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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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BOLI — 232 — BOLL

ie secret de sa naissance et de.ses malheurs. Quelqueshistoriens disent qu’il se tua.

boleslas ni, fils de Vladislas I, régna avec sonfrère Zbignev de 1102 à 1107, puis seul. 11 ne prilque le titre de duc pour ne pas déplaire au pape,qui, depuis l’excommunication de Boleslas II , avaitinterdit le titre de roi en Pologne . Il mourut en1138, après avoir vu son armée complètement dé-faite par les Moscovites.

boleslas iv, duc de Pologne , 2 e fils du précé-dent, parvint au trône en 1146, après la dépositionde son frère Uladislas, et mourut en 1173àCracovie.

boleslas v, le Chaule , duc de Pologne , fils deLech ou Leszko V, fut reconnu en 1227, n'ayant en-core que 7 ans, mais ne monta sur le trône qu'à samajorité, en 1237, à l'âge de 17 ans. 11 mourut en1289, méprisé de la noblesse, et détesté du peuplepour n’avoir pas su repousser l’invasion des ’lartares.

boleslas, rois de Bohême. Voy. bohème.

BOLEYN. Voy. boülen (AnneJ.

BOLGARY, ville de la Russie d'Europe (Kazan ),à 88 kil. de Kazan ; 100 maisons. C'était la capitaledes Bulgares avant qu’ils eussent été se fixer au S.du Danube .

BOLGES. Voy. belges.

BOLI, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie ), à135 kil. N. O. d’Angora ; 6,000 hab. Ch.-l. d'unlivah. Près de là, on voit les ruines d’ Hadrïanopolis (Eski-Hissar). Eaux thermales.

BOLINGBROKE (Henri saint-jean, vicomte de),politique et philosophe, né en 1672 à Battersea dans le Surrey . Après avoir mené une jeunesse dis-sipée, il entra dans les affaires, et y montra bientôtune supériorité qu’on n’avait pas soupçonnée. Nom-mé en 1700 membre de la chambre des communes ,il se déclara pour les tories, quoique toute sa famillefût dans le parti des whigs; attira l’attention du roiGuillaume, puis de la reine Anne, et fut nommé se-crétaire d'état en 1704. Renversé en 1708, il revintau pouvoir deux ans après , fut chargé du ministèredes affaires étrangères et conclut la paix d’Utrecht (.1713), qui futaux yeux des uns un sujet de gloire,aux yeux des autres un motif de condamnation. Pen-dantce temps de faveur, Saint-Jean fut créé pair avecle titre de vicomte de Bolingbroke . A la mort de lareine Anne (1714), Bolingbroke perdit tout son cré-dit ; il fut même proscrit par le parlement et dé-pouillé de tous ses biens; il se réfugia alors enFrance, et offrit ses services au prétendant Jacques III ;mais bientôt, mécontent de ce prince, il s’en déta-cha et sollicita auprès du nouveau roi, Georges I , sonretour ,en Angleterre ; il ne put l’obtenir qu’en 1723.Il vécut d'abord à la campagne, étranger aux af-faires; mais en 1725 il reparut sur la scène, etpendant dix ans il fut par ses écrits le plus redouta-ble antagoniste du ministère Waipole. Désespérantenfin du succès de ses efforts, il se retira de nouveauen France (1735), pour y passer le reste de sesjours ; mais incapable de se fixer, il retourna dès1738 en Angleterre , et mourut en 1761 sans avoirpu revenir au pouvoir. Il avait été deux fois marié;la seconde fois il épousa une Française , la marquisede Yillette, nièce de madame de Maintenon. Boling-broke a écrit pendant sa retraite un grand nombred’ouvrages : les uns politiques, tels que Lettre auchevalier Wyndham, Sur le Prétendant, Sur le pa-triotisme, Idée d'un roi patriote, Des partis, le Crafts-man, journal politique; les autres, littéraires ouphilosophiques ,• tels que Réflexions sur l’exil. Let-tres sur l’étude de l’histoire, Lettres à M. de Pouilly(qu'il écrivit en français ). Dans ces derniers écrits, ilse montre déiste et attaque hardiment la révélation;il fut en cela le précurseur de Voltaire , qui plusd’une fois emprunta son nom. Tous les .écrits deBolingbroke ont été réunis par Mallet, 1754 , 5 vol.in-4 ; ils ont été réimprimés en 1809, 8 vol. in-8.

