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CARDUQUES , Garduchi, les Kourdes actuels.
Voy . GORDYÈNE.
CAREL DE SAINTE-GARDE (Jacques), mauvaispoëtedu xvii' siècle, né à Rouen, était aumônier etconseiller du roi. Il publia en 1666 un poëme inti-tulé : les Sarrasins chassés de France , dont le hérosétait Childebrand. C'est de lui que Boileau a dit :
O le plaisant projet d’un poëte ignorant,
Qui de tant de héros va choisir Chlldehrand !
CARÉLIE, partie mérid. du grand-duché de Fin-lande, avait pour places principales : Kexholm, Vi-borg, Kuopio.Elleétaitautrefois beaucoup plus grandeque maintenant. Auj. on n'appelle plus Carélie queles environs de Kexholm, dans le gouvernement deViborg. La Carélie appartint d'abord aux Russes ;elle fut presque toute conquise par les Suédois auxvii* siècle; mais le traité de Nystadt, 1721, l'arendue à la Russie.
carélie, contrée de la Turquie d'Europe, faisaitjadis partie du gouvernement du capitan-pacha, etrépondait à peu près à l’anc. Acarnanie; auj. elleest comprise dans l’état de Grèce.
CARÊME (du latin quadragesimus, quarantième),temps d’abstinence et de jeûne observé chez lesChrétiens, et qui dure 40 jours, en souvenir des40 jours que J.-C. passa dans le désert sans boireni manger, lorsqu’il fut tenté par le démon. Le ca-rême commence te mercredi des Cendres et se ter-mine lejour de Pâques (les dim. ne sont pas comprisdans les 40 j. de jeûne). — D’autres relig. ont desjeûnes analogues à notre carême ( le ramadan n’estrien autre chose), etpresq. toutes le placent au renou-vellement du printemps, époque où la chair des ani-maux contient des principes dangereux pour la santé.
CARÊME (Marie-Antoine), célèbre cuisinier, né àParis en 1784 , mort en 1833. Abandonné de sesparents encore enfant, il remplit d’abord les fonc-tions les plus infimes dans les cuisines du plus basétage ; mais à force d’étude et de travail il parvint àélever l’art culinaire presque au rang d’une scienceet se fit un nom célèbre dans toutes les cours del’Europe. 11 a laissé plusieurs ouvrages où il a rédigéles préceptes de son art ; les plus connus sont : LePâtissier royal parisien, 1810; Le Cuisinier parisienet l’Art de la cuisine au XIX* siècle.
CARENTAN, Carento, ch.-l. de cant. (Manche),à 24 kil. N. O. de Saint-Lô; 2,801 hab. Dentelles,étoffes de coton. Commerce.
CARENTOIR, b. du Morbihan, à 45 k. E. N. E. deVannes ; 560 h. Ane. ch.-l. de canton. Cristaux blancs.
CAREY (Jean), philologue, né en Irlande en 1756,mort en 1829 , a donné un grand nombre d’ouvra-ges d’éducation , et a publié 50 vol. de la collectiondes Classiques du Régent de Valpy.
carey (William), orientaliste anglais, né en 1762,mort à Sérampour en 1834 , fut envoyé en 1793dans le Bengale pour y répandre l’Évangile; appritplusieurs des dialectes de l’Inde , surtout le sans-crit et le bengali ; fut professeur de sanscrit à Cal-cutta, 1801; publia plusieurs grammaires et diction-naires qui ont beaucoup avancé l’étude des languesorientales. — Son fils Félix Carey a surtout étudiéle dialecte birman.
CAREZ (Joseph), imprimeur à Toul, est consi-déré comme l'inventeur du clichage. 11 donnadès 1785 plusieurs éditions remarquables où il em-ployait ce procédé ; il les appelait éditions homoly -pes , pour exprimer la réunion en un seul corps deplusieurs caractères. 11 fut quelque temps sous-pré-fet à Toul, et mourut dans cette ville en 1801.
CARCHESE, village de l’île de Corse, à 19 kil.N. O. d’Ajaccio. Granit de diverses couleurs.
CARHAIX, Vorganium chez les Osismii, ch.-l.de cant. (Finistère), sur l’Hière, à 49 kil. N. E. deQuimper ; 2,000 hab. C’est unq des plus anc. villes
de l’Armorique. Patrie de Latour-d’Auvergne, ditle Premier Grenadier de France ; on y voit sa statue.
