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Il forma dans la principauté de Galles et dans lesprovinces voisines une petite armée qui donna quel-que embarras aux troupes du parlement, et défen-dit contre elles la ville de Colchester . Contraint dese rendre, il eut la tête tranchée en 1649. — Sonfils, nommé aussi Arthur, fut créé comte d’Essex par Charles II en 1661, et vice-roi d’Irlande en1672. Rappelé en 1677, il devint un des membresles plus influents de la chambre des lords , et semontra opposé à la cour dans plusieurs discussions.Accusé de complicité dans la conspiration de Rye-House, dit le complot protestant, il fut enfermé àla Tour, et on l’y trouva égorgé quelques joursaprès. Le magistrat déclara qu’il s’était donné lamort; mais on crut généralement qu’il avait étéassassiné.
capel (Louis), hébraïsant. Voy. cappel .
CAPELL (Edward), critique anglais , né en 1713,mort en 1781, a consumé toute sa vie à épurer letexte de Shakespeare et a donné, après 23 ans derecherches, une édition fort estimée de cet auteur,Londres , 1783, 3 vol. in-4.
CAPELLA (Marcien ), Marcianus Mineus Félix Ca-pella , écrivain latin, qui vivait, à ce qu*on croit,dans le v' siècle, vers 470, était né à Madaure prèsde Carthage . Il est auteur d’une petite encyclopé-die intitulée Satiricon : cet ouvrage se compose de9 livres dont les deux premiers, intitulés Des nocesdp la Philologie et de Mercure , sont une espèce deroman philosophique, et dont les sept autres traitentdes sept arts libéraux, grammaire, dialectique,rhétorique, géométrie, arithmétique, astronomie,musique. 11 fut imprimé pour la première fois àVireucc, 1499 ; les édit, les plus estimées sont cellequ’on donna Grotius , n’étant encore âgé que de 18 ans,Leyde , 1599, et celle de Kopp, Francf., 1836, in-4.
CAPELLE (la), ch.-l. de canton (Aisne ), à 15kil.N. deVervins ; 1,080 h. Pr. en 1536 par les Impériaux
capelle-marival (la) , ch.-I. de canton (Lot ), à16 kil. N. O. de Figeac ; 1,000 hab.
CAPELLO (Bianca), dame vénitienne, née vers1542 d’un patricien de Venise , inspira une vivepassion au duc François de Médicis , qui l’attacha àsa cour, et qui devenu veuf finit par l’épouser, aprèslui avoir fait décerner par les Vénitiens le titre ho-norifique d eFillede larépublique, 1679.EUemourutpresque en même temps que son époux en 1587,après une courte maladie, chez Ferdinand, frère ethéritier du duc; on accusa ce prince de les avoirempoisonnés. Elle avait, dit-on, trompé son amanten feignant une grossesse et en présentant au princecomme un flls né de lui un enfant supposé.
CAPELUCHE, bourreau de Paris , se rendit fa-meux par ses crimes, sous le règne de Charles VI .II était le chef de la populace, ordonnait les exécu-tions, et faisait la loi dans Paris . 11 se fit livrer lesprisonniers de Vincennes , promit de les conduire auChâtelet, et les fit égorger sous ses yeux. Le ducde Bourg. le ménagea d’abord, puis le fit tuer, 1418.
CAPENA, ville d’Etrurie, sur le Tibre , au N. E.de Rome , chez les Véiens, est auj. Civilella.
CAPENDU, ch.-l. de canton (Aude ), à 12 kil. deCarcassonne, près de l’Aude ; 700 hab.
CAPÈN E (porte), la porte la plus mérid. de Rome .
*-“APESTANG, ch.-l. dec. (Hérault ), àl3kil. O. deBéziers, près d’un étang de même nom; 1,900 hab.
£^J*ESTERRE, v. de l’îie Marie-Galante , à l’E.
CAPET, surnom de Hugue3, premier roi de la 3'race des rois de France , qui a pris de lui le nom derace capétienne . On donne à ce surnom plusieurs éty-mologies : selon Ducange , Capetus signifiait railleur;d autres font dériver Capet de capito, grosse tête,ou de chappet ( chappotus , qui porte une chappe d’ab-bé), parce que Hugues Capet et ses descendants por-taient le titre d 'abbés , comme propriétaires de plu-sieurs abbayes, notamment de St-Martin-lès-Tours.
