bien-tôt à la tête d’une armée formidable. Mais la pesteet la famine le forcèrent à faire la paix. 11 mourutdans la Houille en 1111, tandis qü’il préparait unenouvelle expédition contre Alexis. — Hlusieurs au-tres princes du nom de Boémond possédèrent aprèslui la principauté d’Antioche; le dernier, Boé-mondVII, fut dépouillé en 1288. Voy. antioche.
ROEN, ch.-l. de cant. (Loire), sur le Lignon, à17kil. N. O. de Montbrison; l,50Uh. Hat. de Terray.BOEO, Lilybæum, cap à la pointe O. de la Sicile.BOERHAAYE (Hermann), célèbre médecin, néen 1668 à Woorhout près de Leyde, fut d’aborddestiné à l’état ecclésiastique par son père, qui étaitministre; mais se sentant plus de goût pour lessciences naturelles, il se fit recevoir médecin (1693).L’université de Leyde lui confia successivementquatre chaires différentes, celles de médecine théo-rique, de médecine pratique, de botanique et dechimie, et pendant longtemps il les remplit toutes à lafois avec une même supériorité. Il fut nommé en outrerecteur en 1714 et en 1730. 11 mourut de la goutteeu 1738. Boerhaave a exercé par son enseignementet ses écrits une inlluence toute puissante sur sonsiècle. Après avoir préconisé à son début la mé-thode d’Hippocrate, il s’en écarta peu à peu et joignità la philosophie toute vitaliste du médecin grec desexplications chimiques et mécaniques qui, selon degraves autorités, n’ont fait qu’entraver la marchede la médecine. Les services qu’il a rendus à lachimie ont été moins contestés : il a fait une fouled’observations exactes, et a réussi à décomposer le
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