portantes découvertes sur le mode de reproductiondes pucerons ; il fit aussi de bonne heure un grandnombre d’observations neuves sur les insectes et surles plantes; mais sa vue s’étant affaiblie par l'usagedu microscope, il renonça à ce genre de recherchespour se livrer aux travaux de pure méditation, etcomposa plusieurs écrits philosophiques qui ont im-mortalisé son nom. Ses œuvres sont ; Traité d'insec-lologie, 1745; Recherches sur l’usage des feuil-les, 1754 ; Essai de psychologie, 1754 ; Essai analyti-que sur les facultés de l’âme, 1760; Considérations surles corps organisés , 1762; Contemplation de la na-ture, 1764; Palingénésie philosophique, 1769; Re-cherches philosophiques, sur les preuves du christia-nisme, 1770. Dans ses traités sur la nature, il s'at-tache à montrer que tous les Êtres font partie d'unmême système et forment une échelle non inter-rompue ; que tous proviennent de germes préexis-tants, etc. Dans ses traités de métaphysique, ilaccorde une grande part au cerveau et il l’organisa-tion ; mais il se défend avec force d'être, comme onl’en a accusé, matérialiste et fataliste. Bonnet étaitau contraire un philosophe profondément religieux;il a tâché d’établir dans sa Palingénésie la nécessitéd’une autre vie, non seulement pour l’homme, maisaussi pour les animaux. 11 a cherché, dans son Essaianalytique, à tracer l’histoire de nos premières idées,et s’est rencontré avec Condillac pour faire l’hypo-thèse d’une statue qui recevrait successivement lesdifférents sens. Les œuvres de Bonnet ont été réu-nies à Neufchâtel, 1779, 8 vol. in-4, ou 18 vol. in-8.
BONNET ROUGE, sorte de bonnetdont on coiffaitl’image de la Liberté, et que prirent comme signe deralliement, pendant la révolution de 1789, les parti-sans les plus exaltés de la république. En voici,dit-on, l’origine. Des soldats suisses s’étant révoltéscontre leurs officiers avaient été envoyés aux ga-lères ; mais leur grâce leur ayant été accordée parl'Assemblée nationale, ils revinrent à Paris coiffés dubonnet rouge des galériens et furent reçus en triom-phe par la populace qui se couvrit du même bonnet.Le 20 juin 1792, le peuple, qui s’était emparé desTuileries , força le roi Louis XVI à se couvrir de cebonnet. Dans la suite on étendit la dénominationde bonnet rouge aux gens qui portaient cet insigne.
BONNETABLE, ch.-l. decant. (Sarlhe),à 18 kil. S.de Mamers ; 5,746 hab.
BONNETS (les), faction populaire de la Suède sous les rois Frédéric 1 et Adolphe-Frédéric (1720-1771), était opposée à la faction aristocratique desChapeaux. La France favorisait la 2 e , tandis quel’Angleterre et la Russie protégeaient la l ,e . Pen-dant les dissensions des deux partis, qui étaient op-presseurs et opprimés tour à tour, on vit les rois deSuède , réduits à une dépendance absolue, essuyer lesaffronts les plus humiliants.
BONNEVAL, ch.-l. de cant. (Eure-et-Loir ), à13 kil. N. E. de Châteaudun ; 1,750 hab.
BONNEVAL (Claude-Alex.,comte de), cél. général,né en 1675 d’une famille noble du Limousin , ser-vit avec distinction dans la marine française sousTourville , et dans l’armée de terre sous Câlinât etVendôme ; mais ayant été disgracié par le ministreChamillard, il passa au service de l’Autriche etcombattit contre sa patrie à Turin, en Provence eten Dauphiné . 11 eut une grande part à la victoire dePeterwaradin gagnée sur les Turcs (1716). S’étantencore fait disgracier en Autriche pour avoir insultéle prince Eugène, il se réfugia en Turquie , prit leturban, fut fait pacha sous le nom d’Achmet etcombattit les Autrichiens. 11 mourut en 1747. On apublié sous son nom des Mémoires qui ne sont pasauthentiques.
BONNEVILLE , petite ville des Etats sardes, ch.-l.de la prov. de Faucigny en Savoie, sur l’Arve , à20 kil. S. E. de Genève ; 1,200 hab.