CARIAT1 , Paternum, ville du roy. de Naples(Calabre Citérieure), sur le golfe de Tarente,à 45 kil. N. de San - Severino ; 2,300 hab. Mûriers,manne excellente.
CAR1BERT ou CHEREBERT, l’atné des fils deClotaire 1, eut en partage le roy. de Paris, et ré-gna de 561 à 567. C’est sous ce prince que com-mença la puissance des maires du palais. 11 estaussi le premier roi de France qui ait été exclu parson évêque de la communion des fidèles à cause desa luxure.—Fils de Clotaire 11. V. aribert.caribert, roi de Hongrie. Voy. charobert.CARIE , Caria, auj. livah de Mentech , anc. con-trée de l’Asie Mineure, dans l’angle S. O. de lapéninsule , était bornée à 10. par la mer Égée, auS. par la Méditerranée, au N. par la Lydie, à l’O.par laLycie. Villes principales: Halicarnasse, Milet,Cnide, Caune, Alinde, etc. Cos, Rhodes et plusieursautres îles dépendaient de la Carie. De bonne heureles Phéniciens y fondèrent des colonies qui bientôtdevinrent des puissances maritimes. Ensuite vinrentdes colonies grecques, soit ioniennes, soit doriennes.Cyrus conquit toute la Carie, sauf quelques villes ma-ritimes, qui plus tard devinrent sujettes ou proté-gées des Perses. Alexandre ne soumit que nominale-ment la Carie ; à sa mort elle appartint successive-ment à Cassandre, au roy. d’Asie et Syrie d’Anti-gone , au roy. de Thrace et Asie antérieure de Ly-simaque, à la république de Rhodes et enfin auxRomains. Sous Constantin elle fit partie du diocèsed’Asie. Les Cariens n’avaient aucune ressemblanceavec les Grecs : ceux-ci les traitaient de barbares dèsle temps d’Homëre, et employaient comme syno-nymes les mots de Carien et d’esclave. Mais c’està tort qu’on a fait dériver caryatide du mot carien.Voy. CARYATIDES.
CARIFE, Callifce, ville du roy. de Naples, à 15 kil.S. E. d’Ariano; 2,300 hab.
CARIGNAN, Carignano, ville des États sardes,à 20 kil. S. de Turin, sur le Pô; 7,250 hab. Belleplace, murailles anciennes. Filature de soie. Confi-tures d’écorce de citron. Carignan a donné son nomà une branche de la maison de Savoie qui règneaujourd’hui. Cette ville a été prise plusieurs fois,notamment en 1544.
carignan, ch.-l. de cant. (Ardennes), à 17 kil.S. E. de Sédan, sur le Chiers ; 1,500 hab. Fer-blanc,commerce de grains. Cette ville se nommait d’abordYvoy ; on lui donna le nom de Carignan parceu’elle fut possédée par des princes de la maison dearignan d’une branche cadette établie en France.CARIGNAN (Thomas-François de Savoie, princede), 5' fils de Charles-Emmanuel 1, duc de Savoie,et chef de la maison de Carignan, naquit en 1596.11commanda en 1635 les Espagnols contre la Franee,et perdit la bataille d’Avein contre les maréchaux deChâtillon et de Brézé; mais en 1638, il battit lemaréchal de La Force, et lui fit lever le siège deSaint-Omer. 11 passa quelques années après au ser-vice de la France (1642), fut nommé généralissimedes armées de France et de Savoie en Italie, et y fitla guerre avec succès. Il mourut à Turin en 1656,dans une expédition entreprise pour secourir le ducde Modène, attaqué par les Espagnols. 11 avait tenté,mais inutilement, d’enlever à sa belle-sœur Chris-tine la tutelle de ses enfants. Il avait épousé une com-tesse de Soissons.—La maison de Carignan règne au-jourd'hui sur la Sardaigne. Elle monta sur le trôneen 1831, en la personne de Charles-Albert (auj. ré-gnant), après l’extinction de la branche aînée. C’estaussi àcette famille qu’appartenaient le fameux princeEugène et la malheureuse princesse de Lamballc.
CARiLLO-D'ACUNHA (don Alphonse), archevêquede Tolède, parvint au ministère sous Henri IV, roi