CANO — 303 — CANO
marquis de), fut envoyé au Pérou en 1555, en qua-lité de vice-roi, par Philippe II , pour y rétablir iecalme, troublé par les factions de Pizarre et d'AI-magro. La sévérité qu’il déploya pour arriver à cebut le fit disgracier ; il en mourut, dit-on, de cha-grin, à Lima , en 1560.
CANFRANC, ville d'Espagne (Saragosse ), à IG kil.N. deJaca. Près de là est un passage très fréquenté,qui conduit d’Espagne en France .
CAN1GOU, une des mont, les plus hautes des Py-rénées , s’élève à 2,850 mètres au-dessus de la mer.
CAN1NÉFATES, tribu batave , occupait l’O. del'îledesBataves, sur les bords de la mer de Germanie .
CAN1NO, ville de l’État ecclésiastique, à 26 kil.N. 0. de Viterbe. Beau palais donné à Lucien Bo-naparte par PieVIIavecle titre de prince de Canino.
CANISY, ch.-l. de cant. (Manche ), à 8 kil. S. 0.de St-Lô ; 900 hab. Draps, coutils.
CANITZ (Frédéric - Rodolphe - Louis, baron de),poète allemand, né à Berlin en 1654, mort en 1699,fut conseiller du roi de Prusse Frédéric 1 et de l’emp.Léopold. On a de lui un Recueil d'odes, de satires,d’élégies et de chants religieux, publié après sa mortsous le titre de Délassements poétiques , Berlin , 1700,in-8. Ce recueil a eu 12 éditions. La vie du baronde Canitz se trouve en tête de la 10 e édition, publiéeà Berlin en 1727, par J.-N. Kœnig. — Vby.KAUNiTz.
CANNAY, une des Hébrides , à 17 kil. S. 0. deSky. On y remarque le mont de la Boussole, oùl’aiguille aimantée varie d’un quart du cerle à l’O.
CANNES, Cannæ, village d’Italie , dans l'ancienneApulie (Capitanate), sur l’Aufide , à 11 kil. S. O. dela ville actuelle de Barletta . 11 se nomme encoreaujourd'hui Cannes . Annibal y tailla en pièces, l'an216 av. J.-C., 80,000 Romains, commandés par Var -ron et par Paulus Æmilius qui y périt. Les habitantsappellent encore il campo di Sangue le lieu où selivra le combat.
cannes, ad Horrea, ville de France , ch.-l. de cant.(Var), à 13 kil. S. E. de Grasse , sur le golfe deNapoule ; 3,997 hab. Napoléon y débarqua à sonretour de l’île d’Elbe , le 1 er mars 1815.
CANNETO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 31kil. 0. de Mantoue, sur l’Oglio ; 2,600hab. On croitque cette ville est l’ancienne Bedriacum.
CANNIBALES, nom donné vulgairement aux Ca-raïbes (Voy. caraïbes), est devenu synonyme d’an-thropophages, à cause de l’usage où étaient les Ca-raïbes des Petites-Antilles de dévorer leurs prison-niers. Voy. CARAÏBES.
CANN1NG (George), ministre anglais, né à Lon-dres en 1770, entra dès 1793 à la chambre descommunes où il se fit bientôt remarquer par sonéloquence; prit parti pour Pitt, et fut fait par ceministre sous-secrétaire d’état en 1796.11 devint mi-nistre des affaires étrangères en 1807, et souilla sonadministration par le bombardement de Copenha-gue . Il se retira en 1809 et resta quelque temps éloi-gné du gouvernement; mais il y fut rappelé en 1822,pour remplacer Castelreagh ; il devint de nouveau àcette époque ministre des affaires étrangères, etoccupa le poste de premier ministre en 1827.Depuis 1822, il se montra plus favorable qu’aupa-ravant aux idées libérales, s'unit aux whigs, appuyal’émancipation des Catholiques d’Irlande , détacha sonpays de la sainte-alliance, et prépara l’indépendancede la Grèce . 11 mourut en 1827, au milieu de sestravaux. 11 avait cultivé la poésie avec succès danssa jeunesse.
