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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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halle, etc. Université, sociétés savantes, musée, bi-blioth. Commerce de toiles, serges, étoiles de laine,draps, savon, eau-de-vie, bière ; fonderie de cloches.Le peintre J. Van Eyck sy fixa, d' il fut dit JeandsBruges. Pat.de Berken, Stevin, etc.Y. municip.auxii e siècle, très rlcbe au xm e . Fréquentes révoltescontre les ducs de Bourgogne qui la possédaient. Elleappartint à la France en 1745 et en 1794; fut com-rise dans le roy. des Pays-Bas en 1815, et dans laelgique en 1832.Un canal lunit à Ostende.BRUGUIÈRES, ch.-l. de cant. (Tarn), à U kil. S.de Castres; 3,724 hab v

BRÜHL, ville des États prussiens (prov. Rhé-nane) , à 13 kil. S. de Cologne; 1,550 habit. Auxenvirons, superbe château, dit des Électeurs, cons-truit en 17 25 par Clément-Auguste de Bavière, auj.détruit. Cette ville servit de refuge à Mazarin lors-quil fut banni de France en 1651.

BRÜHL (Henri, comte de), premier ministre etfavori dAuguste III, électeur de Saxe et roi de Po-logne, en 1700 dans la Thuringe, sest rendu tris-tement célèbre par les malheurs que la Saxe et laPologne essuyèrent sous son administration, ainsique par son faste et ses extravagances financières.

BRUIX (Eustaehe), amiral français,, en 1759à St-Domingue, mort en 1805, fit avec distinction lacampagne dAmérique, et nen fut pas moins excludu service en 1793 ; mais fut rappelé dès 1794, de-vint jieu après major-général de la marine à Brest,puis contre-amiral et enlln ministre de la marine. 11réussit presque miraculeusement â sortir de Brestqui était bloqué par les Anglais et gagna la Médi-terranée il rendit de grands services ; il venaitdêtre nommé amiral de la flottille impériale ras-semblée à Boulogne pour faire une descente en An-gleterre, lorsquil mourut.

BRULON, ch.-l. de cant. (Sarthe), à 32 kil. N. O.de La Flèche ; 1,350 hab.

BRUMAIRE (lel8),anVIII, journée mémorabledans laquelle le général Bonaparte renversa le Di-rectoire. 11 lit évacuer par une compagnie de gre-nadiers la salle délibérait le Conseil des Cinq-Cents, et forma, avec Sieyès et Roger-Ducos, unnouveau gouvernement sous le nom de Consulatprovisoire. Cette journée répond au 9 nov. 1799.

BRUMATH, Brucomagus, ch.-l. de cant. (Bas-Rhin), à 17 kil. N. 0. de Strasbourg; 4,131 hab.

BRUMOY (Pierre, dit le Père), savant jésuite,â Rouen en 1688, mort en 1742 , vint de bonneheure à Paris, fit léducation du prince de Talmont,travailla au Journal de Trévoux, fut chargé de con-tinuer l'Histoire de léglise gallicane, commencéepar Longueval et Fontenay (il en rédigea les vol. 11et 12), et se fit connaître avantageusement par plu-sieurs publications historiques et littéraires. La plusimportante est le Théâtre des Grecs, contenant destraductions et des analyses des tragiques grecs avecde savantes remarques, 1730, 3 vol. in-4, et 1747,G vol. in-8. Cet ouvrage a été publié de nouveauavec de grandes améliorations par MM. Rochefort,Laporte-Dutheil, etc., 1785-89, 13 vol. in-8 , et parM. Raoul Rochette, 1825, 16 vol. On a encore deBrumoy un Recueil de diverses pièces en prose et envers, dans lequel on remarque deux poèmes latins,l'un sur les Passions, lautre sur la Verrerie.

BRUNCK (Richard-Fr.-Phih), helléniste français, à Strasbourg en 1729, mort en 1803, futeommis-saire des guerres, puis receveur des finances, et necommençaque vers lâge de 30ans à cultiver la litté-rature grecque à laquelle il a rendu de si éminentsservices. On lui doit in grand nombre d'éditionsestimées. Les principales sont : Analecta veterumpoetarum grœcorum, 3 vol. in-8, Strasbourg, 1776,cest une édition de Y Anthologie beaucoup plus com-plète et plus soignée que les précédentes ; Ana-créon, 1778 et 1786; Apollonius de Rhodes, 1780:

Aristophane, 1783 ; les Gnomiques, 1784 ; Sophocle,1786 et 1789 : cette dernière édition est regardéecomme son chef-dœuvre. On reproche à Brunck unegrande hardiesse dans ses corrections.

