CARD — 311 — CARD
CARBONNE, ch.-l. de canton (H.-Garonne), à20 kil. S. O. de Muret; 1,650 hab. Commerced’huile et laines.
CARCAGENTE, ville d’Espagne (Valence), à15 kil. N. de San-Felipe, non loin du Xucar;5,900 hab. Commerce de soie, oranges, ete.
CARCARA, village des États sardes, à 14 kil.N. O. de Savone. C’est à 8 kil. de là que fut livréela bataille dite de Montenotte, 1796.
CARCASO, ville de la Gaule Narbonnaise, auj.
CARCASSONNE.
CARCASSEZ, partie du Languedoc, entre lachaîne Cévenno-Pyrénéenne à l’O. et les diocèsesde Narbonne, de Béziers, d’Agde, à l'E., avait pourch.-l. Carcassonne; autres places; Alzonne, Mas-Cabardès. Auj. partie du dép. de l’Aude.
CARCASSONNE, Carcaso , ch.-l. du dép. del'Aude, sur l’Aude, à 690 kil. S. de Paris (774 parToulouse); 18,907 hab. Évêché. Murs délabrés, vieuxchâteaux-forts. Quelques monuments, cathédrale,hôtel-de-ville, préfecture, quais, places. Bibliothè-que, collège. —Prise par Louis VIII, 1226, puispar Raimond de Traincavel, qui céda ses droits surelle à Louis IX, 1247. Patrie de Fabre-d’Eglantine.— L’arr. de Carcassonne a 12 cantons (Alzonne,Capendu, Conques, La Grasse, Mas-Cabardès, Mont-houmet, Montréal, Peyriac, Saissac, Tuchan, plusCarcassonne qui en forme deux), 141 communes et94,329 hab.
CARCATHIOCERTA. Voy. diarbek.
CARCHËDON, nom grec de Carthage.
CARCHEMIS, premier nom de Circesium, enMésopotamie.
CARCINITE (golfe), Carciniles sinus, auj. le golfede Negropoli, dans le Pont-Euxin, à l’O. de la pres-qu’île Taurique, a sur se3 bords une v. de Carcine.
CARDÀiLLAC (Jean de), d'une ancienne familleduQuercy, professa le droit à Toulouse, fut nomméen 1351 évêque de Caldas d’Orense en Galice ; en 1360,évêque de Braga en Portugal, et enfin adminis-trateur perpétuel de l'archevêché de Toulouse,1376. Il donna des preuves éclatantes de son dé-vouement dans les guerres de Charles V contre lesAnglais, 1368, et alla en Guyenne pour encouragerles habitants à secouer le joug de l’étranger.
CARDAN (Jérôme), savant du xvi' siècle, né en1501 à Pavie, mort en 1576, professa les mathéma-tiques, puis la médecine à Milan et à Bologne; voya-gea en Écosse, en Angleterre, en France, opérantdes cures merveilleuses, et termina sa vie à Romeoù le pape lui fit une pension. On lui attribue quel-ques découvertes en mathématiques, entre autresune méthode pour résoudre les équations algébri-ques qui porte encore le nom de formule de Cardan.Avec de profondes connaissances, il avait l'imagina-tion la plus déréglée : il croyait à l’astrologie, pré-tendait avoir un démon ou génie familier, se disaitdoué d’une clairvoyance surnaturelle, et débitait detelles exlravagances qu’on croit qu’il avait des accèsde folie. On l'a aussi accusé d’athéisme. On prétendqu’ayant prédit l’époque de sa mort, il se laissamourir de faim pour justifier sa prédiction. ParmiBes nombreux écrits, on remarque ; Ars magna, seude regitlis algebræ, Nuremberg, 1550 ; De subtililate,1550 ; De rerum varietate, 1557 ; De satiitate tuenda,1580; De vita propria, 1643 ; ce dernier ouvragerenferme la confession la plus franche, ou plutôt laplus impudente de ses vices. Ses ouvrages ont étéréunis par Ch. Spon, 10 vol. in-fol., Lyon, 1663.
CARD1E, Cardia, auj. Caridia, ville maritimede Thrace, sur le golfe Mélane, à l’embouchure dufleuve Mêlas. Patrie d’Eumène. Bâtie avant l’arrivéedes colonies athéniennes, qui l’agrandirent. Près delà, on construisit un mur pour joindre les deux ex-trémités de l'isthme.Philippe.roi de Macédoine,battità Cardie l’Athénien Diopithc (343). Peu après, Car-
die fut détruite. — Il y avait une autre Cardie enBithynie, près de Dascylium.
