»
1
I
I
I
BOUC — 243 — BOUD
seille. Il est formé d'une partie de la Provence ; ilcomprend le Delta du Rhône ou île de la Camargue.Sol varié, stérile dans certaines portions, mais engénéral fertile : forêts, pâturages, beau riz, tabac,garance, fruits en abondance, vins exquis. Houille,albâtre, marbre, plâtre, grès, terre à creusets, àpoterie. Mérinos, chèvres, abeilles. Industrie active :huiles fines renommées, soude, soie, eaux-de-vie,parfums, essences , préparation de comestibles, sau-cissons recherchés, etc. Forges, martinets, usinesdiverses. Grand commerce. Le dép. des Bouches-du-Rhônc comprend 3 arr. (Marseille, Aix, Arles), 27cantons,106 communes; il dépend de la 7' divisionmilitaire, de la cour royale et de l'archevêché d'Aix.
bouches-de-l’elbe (dép. des). On nommait ainsitous l’empire (1811-14) un dép. formé de la ville et duterritoire de Hambourg, et de petites parties du Ha-novre, du Brunswick et du Lauenbourg; il s’étendaitjusqu’à l’embouchure de la Traye dans la Baltique,et avait pour ch.-l. Hambourg.
bouches-de-l’escaut (dép. des), anc. dép. del’empire français (1810-14), était formé de la Zélande,et avait pour ch.-I. Middelbourg.
bouciies-de-la-meuse (dép. des), anc. dép. de l’em-pire français (1810-14), comprenant à peu près le N.de la Zélande et le S. de la Hollande, avait pourchef-1. La Haye.
bouches-du-rhin (dép. des), anc. dép. de l’empirefrançais (1810-14), formé du Brabant oriental, avaitpour ch.-l. Bois-le-Duc.
bouches-du-weser çdép. des), anc. dép. de l’empirefranç. (1811-14), étaitforméde la ville de Brême etde parties du duché de Brême, de l’Oldenbourg etdu Hanovre; il avait pour ch.-I. Brême.
bouches-de-l’yssel (dép. des), anc. dép. de l’em-pire français (1810-14), formé de l’Over-Ÿssel, avaitpour ch.-l. Zwoll.
BOUCHET (Jean), écrivain du xv' siècle, né àPoitiersen 1476, mort vers 1556, exerça la profes-sion de procureur, et composa un grand nombred’ouvrages singuliers en vers et en prose, qui sontencore recherchés des bibliographes. Tels sont ; lesRegnards traversant les voies périlleuses de ce monde;l’Amoureux transi sans espoir; le Labyrinthe defortunes. On a aussi de lui des ouvrages historiques ;le plus estimé est intitulé Annales d’Aquitaine etantiquités du Poitou, 1524.
BOUCHOTTE ( J.-B.-Noel), né à Metz en 1754,mort en 1840, ministre de la guerre sous la répu-blique, était simple colonel lorsque la Conventionl’éleva à ce poste éminent (1793). Il signala son ad-ministration par sa probité et son activité ; il ne s’envit pas moins plusieurs fois accusé, il fut même ar-rêté en 1794, peu avant le 9 thermidor; mais il futbientôt relâché faute de charges suffisantes. Il se re-tira à Metz où il a vécu depuis étranger aux affaires.
BOUCHOUX (les), ch.-l. de cant. (Jura), à 11 kil.S. O. de Saint-Claude ; 2,000 hab.
BOUC1CAUT (Jean i.e maingre, sire de), maréchalde France, né à Tours en 1364, ht ses premières armessousDuguesclin, combattit à côté de Charles VI â lto-sebecque (1382), fit des prodiges de valeur, et fut faitmaréchal à l’âge de 25 ans. 11 suivit Jean-sans-Peur,duc de Nevers, dans sa croisade contre Bajazet;resté presque seul sur le champ de bataille à Nico-polis (1396), il fut fait prisonnier, mais il ne tombaau pouvoir des Turcs qu'après une résistance hé-roïque. Délivré de sa captivité, il servit encore con-tre Bajazet sous l’empereur grec Manuel , 1399.Gênes, qui s’était donnée aux Français, l’eut pourgouv.(1401); il s’y conduisit avec une rare fermeté;mais en son absence la garnison fut surprise et mas-sacrée. Revenu en France, il s’opposa vivement auprojet qu’avait le roi do livrer la bataille d’Azin-court. Il y fut fait prisonnier, et fut conduit enAngleterre, où il mourut en 1421. On a les Mé- ]
I moires du sire de Bnucicaut, écrits sous ses yeux.
