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80,000 hab. Bel aspect ; mur d'enceinte élevé, flanquéde tours ; quelques monuments ; palais du khan ; joliminaret de Mirgharab ; 360 mosquées, 60 medrcs-sées ou collèges ; célèbres écoles de théologie et demédecine qui comptent 10,000 élèves. Nombreusesfabriques : étoffes de coton, bonneterie, papier desoie, armes, imprimerie sur toiles, etc. Grand com-merce avec la Russie, l’Iran, le Kaboul, etc.
boukhara (khanat de). Voy. boukharie (grande-).
BOUKHAREST, Thyanus? cap. de la Yalachie, surla Dumbovitza, à 444 kil. N. O. de Constantinople,80,000 h. Ville mai bâtie; 366 églises, 20 couvents;30 caravensera'ls ; beaux palais du prince, de l’ar-chev., des env. autrichien et russe. Ecole St-Sava, bi-bliothèque publique, lycée, société scientilique.Toiles,tapis, etc., distilleries d’eau-de-vie. Commerce trèsactif.—Capitale depuis 1698 (après Tergovist). Prisesur les Turcs en 1769 par les Russes, en 1789 par lesAutrichiens, et toujours rendue. Un traité fut concluen 1812 à Boukharest entre laRussie et la Porte otto-mane, par lequel cette dernière cédait aux Russes laBessarabie et acceptait le Pruth pour limite; laVa-lachie fut placée sous la protection de la Russie.
BOUKHARIE (grande-), autrement idc khanat deBoukhara , l'ancienne Sogdiane, état de l’Asie cen-trale, le plus riche, le plus peuplé, le plus puissantdu Turkestan indépendant, entre le steppe desKirghiz au N., les rég. deKhokhanet d’IIissarà l’E.,le Khiva à l’O., le Balk au S., etc., s’étend de 37°à 41° lat. N. et de 61° à 67° long. E.;2,500,000 hab.( Tadjiks , Usbeks, Turkomans, etc.). Cap., jadis Sa-mareand, puis Bikend; auj. Boukhara. On divise laBoukharie en 9 prov. : Boukhara, Karakoul, Ker-mina, Minkal, Samarcand, Juzzek, Karchi, Labiaket Balk. La Boukharie est sur le grand plateau cen-tral de l’Asie et est traversée par quelques chaînesde mont Fl. : Amou et Zer-afchan ou Kouandaria.Climat tempéré, fort chaud l’été. Sol varié : grainsen abondance, surtout du millet; raisins, fruits,chanvre, safran, tabac, etc.; excellents chevaux.Religion mahométane; gouvernement despotique ;milice de 300,000 hommes de cavalerie, peu d’in-fanterie et d'artillerie. — Ce pays fit successive-ment partie de l’empire perse, de celui d’Alexan-dre, de celui de la Bactriane; fut conquis parles Turcs au vi" siècle, par les Chinois au vu', parles Arabes en 705, fut alors régi par des princesvassaux des califes, tomba ensuite aux mains desSamanides (ix° s.), des Turcs Hoéïkes (1000), desSeldjoucides (1037 ;, de Mohammed, sultan deKharism (1207), des Mongols (1219), de Tamerlan(1383), des Uzbeks en 1505, des Astrakanides (des-cendants de Batou-Khan) en 1600, et d’une nouvelledynastie d’Uzbeks en 1786.
boukharie (petite-), prov. de l’Empire chinois.Voy. THIAN-CHAN-NAN-ROIJ.
BOULAINVILLIERS (Henri, comte de), histo-rien, né à St-Saire en Normandie en 1658, morten 1722, s’occupa principalement de l'histoire deFrance, et porta dans cette étude un esprit systéma-tique et paradoxal : il voyait dans la féodalité lechef-d’œuvre de l’esprit humain et le gouvernementle plus libre. On a publié un grand nombre d’ou-vrages de lui, mais il n'en a lui-même fait impri-mer aucun. Les principaux sont : Histoire de l’anciengouvernement de France , La Haye, 1727 ; État de laFrance , Londres, 1727 ; Abrégé chronologique del’histoire de France jusqu’à Henri IV, La Haye, 1733;Histoire de la pairie et du parlement de Paris , Lon-dres, 1733. On a encore de lui une Histoire des Ara-bes, une Vie de Mahomet, un Traité des trois impos-teurs, une Analyse de Spinosa et une Bé/ulalion decet auteur. Il a en outre laissé beaucoup de manus-crits qui sont restés inédits.