BRUNDISIUM ou BRUNDUS1UM, auj. Brindisi,vulgairement Brindes en français, ville maritimedItalie, sur l'Adriatique, dans le territoire des Ca-labri. Port célèbre, d' les Romains avaient cou-tume de s'embarquer pour la Grèce. Elle fut la pa-trie de Pacuvius, et vit mourir Virgile. Elle four-nissait dhuitres la ville de Rome.

BRUNE (G.-M.-A.), maréchal de lempire, en1763 à Brives-la-Gail larde, était fils d'un avocat auprésidial de cette ville. 11 adopta avec ardeur lesprincipes de la révolution, se lia avec Danton et sefit dabord connaître par quelques écrits politiques.Ayant pris du service en 1793, il devintbientôt gé-néral de brigade et se distingua à la bataille dAr-cole ; puis il commanda en chef en Hollande (il battit les Anglais à Alkmaër), en Vendée et enItalie, et fut nommé maréchal à lavénement delempereur. Chargé du gouvernement des villeshanséaliques (1807), il prit Stralsund. Il fut néan-moins disgracié peu après. Quand Napoléon revint delîle d'Elbe, il lut chargé d'un commandement dansle Midi. Peu de temps après la bataille de Wa-terloo , il fut assassiné à Avignon par la populaceroyaliste ameutée. Brives lui a érigé une statue (1841).

BRUNEHAUT, reine dAustrasie (5GS), femmedu roi Sigebert et fille d'Athanagilde, roi^ gothd'Espagne, est célèbre par ses démêlés avec Fréde-gonde. Voulant venger sa sœur Galsuinte, femmede Chilpéric, roi de Neustrie, qui était devenue vic-time de la jalousie de Frédegonde, elle lit déclarerla guerre par Sigebert au roi de Neustrie ; elle al-lait semparer de la personne du roi. quand Fréde-gonde fitassassiner Sigebert àVitry-sur-Scarpe (575).Devenue elle-même prisonnière de son ennemie, ellene séchappa quâ la faveur de l'amour quelle sut,dit-on, inspirer à Mérovée, fils de Chilpéric. Brune-haut gouverna lAustrasie sous la minorité de Chil-debert son fils, et de Théodebert Bon petit-fils.Chassée dAustrasie par une sédition, elle se réfugiaen Bourgogne, auprès dun autre de scs petits-fils,et exerça dans ce pays une grande influence. Clo-taire II, fils de Chilpéric et de Frédegonde, étantdevenu roi de toute la monarchie en 613, se fitlivrer Brunehaut, et la mit à mort en la faisant at-tacher par les cheveux à la queue dun cheval in-dompté. Les historiens portent sur cette reine lesjugements les plus contradictoires, mais tous s'ac-cordent â louer la supériorité de son esprit et labeauté de sa personne. On voit en Belgique, enFlandre et en Bourgogne différents ouvrages, no-tamment de belles chaussées, qui portent encore lenom de Brunehaut; mais la plupart sont plutôtl'œuvre des Romains que de la reine dAustrasie.

BRUNELLESCHI (Phil.), architecte célèbre,à Florence en 1377, mort en 1444, fut dabordapprenti orfèvre. Un voyage quil fit à Rome luiinspira le goût de l'architecture ; il se forma parlétude des monuments antiques. Ses dessins furentpréférés à ceux de tous les autres artistes que lesFlorentins avaient appelés â concourir au plan dela célèbre coupole de léglise de Santa-Maria-del-Fiore ; il fournit aussi les dessins dune foule dau-tres ouvrages de différents genres, parmi lesquelson cite la citadelle de Milan, les digues du àMantoue, et léglise du Saint-Esprit à Florence.On lui doit encore les plans de léglise de Saint-Laurent, et le palais Pitti â Florence.

BRUNETTE (la), fort des Étals sardes, défen-dait le Pas de Suze; il fut démoli en 1798.

BRUNETTO LAT1N1, écrivain italien du xm e siè-cle, à Florence vers 1220, joua un rôle im]»ortanlparmi les Guelfes ; fut député par son parti vers Al-