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dirnbourg, mort en 1820, exerça d’abord la méde-cine , puis suppléa le professeur Dugald-Stewart àpartir de 1810. 11 a composé un Essai sur la rela-tion de cause et effet, et des Leçons sur la philoso-phie de l'esprit humain, ouvrage posthume qui estdevenu classique dans la Grande-Bretagne et auxÉtats-Unis : il s’y éloigne souvent de Reid et Stewart,poursuivre Hume. 11 a composé des poésies estimées.
BROWNE (Thom.), médecin et savant, né àLondres en 1605, mort en 1682, s'est fait connaîtrepar un ouvrage intitulé : la Religion du médecin,1642, qui fut traduit en français, en latin et enallemand ; et par un essai sur les erreurs vulgaires,Pseudodoxia epidemica, 1G46, traduit enfranç. parSouchay, 1733.— Il laissa un fils, Édouard Browne,médecin distingué, né en 1642, mort en 1708, quis’est surtout fait connaître par ses voyages, publiésà Londres, 1673, et traduits en français, 1674.
browne (Simon), ecclésiastique dissident, né en1680, mort en 1732, écrivit plusieurs ouvrages pourla défense du christianisme contre Woolston et Tin-dal. Il tomba à la fin de sa vie dans une espèce dedémence qui ne l’empêcha cependant pas de com-poser d’excellents ouvrages.
browne (Guill.-George), voyageur anglais, né àLondres en 1768, est le premier Européen qui aitpénétré dans le Darfour, pays situé à 10. de l’A-byssinie (1793). Il fut assassiné en 1813 en allantde Tauris à Téhéran.
BROWN1STES. Yoij. brown (Jean).
BROZZ1, bourg de Toscane, à 6 kil. N. O. deFlorence. Beaux chapeaux de paille, dits d'Italie.
BRUCE (Robert), comte d’Annandale, seigneurécossais, issu de la maison royale, fils de RobertBruce-le-Noi)le et d’Isabelle d'Ecosse, disputa letrône à Bailleul après la mort d'Alexandre III (1286),ets’unit au roi d'Angleterre, Édouard I, pour triom-pher de son rival ; mais il fut trompé par le mo-narque anglais qui, après la victoire, refusa de luidonner le.trône. U s'unit ensuite à Wallace pourdélivrerl'Ëcosse.Sonfilsdevint roi. {Voy. l’art, suiv.)
bruce (Robert), d’abord comte de Carrick, puisroi d'Écosse sous le nom de Robert I, était fils duprécédent. 11 vécut d’abord à la cour d)Édouard I,puis s’esquiva de Londres, souleva l’Écosse et sefit couronner à Scône, 1306.11 défit Edouard II à labataille de Bannockburn (1314). Après de nombreuxcombats, il fit reconnaître son indépendance parEdouard III en 1329.11 mourut dans la même année.— Il eut un frère, Edouard Bruce, qui fut proclaméen 1315 roi d’Irlande, et qui périt à la bataille deDundalk, dans un combat singulier contre un Anglais.
bruce (David), roi d'Écosse sous le nom de Da-vid II, fils de Robert Bruce, succéda à ses droits en1329. Privé pendant quelque temps de ses états parEdouard 111, qui avait placé Bailleul sur le trône,il y rentra en 1342 avec le secours de Philippe deValois, roi de France, et fit la guerre à Edouard III.Après avoir obtenu quelques succès, il fut vaincu etprisa Nevill’s Cross (1346), et resta pendant dix anscaptif à la Tour de Londres. Edouard lui rendit enfinla liberté, à la sollicitation de sa sœur Jeanne, queBruce avait épousée. Il mourut en 1370, laissant lacouronne à Robert Stuart, son neveu.
bruce (Jacq.), célèbre voyageur écossais, né àKinnaird en 1730, mort en 1794. Après s’être en-richi dans le commerce, il se mit à voyager pour sedistraire du chagrin que lui causait la perte de safemme. Il visita toute l'Afrique septentrionale, puispénétra dans l’Abyssinie, et se mit À la recherche dessources du Nil (1768-72). Après une longue absence,il revint en Angleterre où on le croyait mort, et ypublia la relation de son Voyage à ta recherche dessources du Nil (1773). Cette relation a été traduite®n français par Gastéra, 1790, 5 vol. in-4. Brucea beaucoup ajouté aux connaissances que l’on avait
sur la géographie et l’histoire naturelle de l’Abys-sinie ; mais il paraît qu’il n’a pas découvert lessources du vrai Nil ; il a seulement remonté jusqu’àla source du Bahr-el-Azrek, un des affluents du fleuve.