CARDIFF, ville d’Angleterre, dans le pays deGalles (Glamorgan), sur la mer;.6,187 hab. Poripour bâtiments de 300 tonneaux. Église, belle tour,canal qui met la ville en communication avec lesusines de Merthyr-Tydvil. Cardiff a été fondée en1079. Robert, duc de Normandie, fut enfermé dansle château de cette ville après sa défaite à Tinchebray.Cromwell prit ce château et le détruisit.
CARDIGAN, ville d’Angleterre, ch.-l. du comtéde Cardigan, à 3 kil. du canal St-Georges, à 35 kil.N. O. de Caermarthen ; 3,000 hab. Église gothique,hôtel-de-ville, château en ruines. Bataille où les An-glais furent défaits par les Gallois, 1136.
cardigan (comté de), dans le pays de Galles,entre ceux de Merioneth, Montgomery, Radnor,Brecknock, Caermarthen et la mer ; 71 kil. sur 35 ;64,780 hab. Plomb, cuivre, argent, mais mal ex-ploités; culture arriérée.
CARDINAUX, grands dignitaires de l'église ro-maine, conseillers et assesseurs du pape, furent ainsinommés du mot latin cardinalis, c’est-à-dire prin-cipal. Déjà, dans l’empire romain depuis Théodose,le titre de cardinalis était donné à des officiers dela couronne, à des généraux d’armée, au préfet duprétoire en Asie et en Afrique, parce qu’ils rem-plissaient les principales charges de l’empire. Dansle clergé, on appelait ainsi dans l’origine les curésdes principales paroisses, spécialement à Rome. Ilsétaient alors inférieurs aux évêques, et ils restèrentdans cet état jusqu'au xi* siècle. Mais en 1181 lescardinaux prêtres de Rome étant devenus maîtresd'élire seuls le pape Lucius 111, à l’exclusion duclergé et du peuple de Rome, ils obtinrent par là laprééminence sur les évêques. Aujourd’hui ils sont aunombre de 70 etforment le sacré collège, qui, réunisous le nom de conclave, procède à l’élection despapes. Ils prennent souvent le nom d’une des églisesde Rome. Ils portent un chapeau rouge, un vêtementde pourpre, une barrette et un rochet. Ils sontchoisis par le pape dans tous les royaumes de lachrétienté.
CARDONA, Athanagia, ville d'Espagne (Barce-lone) , à 22 kil. N. O. de Manresa, au pied d’unemont, de sel gemme qui a env. 160 mètres de haut.
CARDONE (Raymond I de), général aragonais, futmis, en 1322, par le pape Jean XXII, à la tête desarmées guelfes. Il prit Tortone et Alexandrie en 1323,mais depuis il n'éprouva à peu près que des revers ; eu1325, il fut battu à la tête d'une armée florentine, ettomba entre les mains de Castruccio, général ennemi.
cardone (Raymond II de), fut nommé vice-roi deNaples par Ferdinand-le-Catholique en 1509 ; com-manda les armées du pape et des Vénitiens contrecelles de l’empereur Maximilien et des Français,commandées par Gaston de Foix, et perdit la fa-meuse bataille de Ravenne, où Gaston fut tué(1512). Profitant de cette mort, Gardone porta sesarmes contre les Florentins et contre les vénitiensque Ferdinand avait trahis. Il ternit ses succès pardes actes de barbarie qui firent abhorrer les Es-pagnols en Italie. A la paix de 1515 il rentra danssa vice-royauté de Naples. Il mourut vers 1525.
CARDONNE (Denis-Dominique ), savant orienta-liste, né à Paris en 1720, mort en 1783, se renditfort jeune en Orient, où il apprit les langues orien-tales ; à son retour, il fut nommé successivementprofesseur des langues turque et persane, secrétaire-interprète du roi pour les langues orientales, cen-seur rojal, etc. Cardonne a laissé entre autres écrits:une Histoire de l'Afrique et de l’Espagne sous ladomination des Arabes 1765, 3 vol. in-12; desMélanges de littérature orientale, 1770, 2 vol. in-12;des Contes et Fables indiennes, 1778, 3 vol. in-12.
CARDUEL, prov. de Géorgie. Voy. karthu.