BORD — 237 — BORG
BORBONIÆAQUÆ, auj. BOURBON-L'ARCHAMBAULT.
BORCETTE, en allemand Burtscheid , ville desÉtats prussiens (province Rhénane), est un faubourgd’Aix-la-Chapelle ; 4,650 hab. Manuf. d'aiguilles entout genre ; draps ; teintureries. Eaux thermales.
BORDA (J.-Ch.), savant français, de l’Académiedes Sciences, né à Dax en 1733, mort à Paris en1799, fut employé d’abord dans l'administration dela marine, fit un grand nombre de recherches rela-tives à l’art nautique, et fut chargé de diverses mis-sions scientifiques; il commanda ensuite plusieursbâtiments comme capitaine, et se distingua autant parsa bravoure que par sa science. Borda sut appliqueravec le plus grand succès les mathématiques à laphysique et à l'astronomie. On lui doit de savantsmémoires sur la résistance des fluides ; il inventale Cercle à réflexion, la méthode des doubles pe-sées, et dressa une Cane des Canaries , remarqua-cle par son exactitude. On a de lui : Voyage fait en1771. etc. ; Description du cercle deréflexio>i,iïttl, etc.
BORDEAUX, Rurdigala, ch.-l. du dép. de la Gi-ronde , sur la Garonne (riveg.), à500k. S.O. de Paris(558 par Orléans); 98,705 hab. Archevêché, courroyale, tribunauxde 1" instance et de commerce; aca-démie univ.; facultés des sciences et des lettres; ‘col-lège royal. Superbe pont, beau port, magnifiques quar-tiers du Chapeau-Rouge, des Chartrons, cathédrale,palais archiépiscopal, trois théâtres, bourse ; placesDauphine, Royale, d’Armes et autres; on y remarquaitaussi jadis le château Trompette, auj. détruit et lefort du Hâ, qui n’existe plus qu’en partie. Promenadesremarquables. Écoles d’architecture, d’hydrographieet de navigation, de botanique, de dessin et de pein-ture, de sourds-muets, etc. ; académies et sociétés sa-vantes ; observatoire, bibliothèque, galerie de ta-bleaux, etc. Banque. Industrie active : tabac, savon,raffinerie de sucre, chocolat, chapeaux, eaux-de-vie,anisette et autres liqueurs ; vins renommés (tous lesvins du département de la Gironde, et même d'autresencore, sont dits vins de Bordeaux). Commerce im-mense avec l’étranger, les îles, les Indes ; ligne de ba-teaux à vapeur communiquantavecl’Amérique ; en-trepôt de denrées coloniales et d’articles du Nord ; ar-mements pour la baleine. Chemins de fer. — R. étaitle chef-lieu de la Guyenne et de tout le gouverne-ment de Guyenne et Gascogne. Ses écoles étaientfameuses dès le temps des Romains. Elle fut capi-tale des possessions desAnglais en France depuisl 204,et ne fut réunie qu’en 1453. Insurgée en 1548 et 1650.Elle se déclara la l re pour les Bourbons en 1814.Patrie de S. Paulin, Ausone, Montesquieu, Berquin,Desèze, Martignac, etc. — 18 c. (Audenge, Belin,Blanquefort, La Brède, Cadillac, Carbonblanc, Cas-telnau-de-Médoc, Créon, Pessac, Podensac, Sl-An-dré-de-Cubzac, la Teste-de-Buch, plus Bordeauxqui compte pour 6), 153 communes et 247,748 hab.
BORDELAIS, subdivision delaprov. de Guyenne,avait à l’O. l’Océan Atlantique, à l'E. le Bazadais, auS. la Gascogne, au N. la Saintonge, et se divisaiten 13 parties : le Bordelais propre, le Médoc, leBuch-Captalat, les Landes de Bordeaux, le pays deBorn, le comté de Benauges ; le pays d’Enlre-deux-Mers, le pays de Libourne, le Fronsadais, leBourges, le Blayès, le Cubzaguès, le Vitrezay. Ch.-l.j Bordeaux. — Le Bordelais propre avait pourplaces : Bordeaux, St-Macaire, Rions, Ambarez.
BORDERES, ch.-l. de cant. (IL-Pyrénées), à 29kil. S. E. de Bagnères; 900 hab.
