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plus puissants vassaux. Ladislas II et Louis, de larace dos Jagellons de Pologne, occupèrent le trôneaprès lui. En 152G, Ferdinand I, frère de Charles-Quint, fut élu roi, et avec lui commença définiti-vement la maison autrichienne de Bohême, électivejusqu’en 1547, héréditaire depuis ce temps. LaBohême ne cessa plus dès lors d'appartenir à l'Au-triche que pendant quelques instants, en 1619 et1629. Le roi de Bohême était ur. des sept électeurs.
Souverains de la Bohême.
Premiers ducs. Frédéric (2 e fois), 1189Samo, vers 650 Conrad II, 1191
Croc, vers 700 Wenceslas II, 1194
Maison de Przémysl.(Ducs.)Przémysl, mari de Li-bussa, fille de Croc, 722Nézamysl, mort en 746Mnata, 783
Wogen, 805
Krzésomysl, Neklanet Hostiwit, 874
Borsiwog I, 905
Spitignew I, 915
Wratislas I, 925
Wenceslas I, 936
Boleslas I, 967
Boleslas II, 1000
Boleslas III, 1005
Jaromir, 1013
Udalrich, 1037
Brzétislas I, 1055
Spitignew II, 1061
(Rois électifs.)Wratislas II, 1092
Conrad I, 1093
Brzétislas II, 1100
Borsiwog II, 1107
Swatopulck, 1109
Wladislas I, 1125
Sobieslas I, 1140
Wladislas II, 1173
Frédéric (I e fois), 1174Sobieslas II, 1178
Henri (évêque), 1198Wladislas 111 (abd.) 1198(Rois héréditaires.)Ottokar I, 1230
Wenceslas I, 1253
Ottokar II, 1278
Interrègne (1278-1283).Wenceslas II, 1305Wenceslas S/I, 1306
Rodolphe d'Autriche , 1307Henri deCarinlhie, 1308Maison de Luxembourg.Jean, 1310
Charles IV, emp. 1346Wenceslas IV, emp. 1378Sigismond, 1419
Albert d’Autriche, 1437Ladislas l,jils d’Al-bert , 1440
Georges Podiebrad, 1458Ladislas II, de. Po-logne, 1471
Louis ,fils de Ladis-las , 1516
Ferdinand I, d’Au-triche, 1526
Les empereurs d’Al-lemagne, de la mai-son d'Autriche,sonten même temps roisde Bohême depuis 1556
bohème (monts de). Votj. boehmerwald.
BOHÈMES (frères), secte religieuse. Voy. mora-ves (frères).
BOHÉMIENS, nom que l'on donne vulgairementen France à ces bandes nomades d’aventuriers quiparcourent les villes et les villages, en faisant destours d'adresse, ou en disant la bonne aventure. LesAnglais les appellent Égyptiens, les Suédois et lesDanois Tarlares, les Espagnols Gilanos, les Alle-mands Zigeunes, les Italiens et les Turcs Zingani ouZingari, etc. Eux-mêmes se nomment Pharaons. Lespremières bandes qui parurent en France étaientsorties de la Bohême; de là, le nom qu'on leur adonné parmi nous. On ne connaît point du reste lavéritable origine de cette population exceptionnellequi se trouve dans tous les pays, et n’a point de pa-trie. Les uns la font originaire de l’Inde et voienten elle les descendants des anciens Tchinganes, quihabitaient sur les bords de l’Indus et qui furent ex-pulsés par l’invasion de Tamerlah. D’autres préten-dent que dans l’origine ce' furent des Chrétiens re-venus de la Terre-Sainte, ou pensent que ce sont despénitents qui erraient ainsi en expiation de leurs pé-chés : le pape les aurait, dit-on, condamnés à courirpendant 7 ans sans jamais se reposer. Les Bohémiensmodernes prétendent eux-mêmes être sortis de l’E-gypte. Quoi qu’il en soit, on évalue le nombre des Bo-hémiens existant actuellement en Europe à 700,000 ;sur ce nombre, il y en a 18,000 en Angleterre ; laFrance en est aujourd’hui presque tout à faitdélivrée;mais c’est en Hongrie, en Turquie et dans les contréesméridionales do la Russie qu’ils se trouvent en plus
grand nombre. La laideur est générale chez leBohémiens; mais ils sont de haute taille, et se fontremarquer par la blancheur de leurs dents. Ils ontune sorte d’argot qu’ils parlent entre eux. On nesait pas trop quelle religion ils professent; leur mo-rale est fort relâchée et le vol très commun parmi cesvagabonds. En France, les états-généraux de 1560 ontprononcé contre eux un bannissement perpétuel.
