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été créé lord Rochefort, fut accusé d’un commerceincestueux avec elle, et partagea son supplice.
BOULLIER (David-Renaud), ministre à Amster-dam, ensuite à Londres, né à Utrechten 1699, mortà Londres en 1759 , signala son zèle contre les doc-trines nouvelles et les combattit. Ses principauxouvrages sont : Essai philosophique sur l'âme desbêtes, 1728, in-12, et 1737, 2 vol. in-8; Expositionde la doctrine orthodoxe de la Trinité, 1734, in-12;Lettres sur les vrais principes de la religion, 1741,2 vol. in-12; Lettres critiques sur les Lettres philoso-phiques de Voltaire, 1754, in-12.
BOULOGNE, b.-sub-mer, Gesonacum et Bononia(réunies), peut-être Itiusportus, Bolonia e n lat. mo-derne, port de mer, ch.-l. d'arr. (Pas-de-Calais), à106 kil. N.O.d’Arras, àl’emb. de la Liane dans laManche ; 25,732 liai). Port d’accès difficile, formé de2 bassins ; muraille flanquée de tours rondes et ren-fermant un château-fort. Jolie ville, divisée enhauteet basse. Trib. de 1" inst. etdecomm.Collège.Sociétés d’agriculture, commerce, sciences et arts;école de navigation ; bibliothèque publique. Com-merce actif; armements pour voyages au long-cours,cabotages, pêcheries. Bel établissement de bains demer. Passage fréquent de France en Angleterre.Boulogne était une station navale sous l’empireromain; elle fut détruite par les Normands, 888,prise par Henri VIII en 1544, et rendue à la Franceen 1550. En 1803 Bonaparte y forma un campcélèbre, et y équipa une flottille destinée à opérerune descente en Angleterre. Une colonne a étéérigée sur les lieux en mémoire de cet événement.Patr. de Daunou. — L’arr. a 6 c. (Calais, Marquise,Guines, Desvres, Samer, plus Boulogue), 100 com-munes, et 105,465 hab.
Boulogne (comté de), à peu près le Boulon-nais, appartint d’abord à une branche de la mai-son de Flandre, qui possédait en même temps Bouil-lon, Sedan, et de laquelle sortit, entre autres per-sonnages célèbres, Godefroy de Bouillon. A la mortd’Eustache III, frère aîné de Godefroy de Bouillon(1125), il passa à Étienne de Blois, depuis roi d’Angle-terre, et à sa descendance; puis, après avoir été portépar quatre héritières successives dans autant de mai-sons différentes, il devint la propriété du comte d’Au-vergne, Robert V (1267), dont l’arrière-petite-iille,Jeanne, mariée en secondes noces à Jean-le-Bon,roi de France, le laissa à Philippe de Rouvres, filsde Philippe de Bourgogne, comte d’Artois, son pre-mier mari (1360). Jeanne, petite-fille de ce dernier,légua les 2 comtés (Auvergne et Boulogne) à MariedeMongascon; mais h sa mort (1422), Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne, s’empara du comté de Bou-logne , et le garda par le traité d’Arras (1435).Louis XI le réunit à la couronne vers 1477.
bodlogne, ch.-l. de cant. (H.-Garonne), à 28 kil.N. O. de Saint-Gaudens ; 1,700 hab.
Boulogne, bourg du dép. de la Seine, à 3 kil. 0.de Paris ; 5,993 hab.—Entre Boulogne et Paris est lebois de Boulogne, célèbre comme promenade dumonde élégant de Paris. C’était jadis un lieu dechasse royale. Il renfermait le château de Madrid,bâti en 1528, et démoli sous Louis XVIII. En 1260le monastère de Longchamp y fut fondé par sainteIsabelle, sœur de saint Louis. Ce couvent devint dansla suite le rendez-vous des dames de la cour, quiallaient y écouter les chants des religieuses. Bientôton y admit les hommes de la cour; et lorsque lecouvent fut fermé, en 1789, la promenade annuellede Longchamp lui survécut.
BOULOGNE (eustaciie de). Voy. eustache.