BORDES (Charles), poète et philosophe, né à Lyonvers 1720, mort en 1781, fit une réfutation du dis-cours de J.-J. Rousseau contre les sciences, composade petites Èpîtres en vers dont quelques-unes eurentl'honneur d'être attribuées à Voltaire. On a encorede lui une Tragédie, des Comédies et des Pro-verbes. Ses œuvres ont été recueillies en 4 vol. in-S,Lyon, 1783,
BORDEU (Théophile), célèbre médecin, né en 1722à Iseste (Béarn), mort à Paris en 1776, exerça d'a-bord à Montpellier, où il se signala dès le débutpar son opposition aux doctrines de Boerhaave quidominaient, alors; puis se fit recevoir docteur à lafaculté de Paris, et se fixa dans cette ville. Propaga-teur zélé d’idées nouvelles, il eut de vifs démêlésavec plusieurs de ses confrères, et fut quelque tempsinterdit. Bordeu s'est surtout attaché à prouver quetout ne s’explique pas dans les fonctions vitales parles simples lois de la mécanique ou de la chimie,et qu'il faut admettre une force spéciale pour enrendre compte ; il la nomme sensibilité, et il attribueà chaque organe une sensibilité qui lui est propre.On lui doit en anatomie d'importantes découvertessur l’usage des glandes, sur la structure du tissumuqueux. Dans la médecine pratique, il insista surl'utilité des eaux minérales pour la guérison desécrouelles, sur la nécessité de consulter le pouls etd'en distinguer les espèces, sur les avantages de l'ino-culation. On lui doit de savants mémoires sur cesdiverses questions, ainsi que d’excellents articles dansl 'Encyclopédie. Il avait commencé à publier desRecherches sur les maladies chroniques qu’il n’a puachever.
BORDOUAN, ville de l'Inde anglaise (Calcutta),à 100 kil. N. 0. de Calcutta, par 85° 37’ long. E.,23» 15’ lat. N.
BORE (Catherine de), femme de Luther. Elleétait religieuse dans un couvent près de Wittemberg;mais, dès qu’elle eut lu les écrits du réformateur, ellequitta le voile avec plusieurs de ses compagnes.Luther l’épousa en 1525.
BORÉAL. Voy. ARCTIQUE.
BORÉE, Roreas, dieu du vent du Nord, était filad’Astræus et de l’Aurore, ou, selon d'autres, duStrymon. Il enleva Chloris, fille d’Arcture, et Ori-thyie, fille d'Erechthée, roi d’Athènes.
BOREL (Pierre), savant médecin français, mem-bre de l'Académie des Sciences, né à Castres en1620, mort en 1689. On a de lui : Les Antiquités deCastres, 1649, in-8 ; Historiarum et observalionummedico-physicarum cenlurice II; De vero Telescopiiinvenlore; Auclarium ad vitam Peirescii; Discoursprouvant la pluralité des mondes; Vita Retiati Car -tesii, etc.
BORELLI (J.-Alphonse), médecin et physiologiste,né à Pise en 1608, mort en 1679, enseigna la mé-decine à Pise et à Florence, et essaya d’appliqueraux phénomènes de la vie les mathématiques et lamécanique ; il y réussit fort bien pour le systèmemusculaire et le mouvement des os, mais il échouapour tout le reste. Son principal ouvrage est Demolu animalium, opus posthumum, 1680. Il a aussiécrit sur la mécanique et la physique, et a publiédes éditions d ’Euclide, 1628, et d 'Apollonius dePerge, 1661, avec traduction latine.
BORGHÈSE, riche et puissante famille romaine,originaire de Sienne, s’est surtout signalée par songoût pour les arts, et a rassemblé dans le palaisqu’elle habitait à Rome, dit la villa Borghese, unedes plus belles collections qui existent.—Cette famillea fourni à l'Église un pape, Paul Y, et plusieurscardinaux.— Son dernier héritier, Camille Borghèse,prince de Sulmone, né à Rome en 1775, mort àFlorence en 1832, avait épousé une sœur de Napo-léon, Marie-Pauline Bonaparte; sous l’empire, il futchargé du gouvernement du Piémont. Voy. Pauline.
BORGIIETTO, ville du roy. Lombard-Vénitien,sur le Mincio, à 23 kil. S. O. de Vérone ; 2,000 hab.Victoire de3 Français surles Autrichiens(1796). — Ry a 2 autres Borghetto : l’un, situé aussi dans le roy.Lombard-Vénitien, à 10 kil. S. de Lodi ; 2,500 hab.;l’autre, dans les Etats sardes (Gênes), sur la Vara,à 10 kil. N. E. de Levanto.
BORGIIOLM, ville de Suède, sur la côte occi-