CANO (Jacques), navigateur portugais , découvritle Congo en 1484 et explora les rives du Zayre.
cano (Sébastien del), navigateur espagnol , fit par-tie de l’escadre de Magellan, reçut le commande-ment du vaisseau la Victoire après les désastres ar-rivés à ce célèbre navigateur: reconnut les îlesd’Amboine, de Solor et de Timor ; doubla avec
beaucoup de peine le cap de Bonne - Espérance , etrevint dans sa patrie le 8 septembre 1522, après unenavigation de plus de 3 ans. Cano a la gloire d’avoirfait le premier le tour du monde.
cano (Alonzo), sculpteur, peintre et architecte,naquit à Grenade en 1600, et mérita par ses talentsla faveur du duc d’Olivarez, qui le fit nommer en1638 maître des œuvres royales et peintre de la cham-bre. Comme sculpteur, il se fit connaître par troisstatues de grandeur naturelle, représentant la Viergeavec Venfant Jésus, Saint Pierre et Saint Paul ; commearchitecte, il érigea un arc de triomphe à Madrid ,lors de l’entrée solennelle de Marie-Anne d’Autri-che , seconde femme de Philippe 1Y ; comme pein-tre, il fit plusieurs tableaux estimés, notamment uneConception de la Vierge et une Madeleine en pleurs.Mais des chagrins domestiques et des malheurs ledéterminèrent à entrer dans les ordres ; il finit sesjours à Grenade dans un couvent, en 1676.
CANOBBIO, ville des Etats sardes, à 18 kil. N.E. de Pallanza, sur le lac Majeur ; 1,800 hab.
CANONICA, village du roy. Lombard-Vénitien,à 16 kil. S. O. de Bergame, sur l’Adda. Claude II y défit Auréolus en 247.
CANOPE, dieu des eaux chez les Égyptiens. IIest représenté sous la forme d’un vase surmontéd’une tête d’homme ou d’animal. Ce ne fut proba-blement dans l’origine qu’un vase gradué, conte-nant différentes mesures d’eau et faisant connaîtrela crue plus ou moins abondante du Nil , et les fi-gures dont il était surmonté indiquaient les signesdu zodiaque auxquels cette crue correspondait. —On donnait aussi le nom de canope à des vases oùl’on gardait l’eau du Nil pour la boire. Voy. knef.
. CANOPE, Canopus , auj. Aboukir ? y. de Basse-Égypte, entre Bouto et Alexandrie , à l’embouchured’une branche du Nil dite Canopique. Célèbres tem-ples de Sérapis et du dieu Canope. Les Grecs di-saient que la ville devait son nom à un Grec, pilote deMénélas. Bat. entre les Angl . et lesFr.,21marsl801.
CANOSA, Canusium, ville du roy. de Naples , àG8 kil. 0. de Bari ; 4,000 hab. Elle a beaucoupsouffert du tremblement de terre de 1694.
CANOSSA, bourg du duché de Modène , à 18 kil.S. 0. de Reggio , sur une montagne; 900 hab. An-cien château qui appartint à la grande-comtesseMathilde. L’empereur Henri IV y fit pénitence parordre du pape Grégoire VII .
CANOUGE. Voy. kanodje.
CANOURGUE (la) , ch.-l. de cant. (Lozère ), à15 kil. S. O. de Marvejols ; 2,000 hab. Filatures decoton ; tricots, calicots, etc.
CANOVA (Antoine), sculpteur italien , né à Pos-sagno, village de l’Etat vénitien , en 1747, mort àVenise en 1822, fut appelé à Rome en 1779, aprèss’être fait connaître par plusieurs prix remportésà l’Académie des Beaux-Arts de Venise . Canovadonna successivement plusieurs ouvrages qui lemirent bientôt au premier rang des sculpteurs mo-dernes, et dans lesquels il sut allier l’imitation de lanature avec les beautés idéales de l’antique. Voici sesprincipaux ouvrages : Thésée assis sur le Minotaurevaincu ; le mausolée de Clément XIII , placé dans la ba-silique de Saint-Pierre, le mausolée de Clément XIV ,en marbre, à Rome, dans l’église des Saints-Apôtres ; Psyché enfant, debout, tenant par les ailesun papillon posé dans sa main ; le mausolée A'Alfieri,dans l’église de Santa-Croce à Florence ; Washing-ton , pour le sénat de la Caroline. Canova fut appeléà Paris par Bonaparte, et l’Institut le mit au rangde ses associés étrangers. 11 revint à Paris en 1815 Sen qualité d’ambassadeur du pape, pour présider àla reconnaissance et à la translation des monumentsitaliens qui décoraient le Louvre, et que réclamaitle gouvernement pontifical. Son Œuvre a été pu-bliée en 1824 par Reveil et Delatouche.