CAS! — 304 — CANU
CANPOUR, ville de l’Inde anglaise (Calcutta ),par 26° 30’ lat. N., et 77° 52' long. E., sur leGange ; ville ancienne, grande, commerçante etimportante comme poste militaire. Chaleur intolé-rable en été.
CANSTADT , ville du roy. de Wurtemberg, à4 kil. N. E. de Stuttgard ; 2,800 hab.
CANTABRES, Cantabri, peuple de l’Hispanie (Tarraconaise), vers les sources de l’Èbre , à l’E. desAstures, entre les Pyrénées asturiques et la mer :leur pays répond à la partie orientale des Asturies ,au Guipuscoa et à la Biscaye proprement dite, ilsfurent soumis par Auguste, l’an 25 av. J.-C., et suc-combèrent les derniers des Espagnols. — On nommesouvent monts Canlabres la chaîne asturique, quin'est que le prolongement occidental des Pyrénées .
CANTABR1GIA ou CAMBOR1TUM, ville de laBretagne ancienne, auj. Cambridge .
CANTACUZÈNE , noble famille grecque, a fournideux empereurs à Constantinople, Jean Cantacuzène (1347-55), et Mathieu, son fils (1355-56) ; elle s’estconservée jusqu’à ces derniers temps, et a donnéplusieurs princes à la Moldavie et à la Yalachie auxxvii' et xviii' siècles. Voy. jean et démétrius.
CANTAL (monts) , petite chaîne de mont, enFrance , se lie par le S. E. aux monts de la Marge-ride, par le N. aux monts Dore , et sépare le bassin del’Ailier de celui du Lot. Le mont Cantal propre-ment dit, ou Plomb du Cantal , a 130 kil. de circuità sa base, et 1870 mètres de hauteur. H donne sonnom à un département.
cantal (dép. du), borné par ceux du Puy-de-Dôme au N., de l’Aveyron au S., de la Lozère et dela H.-Loire à l’E., de la Corrèze et du Lot à 10. ;8,100 kil. carrés; 262,117 hab.; ch.-l., Aurillac . Ilest formé d’une partie de l’Auvergne et du Vélay.Montagnes , rivières nombreuses, houille , grès,gypse, marne ; beaucoup d’eaux thermales ; peu defroment, mais quantité d’orge, de seigle, de pommesde terre, de lin, de chanvre, etc. Beaux pâturages.Industrie et commerce bornés. Les habitants pau-vres émigrent annuellement en grande partie. —Le dép. se divise en 4 arr. (Aurillac , Mauriac,Murat, Saint-Flour ), 23 cant., 261 comm. Il appar-tient à la 13' division militaire, dépend de la courroyale de Riom et de l’évêché de Saint-Flour .
CANTA-VIEJA, Carthago Vêtus, ville d’Espagne ,à 50 kil. N. E. de Téruel ; 1,200 hab.
CANTELEU , bourg et côte du dép. de la Seine-Inf., à 4 kil. O. de Rouen, sur la Seine ; 3,591 hab.Belle vue. Château, maisons de campagne.
CANTEMIR (Constantin), né en Moldavie vers1630, servit dans l’armée turque lors de l’expédi-tion de Mahomet IV contre la Pologne ; se distinguaà la b.deChoczim(1674),et fut chargé de la défensedes frontières entre le Dniestr et le Pruth . Cante-mir occupait ce poste, lorsque le prince DémétriusCantacuzène, gouverneur de la Moldavie , le dé-nonça par jalousie au séraskier Soliman-Pacha.Constantin se justifia et obtint la principauté de sonaccusateur. 11 gouverna la Moldavie pendant huitans, jusqu’à l’année 1693, époque de sa mort.