CAPÉTIENS, 3* race des rois de France , a reçuson nom de Hugues Capet , qui en est le chef. Ellea succédé à celle des Carlovingiens. Les Capétiens sesubdivisent en trois branches : Capétiens propre-ment dits, depuis Hugues Capet jusqu’à Philip. VI(987-1328); branche des Valois, depuis Philippe VI jusqu'à Henri III (1328-1589); branche deB Bourbons,depuis Henri IV jusqu’au roi régnant. Les Capétiensproprement dits sont Hugues Capet, Robert, Henri I ,Philippe I, Louis-le-Gros, Louis YII, Philippe-Au-guste, Louis VIII, saint Louis, Philippe-le-Hardi ,Philippe-le-Bel, Louis-le-Hutin, Jean 1, Philippe-le-Long, Charles-le-Bel . — Pour les branches desValois et des Bourbons, Voy. ces noms.
CAPHARÉE (cap), C apharceumpromonlorium, auj.cabo dell' Oro , sur la côte S. E. de l’île d'Eubée .C’est près de ce cap que la tempête dispersa la flottedes Grecs au retour de Troie.
CAPHARNAUM , ville de la Palestine, sur le bordoccid. de la mer de Tibériade , dans la tribu deNephtali et sur les confins de la Galilée; est célèbrepar le séjour presque continuel qu’y fit Jésus pen-dant les trois ans de sa prédication, et par la guérisondu centenier
CAPH AR^EBA, ville de Palestine. Voy.ANTiPATRis.
CAPIDJYS, portiers du sérail, d'un mot turc quisignifie gardien de la porte. Ils sont 400, commandéspar 4 capitaines et un chef qui porte le nom decapidjyler-ketkhoudassy (maître d’hôtel). Ce dernierporte un bâton garni de lames d’argent. — Les ca-pidjy-baschis sont les chambellans du sultan. Ils ontla charge d’introduire les ambassadeurs, d’annonceraux pachas, aux visirs, etc., les volontés du sultan,de les conduire en exil ou de leur présenter le fa-tal cordon.
CAPILA. Voy. kapvla.
CAP1LUPI (Lelio), poète latin moderne, né àMantoue en 1498, mort en 1560, excella dans l’artfrivole de faire des vers avec des centons de Virgile .
CAP1STRAN ( Jean de ), franciscain, né dansl’Abruzze en 1385, prêcha avec éclat dans les prin-cipales villes d’Italie, d'Allemagne, de Pologne et deHongrie ; fut employé successivement par les papesMartin V, Eugène IV et Nicolas V dans les affairesles plus importantes de l’Église; combattit avec suc-cès les Hussites, et leur enleva plus de 4,000 sectai-res. En 1456, il s’enferma avec Iluniade dans Bel-grade assiégée par les Turcs, et contribua puissammentpar ses exhortations à la délivrance de la ville. Ca-pistran mourut trois mois après. Il fut canonisé en1724 par Benoît XIII . On a de lui un grand nom-bre d’écrits théologiques.
CAPITAINERIE-GÉNÉRALE, nom donné enEspagne à certaines circonscriptions territoriales,qui correspondent à nos divisions militaires ; ellessont gouvernées par un capitaine-général, connuaussi sous le nom de chef politique ; il ne faut pasconfondre ces chefs avec les intendants ou gouver-neurs civils des prov. L’Esp.estdep. 1833divisée en12 capitaineries-générales, savoir : Nouvelle et Vieille-Castille, Galice, Estramadure, Andalousie, Grenade ,Valence, Catalogne, Aragon, Navarre, Guipuscoa etMajorque .
CAPITAN-PACHA , grand-amiral de l’empire ottoman. 11 est à la fois commandant suprême dela flotte, surintendant-général de la marine, etbeglerbey de toutes les côtes et îles de l'empire,tant en Europe qu'en Asie . Sa charge est la secondede l’état; il n’a au-dessus de lui que legrand-visu,et il ne rend compte qu’au grand-seigneur.
capitan-pacha (gouvernement du), ou gouverne-ment des îles, en turc eyalet al djézalr. Ce gouver-nement comprend : 1“ les îles de l'Archipel qui n'ap-partiennent pas au nouvel état de la Grèce (Samos ,Chio, Rhodes , Metelin, etc.); 2° sur le continentd’Europe , le livah de Gallipoli ; 3° sur le continent