Plusieurs ont été traduits en français. Bolingbroke fut lié avec les plus grands écrivains de son temps,Prior, Swift et Pope. C’est lui qui donna à ce dernierle sujet et le fond de son Essai sur l’homme, quiest son chef-d’œuvre.

BOLIVAR (Simon), libérateur de l’Amérique es-pagnole, né en 1780 à Caracas . Après avoir étudiéen Espagne et avoir visité la France, l'Italie , puisles États-Unis , il retourna dans son pays pour pren-dre part à la guerre de l'indépendance; servit d’abordsous Miranda (1811), battit les généraux espagnols Monteverde et Morillo , et affranchit le Venezuela et laNouvelle-Grenade qu’il réunit en une seule répu-blique sous le nom de Colombie (1819), aprèsavoir remporté la victoire décisive de Boyaca ; pro-clama peu après l'indépendance du Pérou (1822), etfonda au sud de ce pays un nouvel état qui prit lenom de Bolivie . Nommé à différentes reprises pré-sident des états qu’il avait affranchis, Bolivar futsoupçonné d’aspirer à la tyrannie ; pour détruireces soupçons injustes, il abdiqua plusieurs fois lepouvoir. 11 mourut en 1830, peu de mois aprèsune dernière abdication, et lorsqu’il se disposait àvenir en Europe . On a une Histoire de Bolivar dugénéral Ducoudray-Holstein, continuée par Viollet,Paris , 1831.

BOLIVIE , état de l’Amérique du S., entre lePérou à l'O. et au N., le Brésil à l’E., les Provinces-Unies de Iîio-de-la-Plata et le Paraguay au S., par59» 30-73» 28’ long. O., ll»-23» 30’ lat. S., seconfond avec ce qu'on appelait précédemment Haut-Pérou; 1,500 kil. sur 1,600; 1,090,000 hab. dontbeaucoup d’indiens (les autres créoles, nègres oude sang mixte). Capitale, Chuquisaca , nomméeaussi Charcas et La Plata. Division actuelle : 6 dé-partements, Chuquisaca, la Paz-d’Ayacucho, Oruro ,Potosi, Cochabamba, Santa-Cruz-de-la-Sierra ;et lesprov. d’Otequis, Tarija et Lamar. Dans le dép. deSanta-Cruz sont les vastes territoires des Moxos etdes Chiquitos, qui forment 2 provinces et 23 mis-sions. Montagnes très hautes (5,000 mètres et plus),vallées, pampas immenses , déserts. Climat varie,tempéré en général. Métaux précieux en abondance;plantes et animaux des parties froides du Pérou .Gouvernement républicain. — La Bolivie (H-Pérou)fit partie d’abord de la vice-royauté du Pérou , puisde celle de Rio-de-la-Plata . Elle existe comme éfatparticulier depuis le 6 août 1825, et a été ainsinommé en l’honneur de Bolivar , qu’on en regardecomme le créateur. La vict. d’Ayacuclio, remp. lelOdéc. 1824par le gén. Sucre , avait assuré son indé-pendance. De 1836 à 1839, la B. forma avec le basPérou une confédération, dont Sta-Cruz fut le chef.

BOLKHOV, ville de la Russie d’Europe (Orel ),à 60 kil. N. d’Orel; 10,000 hab. Tanneries, bas delaine ; chanvre, huile de chanvre.

BOLLAND (J.), Bollandus, jésuite d'Anvers , néen 1596 à Tirlemont , m. en 1665, comm, le re-cueil des vies des saints distribuées selon le jour del'année connu sous le nom A’Acta sanctorum. 11 fitparaître en 1643 les saints de janvier, en 1658 ceux'de février, et mourut avant d’avoir terminé ceuxde mars. Ce travail a été depuis continué par Pape-broch et par plusieurs autres pères que l’on désignecollectivement sous le nom de Bollandisles. Cepen-dant il n’a pas élé achevé et ne va que jusqu’au14 octobre. On avait cessé d’y travailler depuis 1794;mais il s’est formé en 1836 à Paris une société quise propose de l’achever. Les Acta sanctorum , pu-bliés à Anvers jusqu’en 1794, forment 53 vol. in-fol. On en a réimprimé une partie à Venise , 1734 etannées suivantes. On les continue en Belgique .

BOLLAND1STES. Voy. boli.anu.

BOLLÈNE, ch.-l. de cant. (Vaucluse ), à 8 kil. E.’de Pont-Saint-Esprit ; 4,744 hab. Filât, de soie etteintureries.