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d'Asie les livahs de Biga et de Smyrne . Jadis laMorée et la Carélie (Acarnanie ) en faisaient partie.
CAP1TANATE, ancienne Apulie , prov. du roy. deNaples, entre l'Adriatique et les prov. de Sannio ,Terre de Bari, Basilicate et Principauté Ultérieure ;88 kil. sur 80 ; 280,000 hab. Ch.-l., Foggia . Vastesplaines que domine le mont Gargano : pâturages, câ-pres et champignons, résine, goudron, térébenthine,salsepareille, noix de galle, etc. Grandes salines roya-les. La Capitanate forme l’éperon de la botte à la-quelle on compare vulgairement l'Italie .
CAP1TO (Ateius), célèbre jurisconsulte romain,vécut sous Auguste et sous Tibère , et fut élevé auconsulat par le premier. Il flétrit sa réputation sousTibère , en soutenant une accusation de lèse-majestépour flatter l’empereur.—Théologien. Voy. capiton.
CAPITOLE, temple et citadelle de Rome , élevéssur le mont Tarpéien, et dédiés à Jupiter, étaientainsi nommés, dit-on, d'une tête sanglante (à capile)qu’on y trouva en creusant les fondements. Com-mencé par Tarquin-l’Ancien, le Capitole fut achevépar Tarquin-le-Superbe , et consacré par le consulHoratius(507 av. J.-C.). Outre le temple de Jupiter,on y voyait ceux de Minerve et de Junon ; des trésorsimmenses y étaient renfermés. Brûlé trois fois, pen-dant les troubles de Marius, sous Vitellius et sousVespasien , il fut reconstruit à grands frais par Do-mitien. Dans le moyen âge, on couronnait au Capitoleles poètes vainqueurs. Sur l’emplacement de l’ancienCapitole a été construit, d’après les plans de Michel-Ange, ce qu’on nomme aujourd'hui le Campidoglio ou Capitole mod., qui comprend les palais des séna-teurs de Rome et des magistrats municipaux, et le mu-sée.—Toulouse, Washington , etc., ont leur Capitole.
CAPITOLIN [mont), C apitolinus mons, colline deRome, au N. O. du mont Palatin , vis-à-vis de l’îledu Tibre , était très abrupte ; c’est là qu'était bâti leCapitole. La roche Tarpéienne en faisait partie ; aussil’appelait-on souvent mont Tarpéien. Le mont Capi-tolin est une des 7 collines primitives de l’anc. Rome .
CAP1TOL1NUS (Julius), l'un des auteurs de lacollection dite Histoire Auguste , a laissé les vies del’emp. Antoniuetdeses successeurs jusqu'à Balbin ;il était contemporain de Dioclétien et de Constantinet leur a dédié ses écrits. Il paraît avoir pris Héro-dien pour guide. On trouve Capitolinus à la suite deSpartien. Il a été trad. par M. Valton, Par., 1844.
— Voy. MANLIUS CAPITOLINUS et QUINTIUS CAPITOLIN.
CAPITON, jurisconsulte romain. Voy. capito.
capiton (Wolfgang-Fabrice), docteur en théologie,né vers 1478 à Haguenau, mort à Strasbourg en1541, embrassa la réforme luthérienne, devint mi-nistre à Strasbourg , se lia étroitement avec OEcolam-pade et llucer, et se trouva à presque toutes lesdiètes et conférences convoquées pour pacifier lesdifférends de religion. Ses liaisons avec Martin Cel-laritis le firent soupçonner plus tard d’arianisme. Ca-piton a laissé, entre autres ouvrages, une Vie d’CE-colampade, écrite avec Grynæus, Strasbourg , 1617,in-8.
CAP1TOULS, nom que portaient avant 1789 lespremiers officiers municipaux de la ville de Tou-louse . Ils étaient ainsi appelés, soit du lieu où setenaient leurs réunions, et qu'on nommait Capitoleà l'imitation du Capitole de Rome ; soit du Capilu-lum, conseil civil des comtes de Toulouse , dont ilsétaient membres. Dans l’origine, les capitouls sequalifiaient du titre de chefs des nobles et gouver-neurs de la ville de Toulouse ; mais l’établissementdu parlement de Toulouse au xiv* siècle réduisit debeaucoup leur autorité.
