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du raisonnement, des Éléments de métaphysique, unDiscours sur l’étude et la méthode des sciences. On luidoit aussi la Pratique de la mémoire artificielle, 1701,et une Géographie avec le secours de vers artificiels,1715. Le plus estimé de ses ouvrages est le Traitédes premières vérités ; il y élalilit les caractères desvérités qu'on doit regarder comme incontestables, eténumère celles qui servent de base à chaque.espèce deconnaissances. En cela il a devancé l'école écossaise.
BUFFON, village du dép. de la Côte-d’Or , à 7 ls.il.de Montbard, sur l'Armançon ; 340 hab.—Ane. sei-gneurie possédée par la famille des Buffon , et quifut érigée en comté en faveur du naturaliste.
BUFFON (G.-L. leclerc, comte de), célèbre na-turaliste, né en 1707, à Montbard en Bourgogne ,d’un conseiller au parlement de Dijon , se livra aveczèle dès sa jeunesse à l’étude des sciences, puisvoyagea en Italie et en Angleterre ; se üt connaîtrede bonne heure par des expériences de physique etd’économie rurale et par de savants mémoires ; futadmis en 1739 à l'Académie des Sciences , et futnommé la même année intendant du Jardin duRoi. Dès ce moment il se consacra tout entier à l’é-tude de l’histoire naturelle. Profitant des ressourcesque lui offrait le bel établissement qu’il dirigeait, ilentreprit de tracer le tableau de la nature entière.Son Histoire naturelle, dont les premiers volumesparurent en 1749, l’occupa tout le reste de sa vie.Placé par cet ouvrage au premier rang des écrivainsaussi bien que des savants, Buffon obtint tous lesgenres de récompenses et d’honneurs : l’AcadémieFrançaise le reçut dans son sein en 1753 ; Louis XV le créa comte, et avant de mourir il put voir sastatue placée à l’entrée du musée d’histoire natu-relle avec cette inscription : Majeslali naturœ paringenium. Il profita de son crédit pour agrandir etenrichir l’établiss. dont la direction lui était confiée.U mourut en 1788, à 81 ans. L 'Histoire naturelle deBuffon , qui devait embrasser tous les règnes de lanature, ne comprend que les minéraux et une partiedes animaux (quadrupèdes et oiseaux). Elle estaccompagnée d’une Théorie de la terre, de Discoursen forme d’introduction, et de suppléments parmilesquels se trouvent les Époques de la nature, undes plus beaux ouvrages de l’auteur. Buffon eut pour collaborateurs dans cet immense travail,pour les quadrupèdes, Daubenton qui se chargea dela partie anatomique; pour les oiseaux, Gueneau deMontbeillard, Bexon et Sonnini . On s’accorde univer-sellement à regarder les écrits de Buffon comme leplus beau modèle de la noblesse et de l’harmonie dustyle ; on reconnaît aussi qu’il a décrit avec uneadmirable fidélité les mœurs et les traits caractéris-tiques des animaux; qu’il a fait faire à l'histoire na-turelle de grands progrès, soit par la nouveautéde ses vues, soit par la multitude de ses recher-ches, et qu’il a rendu à la science d’immenses servi-ces en rassemblant une foule de matériaux épars eten propageant en France le goût pour l’étude dela nature ; mais on lui reproche d’avoir dédaignéou même proscrit les classifications scientifiques,sans lesquelles il n’y a pourtant ni ordre ni clarté, etsurtout d’avoir avancé des hypothèses hasardées (no-tamment dans ses Époques de Idnalure) : c’est ainsiqu’il suppose que la terre a été détachée du soleilpar le choc d’une comète, qu’il explique la généra-tion des êtres vivants par la supposition de molé-cules organiques et de moules intérieurs ; qu’il at-tribue aux animaux un sens intérieur matériel, hy-pothèse plus inintelligible encore que le mécanismeauquel Descartes avait recouru. — L’Histoire natu-relle fut imprimée d'abord à l’Imprimerie royale en36 vol. in-4, 1749-1788. Elle a été continuée dansle même format par M. Lacépède, qui a décrit lesovipares, les serpents, les poissons, les cétacés,1788-1804. L’ouvrage entier forme 44 vol.in-4. On
a depuis réimprimé bien des fois Buffon et ses Suites,Les meilleures éditions, après l'édition princeps,sont celles qui ont été publiées par MM. Lamourouxet Desmarest, 1824-1832, 42 vol. in-8, et par M. Fr.Cuvier , 1829-1831, 42 vol. — Outre Y Histoire na-turelle, Buffon a donné une traduction de la Sta-tique des végétaux de Haies, de la Théorie des fluxionsde Newton, et a composé des mémoires et diversmorceaux détachés, parmi lesquels on remarque sonDiscours sur le style, qu’il prononça pour sa récep-tion à. l’Ac. franç. ; il y montre que le style est l’hommemême. M.Flourens apubl. Trav. et idées de Buffon .