cantemir (Démétrius) , Dis du précédent, né en1673 dans la Moldavie , mort en 1723, fut nommégouverneur de la Moldavie , en souvenir des ser-vices rendus par son père. Cependant Démétrius,mécontent de la cour ottomane , accepta en 1710les offres que lui faisait le ezar Pierre-le-Grand,alors en guerre avec la Turquie , et joignit sestroupes aux siennes ; d’après le traité conclu entreles deux parties, la Moldavie devait être érigée enprincipauté héréditaire pour la famille Cantemir ,sous la protection de la Russie . Les événements deguerre empêchèrent l’exécution de ce traité ; maisen dédommagement, le czar donna à Démétrius letitre de prince de l’empire russe , avec des domaines
considérables en Ukraine . Ce prince a laissé uneHistoire de l'agrandissement et de la décadence del’empire ottoman, écrite en latin, traduite en anglais sur le manuscrit original, par Nie. Tyndal, Lon-dres, 1734, 2 vol. in-fol., et en français sur la ver-sion anglaise, par de Jonquières, Paris , 1743, in-4;Système de la religion mahomélane, Saint-Péters-bourg, 1722, in-fol., en allemand. Cantemir possé-dait onze langues, tant anciennes que modernes. —Son tils, Antiochus Cantemir , né en 1709, mort en1744, cultiva aussi les lettres : on a de lui un poèmesur le czar Pierre, des satires, etc.
CANTER (Guillaume), habile critique, né àUtrecht en 1542, était fils d’un sénateur de cetleville, mort en 1573. On a de lui : Novæ Lectiones,1564 ( l’éd. la plus compl. est celle d’Anvers , 1571,in-8) ; Arislidis orationes, avec traduction latine,Bâle , 1566, in-fol. en trois parties; Syntagma deratione emendandi grœcos auctores, Anvers , 1571,in-8; Euripides , ibid., 1571, in-42; Sopltocles, ibid.,1579, in-12 ; Æschylus , ibid., 1580, in-12, etc.
CANTIN (cap), Allas minor, sur la côte O. de l’em-pire de Maroc , par 11° 35’ long. O., 32° 34’ lat. N.
CANT1UM, région de la Bretagne romaine (Bre-tagne 1"), à l’angle E. Le comté de Kent et les paysvoisins y sont compris.
CANTON, Kouang-tcheou-fou,v. et portde Chine ,capit. du Kouangtoung, sur le Pé-Kiang, à quelq. kil.de son embouchure, par 110° 53’ long. E., 23° Tlat. N.; 500,000 hab. Elle se divise en ville chinoiseet ville tartare, qui est la plus belle. Le quartier desEuropéens est dit Chy-san-ltang ou Treize-Comptoirs.Assez beaux temples. Quantité de barques qui for-ment comme une ville sur le Tchu-Kiang. Industrieet surtout commerce immense. Le port de Cantonfut jusqu’en 1842 seul ouvert aux Européens. Lagestion de tout le commerce était confiée à un con-seil de quatorze personnes environ, dit hong. —Un terrible incendie y détruisit plus de 10,000 mai-sons, 1823. Occupéb par les Anglais en 1841.
CANTORBËRY, Durovernum et Cantuaria en la-tin, Canlerbury en anglais, ville d’Angleterre , ch.-l.du comté de Kent, jadis capit. du roy. de Kent , surle Stour, à 71 kil. S. E. de Londres ; 15,500 hab.Archevêché dont le titulaire est le primat de toutel’Angleterre et le premier pair du roy. Parmi lesmonuments, on remarque la cathédrale, qui renfermele tombeau de Thomas Becket , assassiné en 1170;rhôtel-de-ville, le théâtre, les casernes, quatre ruesprincipales disposées en croix. Houblon, charcuterierenommée. Etoffes de soie et mousselines dites deCantorbëry . Eaux thermales.
CANTWELL (André-Sam.-Michel), traducteur,né en 1744, mort en 1802, fils d’André Cantwell,médecin irlandais établi en France , auteur lui-mêmede quelques écrits, a traduit un grand nombre d’ou-vrages anglais , entre autres l'Histoire de Gibbon,1777-95; Ta Rhétorique de Blair; le Voyage de By-ron à la mer du Sud. Ses traductions sont peu esti-mées. Il était bibliothécaire des Invalides .
CANTYRE, presqu’île de la côte occid. d’Ecosse ,forme la partie mérid. du comté d’Argyle.
CANUBIN ou CANNOB1N, Cœnobium , fameuxcouvent de religieux hospitaliers dans la Turquie d’Asie (Tripoli), à 44 kil. E. de Tripoli.
CANULEIUS, tribun du peuple, fit décréter, l’an444 av. J.-C., line loi qui permettait les mariagesentre patriciens et plébéiens ; mais ne put obtenirqu’un des deux consuls serait plébéien.
CANUS1UM , Canosa , ville de l’Apulie , voisinede Cannes , servit de refuge aux Romains après 1edésastre de Cannes .
CANUT ou KNUT, nom de plusieurs rois de Da-nemark et d’Angleterre .