BONNIÈRES, ch.-l. de cant. (Seine-et-Oise ), à12 kil. N. O. de Mantes , sur la rive gauche de laSeine ; 800 hab.
BONNIEUX, ch.-l. de cant. (Vaucluse ), à 13 kil.S. O. d’Apt ; 2,560 hab.
BONN1VET ( Guillaume gouffier bf.) , généralfrançais, favori de François I , se concilia la faveurde ce prince par le courage qu’il déploya au siègede Gênes (1507) et à la journée des Éperons (1513).Il fut envoyé en ambassade en Angleterre , puis enAllemagne , où il travailla sans succès à faire élireFrançois I empereur; il n’en fut pas moins crééamiral de France , puis placé à la tête de l’arméede Guyenne qui envahit l’Espagne . Il prit Fontara-bie, et, enflé de ce succès, refusa une paix avanta-geuse. Chargé en 1523 du commandement de l’ar-mée dans le Milanais, il ne fit que des fautes, se vitcontraint de fuir précipitamment, et confia le soinde la retraite à Bayard qui y périt. L’année sui-vante il conseilla la désastreuse bataille de Pavie .Voyant tout perdu, il se jeta au milieu de la mêléeet se fit tuer, 1525. Bonnivet était l’esclave de lareine-mère et l’ennemi du connétable de Bourbon ;celte inimitié contribua beaucoup à la défection dece prince.
BONONIA. On nommait ainsi 4 villes anciennes ,qui sont auj. 1' Bologne dans l’État ecclésiastique(elle fut d’abord appelée Felsina , par les Étrusques,et prit le nom de Bononia, des Boïens , vainqueursdes Étrusques. Colonie romaine l’an 189 av. J.-C.l ;
— 2° Boulogne-sur-Mer, en France (Pas-de-Calais ) ;
— 3° Widdin, dans la Turquie d’Europe ; — 4° Illok,dans les États autrichiens.
BONORVA, ville des États sardes (Sardaigne ), à26 kil. N. FI. de Bosa; 3,600 hab.
BONOSUS (Quintus), fils d’un rhéteur, né enEspagne, devint lieutenant de l’empereur Probus dans les Gaules . Il se fit proclamer césar en 280,mais il fut défait et puni de mort, 281.
BONS-HOMMES, religieux. Voy. minimes.
BONSTETTEN (Charles-Victor de), littérateur etphilosophe suisse, né à Berne en 1745, mort à Ge-nève en 1832, fut l’ami et le disciple de Bonnet.Chargé de quelques fonctions politiques dans sa pa-trie, il fut obligé de s’exiler pendant trois ans, lorsdes troubles qui agitèrent Berne (1798). Parmi sesnombreux écrits, on remarque l’Hermile, histoirealpine, 1792; Voyage sur la seine des six dernierslivres de l'É.néide, 1804 ; Recherches sur l’Imagina-tion, 1807 ; Éludes de l’homme, 1821. 11 a aussi écriten allemand . Ses ouvrages philosophiques sont engénéral fort médiocres.
BONZES, nom que donnent les Européens auxprêtres de la Chine et du Japon . Ils sont divisés enplusieurs sectes. Ceux de FoB recommandent lesœuvres de miséricorde, surtout envers les monas-tères. et pratiquent en public les plus rudes austé-rités. Les bonzes de Lao observent le célibat. 11 y aaussi des bonzes qui vivent en communauté commeles moines dans le christianisme : ils se recrutenten achetant de jeunes enfants qu’ils élèvent, et qu’ilsinitient à leurs mystères, après de rigoureusesépreuves. Les Bonzes de Foê président aux céré-monies funèbres ; ceux de Lao prédisent l’avenir etexorcisent les démons. Le nom de bonze s’appliqueaussi aux prêtres bouddhistes.
BOOS ou BOOZ, ch.-l. de cant. ( Seine-Inté-rieure), à 10 kil. S. É. de Rouen ; 800 hab.
BOOZ, riche habitant de Bethléem, épousa Ruth sa parente ; il fut le bisaïeul de David. Son histoireest racontée dans le livre biblique de Ruth et Booz .
BOPPARD , Baudobriga, ville des États prussiens(province Rhénane ), à 11 kil. S. de Coblentz, sur larive gauche du Rhin ; 3,700 hab. Fabrique de co-ton, teintureries, etc. Jadis ville impériale.