BOUDDHA, divinité de l’Asie orientale: c’est lenom que l’on donne à la raison parfaite, à l’intelli-gence absolue dans la religion bouddhique. On en-tend aussi par là les âmes parvenues à l’état de béa-titude, se dégageant des liens de la matière, etqui habitent le monde immatériel. Ce nom s'ap-plique enfin aux diverses incarnations de la raisonsuprême, dont la principale est Chakyamouni, leDieu actuel du Bouddhisme. Voy. bouddha-g aou-tama et bouddhisme..
bouddha-gaoutama ou chakyamouni , sage del’Inde, né l’an 607 av. J.-C., mort en 542 , était filsd’un ancien souverain du Bahar. Les Bouddhistes leregardent comme la quatrième incarnation de Boud-dha ou la raison suprême. A 29 ans il alla visiter leslieux saints dans le désert ; prêcha sa doctrine dansle Cachemire, et après avoir fait un grand nombrede disciples, il monta sur un arbre, resta deux moiset demi en méditation et mourut. Ses préceptes ontété recueillis par ses disciples dans le K’haghiour ouTraduction des commandements. Voy. bouddhisme.
BOUDDHISME, une des religions les plus répan-dues dans le monde, issue du brahmanisme, oupeut-être antérieure à cette religion même ; elle pa-raît s’être formée dans l’Inde 1,000 ans environavant notre ère; déjà longtemps av. J.-C. elle ré-gnait parmi les hordes nombreuses de l’Asie cen-trale. Introduite en Chine dans le i" siècle, laCorée, le Japon, le Thibet, la reçurent successive-ment ; les Mongols enfin l’embrassèrent sous lespremiers successeursde Gengis-Khan, et aujourd’huielle couvre la plus grande partie de l’Asie, où ellecompte plus de 200 millions de sectateurs. Le boud-dhisme suppose que notre existence actuelle est im-parfaite et sans réalité; que le monde de la ma-tière ( samsara) est une illusion de nos sens, et il en-seigne la nécessité de dégager' notre âme de cemonde périssable, pour lui donner entrée dans lemonde immatériel et vrai , où réside Bouddha ,l’intelligence suprême et la raison parfaite, et quiest situé au-dessus de l’espace lumineux, dans unerégion éternelle et indestructible. C'est là qu’habi-tent les âmes déjà parvenues à l'état de Bouddhas,assistant à la création et à la destruction des mon-des. Les plus parfaites d’entre elles, les Bouddhasaccomplis ( Tathâgatas), peuvent s’incarner et descen-dre sur la terre afin de dégager les âmes enchaînéesdans le monde matériel, sur lequel elles ont un em-pire souverain. Chakyamouni, le 4 e des Bouddhasdéjà parus, est mort l'an 542 avant notre ère, etMaïtreya, le 6 e Bouddha, doit paraître 5,000 ansaprès lui. Après la mort d'un Bouddha incarné, sareprésentation reste sur la terre jusqu’à la venued’un autre Bouddha, et est animée par les incar-nations successives des Bodhisatlvas ou Bouddhasmoins parfaits : ainsi les Bouddhistes adorent au-jourd’hui Padmapani ou la représentation de Cha-kyamouni, qu’ils croient toujours visible dans lapersonne du Dalaï-Lama du Thibet, leur grand pon-tife. Cette religion,qui est encore bien peu connue,eut à souffrir une persécution cruelle de la partdes Brahmines et des sectateurs de Shiva, dieu sen-suel-el sanguinaire, emblème de la destruction desêtres ; et, vers le v" siècle, le bouddhisme fut ex-pulsé de tout l’IIindoustan. La collection des livresthéologiques de cette religion s’appelle K’kaghiour,c’est-à-dire Traduction des commandements ; ellecomprend 108 volumes. Voy. FÔ.
BOUDOT (J.), imprimeur du roi, est connu parun Dictionnaire latin-français qu’il publia en 1704, etqui eut une grande vogue dans les classes.—Il laissadeux fils : Jean Boudot, libraire, qui se distinguapar ses connaissances bibliographiques ; et l'abbéP.-J. Boudot, auteur de plusieurs ouvrages estimés,et collaborateur du président Hénaul.
16 .