CAPITULAIRES, recueils de lois et ordonnancesrendues par nos anciens rois, surtout par ceux de la2* race, ainsi nommés parce qu’ils étaient divisés enchapitres (capitula). Les plus connus sont ceux deCharlemagne ; niais il existe aussi des capitulaires
de Louis-le-Débonnaire et de ses successeurs. A Umort de Charles-le-Simple (929), on cessa de donnerce nom aux actes de l’autorité royale. Les meilleursrecueils des Capitulaires sont dus à Baluze et àPertz.
CAPITULATION D’EMPIRE, acte par lequell’empereur d’Allemagne , à son avènement, s’enga-geait à respecter les droits et privilèges du corpsgermanique. Cet usage fut introduit en 1519, lorsde l’élection de Charles-Quint ; la dernière capitu-lation fut jurée par François II en 1792.
CAPO D'ISTRIA , Ægida, puis Justinopolis, villedes Etats autrichiens (Ulyrie),à 14 kil. S. de Trieste ;5,000 hab. Port, murs, citadelle. Évêché. Richessalines. Commerce. Prise en 982 par les Vénitiens .
CAPO D’ISTRIA ou CAPODISTR1AS (Jean),né en 17 76 à Corfou , d’une famille noble originaire dela v. de Capo d'Istria , entra jeune au service de laRussie , fut chargé par l’empereur Alexandre deplusieurs missions diplomatiques auprès de la Porte,de l’Allemagne, de la Suisse, de la France , et semontra chaud partisan de la cause des Grecs lors deleur insurrection contre la Turquie ; il fut élu pré-sident par la nation grecque dès qu’elle put se con-stituer (1827). 11 employa tout son pouvoir à rétablirl'ordre et la prospérité ; mais au milieu de ses ef-forts, il fut assassiné en 1831 par deux fanatiques,Georges et Constantin Mavromichali, qui voulurentainsi venger Petro Mavromichali, leur père et leurfrère, que Capodistrias avait fait emprisonner. Dureste, on accusait le président de n’être que l’instru-ment do la Russie et de vouloir étouffer la liberté.
CAPOTS. Voy. cagots.
CAPOUE, Vulturnum, puis Capua , ville du roy. deNaples (Terre de Labour), sur le Volturno , à 28 kil.N. de Naples ; 8,000 hab. Archevêché; citadelle, ca-thédrale, beau pont. A 4 kil. S. E. de cette ville, sontles ruines de l’ancienne Capoue . Cette ville fut pri-mitivement occupée par les Étrusques, qui la nom-maient Vulturnum à cause de sa position sur le Vul -turne’; vers l’an 424 av. J.-C., des Samnites s’enemparèrent et lui donnèrent le nom de Capua . Én343, d’autres Samnites ayant voulu la conquérir, leshabitants implorèrent le secours des Romains et ils fi-nirent par se donner à eux. Pyrrhus fit vainement lesiège de Capoue ; mais en 215 Annibal la prit aprèsla bataille de Cannes , et il y passa l'hiver : on alongtemps prétendu que les délices de Capoue éner-vèrent son armée et causèrent sa ruine.
CAPPADOCE, Cappadocia , région de l’Asie-Mi-neure, correspondant auj. à une partie des pachaliksde Sivas et de Caramanie , était bornée au S. par laCilicie, au N. par le Pont, à I’E. par l’Euphrate quila séparait de l’Arménie; elle avait pour capit. Mazaca ou Césarée. La Cappadoce contenait entre autresprov. la Sargarausène, la Garzauritide, laTyanilide,la Calaonie ; avant Alexandre, le Pont en faisaitpartie. Les Cappadociens passaient pour lourds, bor-nés et superstitieux ; leur religion tenait du sabéisme.C'est chez eux qu’était le temple de Comana, où lefeu était adoré. Ils élevaient beaucoup de troupeauxet surtout une grande quantité de chevaux estimés.
■—La Cappadoce, gouvernée d’abord par des princes àpeu près indépendants, fit successivement partie del’empire perse et de celui d’Alexandre, de la satrapied'Kumène, du roy. d’Antigone; mais recouvra son in-dépendance vers 312. Les premiers rois de la Cappa-doce sont peu connus jusque Vers 370. Après cetteépoque viennent 10 roisdu nom d’Ariarathe (350-92av. J.-C.); puis 3 Ariobarzane (92-34). Ariaralhe VUayant été vaincu par Milhridate, la chute de ce der-nier entraîna la soumission de la Cappadoce auxRomains ; cependant elle continua longtemps d’exis-ter comme royaume, sous le protectorat romain, etne fut réduite en province romaine que sous Tibère ,après la mort du roi Archélaüs (17 de J.-C.). I’ar lasuite, on en fit trois prov. : la Cappadoce 1”, au N. O.
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