BOHÉMOND. Voy. boémond.
BOIIOL, une des îles Philippines, par 121° 55long. E., 10° lat. N. ; a 70 kil. sur 45. Mines d’or.Elle a été découverte par Magellan, en 1621.
BOIANO, BOIADOR. Voy. bojano, bojador.
B01ARD, titre que portent les grands ou noblesde Russie, de Valachie, etc., vient de boï, bataille,parce que ce titre fut donné dans l’origine aux chefsqui entouraient le prince dans les combats. Il futensuite étendu à tous les premiers dignitaires de1 état. Jadis le corps des boïards était toujours con-sulté par le czar dans les affaires importantes.
BOIARDO (le comte Matthieu-Marie),célèbre poèteitalien, dhine famille noble de Ferrare , né à Scan-diano, près de Reggio, dans le duché deModène, vers1434, mort en 1494, s’attacha aux dues de Ferrarequi lui conférèrent le gouvernement de Reggio. IIcomposa pour le duc Hercule plusieurs poèmes dontle plus célèbre est le Roland amoureux, Orlando ina-morato, épopée romanesque en 3 livres, où Ton voitpour la première fois figurer les Agramant, les As-tolphe , les Bradasse, et dont TArioste a fait avec tantde succès la contre-partie dans son Roland furieux.Ce poème n’était pas achevé quand l’auteur mou-rut; il fut imprimé en 1495 dans l’état où il l’a-vait laissé; en 1526, un poète médiocre, Agostini,y ajouta trois livres ; quelques années après, Dome-niihi le retoucha et en réforma le style; enfinBerni le refondit entièrement (1541), et depuis onn’a plus guère lu que l’ouvrage ainsi refondu.V Orlando inamorato a été plusieurs fois traduiten français; la traduction la plus répandue estcelle de Lesage, 1717, 2 vol. in-12. On a en outrede Boïardo des Sonelli c Canzoni, des poésies la-tines, des morceaux traduits de l’Ane d’or, etc.
BOIELD1EU (Fr.-Adrien), célèbre compositeurfrançais, né à Rouen en 1775, fut nommé vers 1799professeur de piano au Conservatoire, quitta Parisen 1803 par suite de chagrins domestiques, et allaen Russie où l’empereur Alexandre le nomma sonmaître de chapelle. Il revint en France en 1812 etmourutà Jarcydans la Brie en 1834. Sesprincipauxopéras sont le Califede Bagdad, 1799, Ma Tante Auro-re, 1802, Jean de Paris, 1812, Lenouv. Seigneur, 1811,le Chaperon Rouge, 1818, la Dame Blanche, son chef-d’œuvre, 1825. Sa musique est ornée et gracieuse.
B01ENS, Boii, nation gauloise disséminée enGaule, en Italie et en Germanie. 1° En Gaule, ilfaut distinguer les Boii de la Lyonnaise 1", entrel’Elaver (Allier) et le Liger (Loire), et les Boii delaNovempopulanie. Le territoire de ceux-ci est le ci-devant pays de Buch, en Guyenne ; celui des premiersrépond à une petite partie du Bourbonnais. Ces Boiide la Lyonnaise l" y furent placés par César. Ilsdescendaient d’une section des soldats de Sigovèsequi s’étaient établis sur le Danube et qui étaient re-venus en Gaule avec les Helvelii. 2° En Italie, lesBoii avaient au N. les Lingones, au S. l’Apennin quiles séparait de l’Etrurie ; Bononia était leur capitale.3° En Germanie, les Boii habitèrent la Bohême (Boio-hemum), d’où ils furent chassés par les Marcomans;puis la Bavière ( Boioaria). Ces deux faits pourtant,et surtout le dernier, sont contestés. — Les Tolis-laboii de Galatie étaient sans doute aussi des Boii.
BOILEAU (Nie.), surnommé Despréaux, l’un desplus célèbres poètes français, né en 1636 à Crosneprès de Paris, ou plutôt à Paris même, étaitfils de Gilles Boileau, greffier de la grand’chambre