BRUCHIUM, quartier de la ville d’Alexandrie enÊgyple. Voy. Alexandrie.
BRUCHSAL, ville du grand-duché de Bade, à 19kil. N. E. de Carlsruhe ; 6,000 hab. Hôtel-de-villeet château qui était jadis la résidence de l’évêque deSpire. Mine de sel, commerce de sel.
BRUCK, ville des États autrichiens (Styrie), à 40kil.N.O. de Grætz; 1,320 hab. Fonderie. Commercede transit.
bruck-sur-leitha , ville des États autrichiens(Autriche), à 30 kil. S. O. de Presbourg; 2,360 hab.
BRUCKER (J.—J.), savant allemand, né à Augs-bourg en 1696, mort dans la même ville en 1770,fut pasteur de l’église de St-Ulrie. Il est auteur de1 ’Hisloria crilica philosophiœ a mundi incunabulis adnoslram usque œtatem deducla, Leipsick, 1741-44,5 vol. in-4, réimprimée avec augmentation d’un6' vol. en 1767, ibid. C’est une vaste compilation,fruit d’une érudition exacte et étendue, où la vie etles opinions des philosophes sont exposées avec dé-tail et fidélité. L’auteur en publia lui-même unAbrégé sous le titre d’ Insliluliones historiœ philo-sophicæ, 1747 et 1756. Il avait préludé à son grandouvrage par plusieurs dissertations dont la plus impor-tante eslffisloria philosopliica de ideis, Augsbourg,1723. 11 publia en 1748 : Miscellanea historiœ phi-losophicœ, litlerariœ, cridcœ, etc. On lui doit enoutre plusieurs écrits sur la littérature allemande.
BRÜCTÈRES, Bructeri, peuple germanique quihabitait sur les bords de l’Ems, entre les Frisii auN., les Batavi à l’O., les Usipii au S., les Dulgibinià TE., et s'étendait jusqu'à la Lippe, le Weser et leWeept. Ils occupaient l'emplacement d’une partie dela Prusse Rhénane (Westphalie) et du royaume deHanovre, territoire marécageux d’où ils avaient tiréleur nom ( briieh , marais). Ils combattirent Drusussur l’Ems, soutinrent les Chérusques et les Marsesdans leurs guerres contre les Romains, et favori-sèrent Civilis. Ils furent subjugués plus tard par lesSaxons. Beaucoup d’entre eux entrèrent alors dansla milice romaine ; le reste se mêla aux Francs.
BRUEYS (David-Augustin de), poète et théologien,né à Aix en 1640, mort à Montpellier en 1723, futélevé dans la religion protestante et fut converti(1681) par Bossuet qu’il avait d'abord combattu.Devenu zélé défenseur du catholicisme, il écrivit plu-sieurs ouvrages en faveur de cette religion et finitpar entrer dans l’état ecclésiastique. S’étant alorsfixé à Paris, il prit du goût pour le théâtre et com-posa , soit seul, soit en société avec Palaprat, soncompatriote et son ami, plusieurs comédies qui eu-rent du succès. Ses pièces les plus connues sont :le Grondeur, 1691 ; le Muet, 1691; l'Important decour, 1693 ; le Sot toujours sot, 1693 ; les Empiriques,1698 ; l’Avocat patelin, 1706; cetie dernière pièce esttirée d’une ancienne farce de P. Blanchet, qui vivaitau temps de CharlesYIIL II s’est aussi essayé, maisavec moins de succès, dans la tragédie. Les œuvreslittéraires de Brueys ont été publiées en 1735, 3 vol.in-12, et en 1812, par M. Auger, 2 vol. in-18.
brueys (Fr.-Paul de), contre-amiral, né en 1760à Uzès, commandait la flotte qui conduisit en Egyptel’armée aux ordres de Bonaparte (1798). Ayant troptardé, après avoir débarqué ses troupes, à quitterles côtes de l’Égypte, il fut attaqué par l'amiralNelson près d’Aboukir ; son escadre fut presque en-tièrement détruite, et il périt lui-même après avoirfait des prodiges de valeur (1" août 1798).
BRUGES, ville de Belgique, ch.-l. de la Flandreoccid., à 88 kil. N. O. de Bruxelles, sur le canal deGand à Ostende; 45,000h.Evêq.Egl.Notre-Dame,hôtel-de-ville, palais épiscopal, palais de justice,