Boulogne (Etienne-Antoine), évêque de Troyes,né à Avignon en 1747, mort en 1825, remportaen 1772 le prix d’éloquence proposé par l’académiede Montauban. 11 vint à Paris en 1779, se fit connaî-tre par un éloge du dauphin, père de Louis XVI, et
fut nommé vicaire-gêneral et prédicateur du îol, Ala révolution il combattit les décrets de l’Assembléeconstituante sur le clergé. En 1801 il adhéra auconcordat et se fit d’abord remarquer par son adu-lation envers Napoléon ; mais après l’arrestation dePie S'il , il donna sa démission et adressa à l’empe-reur des remontrances qui le firent arrêter et dé-tenir à Vincennes jusqu’en 1814. II recouvra la li-berté sous la restauration et fut élevé à la pairie.
BOULOIRE, ch.-l. de cant. (Sarthe), à 13 kil.N. O. deSt-Calais; 1,500 hab.
BOULONNAIS, petite prov. de France, habitéedu temps des Romains par les Morini, faisait partiedu gouvernement de Picardie, et avait pour capit.Boulogne. Elle forme auj. l’arr. de Boulogne.
IlOULTON. Voy. watt.
BOUNAR-BACHI, village de la Turquie d’Asie ,dans le livah de Biga, à 40 kil. N. 0. d’Adramiti.Eaux thermales nombreuses dites par les Turcs lesQuarante-Yeux. La ville est située presque sur l’em-placement de l’antique Troie.
BOUQUENON ou BOCKENHEÏM, ville du dép.du Bas-lthin, sur la Sarre ; 2,950 hab. Elle commu-nique par un pont avec Neu-Saarwerden, et formeavec cette dernière un ch.-l. de cant. sous le nomde Saar-Union.
BOUQUET (dom Martin), bénédictin de Saint-Maur, né en 1685 à Amiens, mort en 1754 à Paris,fit paraître les 8 premiers vol. de la grande collec-tion intitulée Rerum gallicarum et francicarumScriplores, 1738 et années suivantes, dont la suitefut publiée par d’Anime, Haudiguier, Brial, etc. Ilavait eu part aux travaux de Montfaucon, et avaitcommencé sous ce grand maître à se former auxsavantes recherches.
BOURBON (île), île voisine de l’Afrique, dans lamer de» Indes , entre Madagascar et I’îie Maurice,par 62» 56’-53» 34’ long. E., 20» 50’-21»23’ lat. S.;77 kil. sur 53; 109,000 hab., dont 69,000 esclaves;ch.-l., Saint-Denis. Un volcan éteint, le Gros-Morne; un qui brûle encore, dit le piton de F’our-naise ; pas de port, mais quelques rades. Chaleurforte, mais supportable ; ouragans terribles ; bellesforêts à l’intérieur. Sol fertile ; café, sucre, mus-cade , girofle , cannelle et autres épices ; tabac, riz,blé, coton. On la divise en 2 districts, l’un du Vent,l’autre sous le Vent. —Découverte par le Portugaisdon Mascarenhas, 1545; occupée depuis 1642 parles Français qui la possèdent encore ; elle appartintun instant aux Anglais, 1810-14. Elle a porté suc-cessivement les noms de Mascareigne, du nom decelui qui la découvrit; de Bourbon, en l’honneurde Louis XIV ; puis sous la république, ceux d’ile dela Réunion, et de Bonaparte ; elle a repris le nomdo Bourbon en 1815, et de la Réunion en 1848.
boukbon-lancy , Aquœ Nisineii, ch.-l. de cant.(Saône-et-Loire), â 43 kil. N. O. de Charolles;2,350 hab. 7 sources thermales. Aux environs, mo-numents antiques. Le nom de cette ville, qui s’é-crivait autrefois Bourbon l'Ansi, vient d’Anselme,fils d’un comte de Bourbon, frère d’Archambault.
bourbon-l’archambault, Castrum Borboniense etAquœ Borboniœ, ch.-l. de cant. (Allier), à 19 kil. O.de Moulins; 3,000 hab. Sources minérales et ther-males. Grahd hospice. Cette ville est le berceau etla résidence primitive des sires de Bourbon. On yvoit encore 3 tours, vestiges de leur ancien château.
bourbon-vf.ndée, ch.-l. du dép. de la Vendée, surI’Yon, à 431 kil. S. O. de Paris; 5,257 hab. Trib.de 1‘» instance et de commerce ; collège royal. Rueslarges et tirées au cordeau : plusieurs édifices pu-blics, mais peu de maisons terminées. Société d’agri-culture , bibliothèque, haras. Comm. de grains, bes-tiaux, etc. — C’était autrefois un simple village,dit la Roche-sur-Yon ; il échutauxv'siècleàJean II,de la 2' branche do la maison de Bourbon, d’où son