BOULAK, ville delà B.-Égyptc, sur la rive droitedu Nil, à 2 kil N. O. du Caire dont elle est regar-
dée comme le faubourg et le port ; 15,000 h. Écolepolytechnique, école de dessin, école d’arts et mé-tiers , école de langues vivantes, établies par Méhé-met-Ali. Boulak fut brûlée en 1799 par les Françaislors du siège du Caire; elle a été relevée depuis.
BOULANGER (Nicolas-Antoine), écrivain duxvm c siècle, né à Paris en 1722, mort en 1759, h37 ans, était fils d’un marchand de papier. Il s’ap-pliqua d’abord aux mathématiques et davint ingé-nieur des ponts et chaussées ; puis il se tourna vers laspéculation, étudia les langues anciennes et orien-tales, et composa plusieurs écrits philosophiques danslesquels il cherpha à expliquer par des symbolesastronomiques, mais surtout par le déluge et par laterreur qu'inspira aux hommes cette grande catas-trophe, les superstitions et les pratiques religieusesétablies sur toute la terre. Il n’a publié lui-mêmeaucun de ses écrits ; on les a imprimés après sa morten les remaniant et en leur donnant peut-être lecaractère anti-religieux qu'ils portent aujourd’hui.Les principaux sont : l’Antiquité dévoilée par sesusages, publié et refondu par d’Holbach , Amster-dam, 1766; Recherches sur l'origine du despotismeoriental, Genève, 1761 et 1766. On lui a aussi attri-bué le Christianisme dévoilé, ouvrage impie qui estde Damilaville ou du baron d’Holbach. Tous sesécrits ont été réunis en 1792, 8 vol. in-8 ou 10vol. in-12.
BOULARD (Antoine-Marc-Henri), célèbre biblio-phile, né à Paris en 1754, mort en 1825. Aprèsavoir fait de brillantes études et obtenu le prixd’honneur à l’université de Paris (1770), il exerçala profession de notaire en remplacement de sonpère; il quitta son étude en 1808 pour se livrertout entier à son goût pour les lettres et pour leslivres. Il avait formé une bibliothèque qui s’élevaità près de 500,000 vol. On lui doit un grand nom-bre de traductions, entre autres : Histoire littérairedu moyen âge, de Harris, 1786; Histoire littérairedes 14 premiers siècles de l'ire chrétienne, de Be-rington, 1814-1826.11 fut l’ami de La Harpe et publiasa Philosophie du xvur siècle, — Il ne faut pas leconfondre avec un autre Boulard, imprimeur-li-braire, né vers 1750, mort vers 1809, qui a publiéun Traité de Bibliographie estimé, Paris, 1804.
BOULAY ou BOLSHEIN, ch.-l. de canton (Mo-selle), à 24 kil. N. E. de Metz ; 2,684 hab.
BOULAY. Voy. duboulay.
BOULDER-AA, riv. de la Russie d’Europe, naîtà 80 kil. S. de Dorpat, coule au S. O., baigne Vol-mar et Venden et tombe dans le golfe de Livonie.Cours, 200 kil.
BOULE (André-Charles), ébéniste célèbre, né àParis en 1642 et mort en 1732, a attaché sonnom à une sorte de meubles fort recherchés aujour-d’hui, dont les ornements consistent en incrustationsde divers genres. Il obtint de Louis XIV le titre degraveur du sceau et un logement au Louvre.
BOULÉBANÉ, capit. du Bondou. Voy. bondou.
BOULEN (Anne), ou plutôt BOLEYN, femme deHenri VIII. Elle passa sa première jeunesse enFrance, où elle avait accompagné Marie d'Angleterre,qui épousa Louis XII, et mena à la cour de ce princeet à celle de François I une vie assez licencieuse.Elle retourna vers 1525 en Angleterre, se fit attacherà la personne de Catherine d'Aragon, femme deHenri YHI, parvint à faire répudier cette prin-cesse, et se fit épouser par le roi (1532). C’est afind’accomplir ce mariage, que le pape ne voulait passanctionner, que Henri VIII abandonna la religioncatholique. Anne Boulen devint bientôt mère etdonna le jour à la célèbre Elisabeth. Son règne futde courte durée. Supplantée bientôt elle-même parune de ses dames d’honneur, Jane Seymour, elle futaccusée d’adultère et même d’inceste, et fut déca-pitée en 1536. — Son frère, George Boleyn, qui avait