BUG. Voy. bog. — BUGARONI. V. sept-caps.
BUGEAT, ch.-l. de cant. (Corrèze ), à 26 kil,d’Ussel ; 736 hab.
BUGEY, petite prov. de France , partie des payssavoyards compris dans le grand-gouvernement deBourgogne, à l’E. de l’Ain et à l'O. du Rhône ; sedivise en Bugey propre, Valromey, Michaille , etavait pour ch.-l. Belley. ■— Cédé à la France avec laBresse en 1601. Auj. partie du département de l’Ain .
BUGUE (le), ch-1. de cant. (Dordogne ), sur laVezère, à 23 kil. N. O. de Sarlat ; 2,500 hab. Ser-ges, étamines, bonneterie ; vins, etc.
BUIIAWULPOUR, ville du Kaboul . Voy. ba-HAOUALPOUR.
BUHLE (J.-Théophile), savant allemand , né àBrunswick en 1763, professa la philosophie à Goet-tingue dès 1787, puis à Moscou , 1804, et enfin àBrunswick, et mourut dans cette dernière ville en1821. On lui doit, entre autres ouvrages, Traité del’histoire de la philosophie et d’une bibliothèque cri-tique de celle science, en allemand, Gœttingue ,1796-1804, 8 vol. in-8 ; Histoire de la philosophiemoderne jusqu à Kant, Gœttingue , 1800-1805, 6 vol.in-8 ; une traduction allemande de Sextus Empiricus .Il avait entrepris une édition complète d'Aristote ;mais il n’en a paru que YOrganon, la Poétique etla Rhétorique, Deux-Ponts, 5 vol. in-8, 1792,et années suivantes. Son Histoire de la philosophiemoderne est précieuse pour les renseignements ,mais elle manque de clarté, de proportion et d’in-térêt ; elle a été traduite en français par A.-J.-L. Jour-dan, Paris , 1816, 7 vol. in-8.
BUIDES. Voy. bouIdes-
BUIS (le), Buxum, ch.-l. de cant. (Drôme ), surl'Ouvèze, à 14 kil. S. E. de Nyons ; 2,300 hab.Chapeaux, tanneries, filatures de soie. Jadis ch.-l.du pays des Baronnies.
BUISSON (Matthieu-François-Régis), médecin,né à Lyon en 1776, mort k Paris en 1805, élève,parent et collaborateur du célèbre Bichat , rédigeaseul une partie du tome 3 e de Y Anatomie descrip-tive, et le lome 4 e en entier ; on estime sa Disser-tation sur la division des phénomènes physiologiquesdans l’homme, Paris , 1802, in-8.
BU1TENZORG, ville del’île de Java , ch.-l. d’uneprov. de même nom, à 46 kil. S. de Batavia. Beauchâteau ; jardin botanique.
BUIUK ou KUTCHUK-TCIIEKMEDJEH, Melan-tias, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie ), sur lamer de Marmara, à 26 kil. 0. de Constantinople .200 maisons.
BU1UKDEREH, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), sur le canal de Constantinople , à 19 kil.N. E. de Constantinople . Maisons de campagnequ’habitent surtout les ambassadeurs pendant l’été.
BUJALANCE, Calpurniana, ville d’Espagne (Cor-doue), à 28 kil. E. de Cordoue; 9,000 hab.
BUKEBURG, ch.-l. de la principauté de Lippe-Schaumburg, à 13 kil. N. de Rinteln ; 2,600 hab.Château, résidence du prince.
BUKOWINE, c.-à-d. forêt rouge, ancienne par-tie de la Moldavie autrichienne, a été réunie depuis1777 à la Galicie , et depuis 1786 forme le cercle deCzernowitz . Elle est bornée au N. et à l’O, par la