;in iv* siècle, partagea les doctrines de Pelage. Leurspartisans sont appelés Célestiens ouPélagiens.
CELÉSYRIE, Cœlesyria, c.-à-d. Syrie creuse,nom donné primitivement à la profonde vallée com-prise entre le Liban et l'Anliliban et que traversele Léonte ; dans la suite, ce nom s’étendit aux pa-rages voisins. En 112 av. J.-C., la Célésyrie formaen faveur d'Antioehus de Cyzique, un état particu-lier qui avait pour ch.-L, Damas. La Célésyrie faitauj. partie des pachaliksde Tripoli et de Damas.
CEI.L,F, NK.ltÆ. Voy. cases noires.
CELLAMAItE (Antoine giudice, duc de Giove-nazzo, prince de), né à Naples en 1G57, mort àSéville en 1733, fut nommé, en 1715, ambassadeurd'Espagne à la cour de France. Là il devint l'àmed'une conspiration formée contre Philippe d'Or-léans , régent du royaume, et dont le but était detransférer la régence de France au roi d’Espagne Philippe V . Mais ce dessein fut découvert, et leprince de Cellamare se vit obligé de quitter laFrance . On trouve F histoire de la conspiration dans lesMémoires de la Régence , Amst., 1749,5 vol. in-12.
CELLAR1US. Ce nom, qui n'est que le nom alle-mand Keller latinisé, a été porté par un assez grandnombre de savants allemands . Le plus célèbre estChristophorus Cellarius , philologue et érudit, néen 1(138 à Smalcalde en Francouie. 11 enseigna laphilosophie et les langues orientales à Weissenfels ,devint successivement recteur des collèges de Wei-mar, Zeilz, Mersebourg , et enfin professeur d'élo-quence et d'histoire à llalle où il mourut en 1707.Outre un grand nombre d'éditions d'auteurs latins,on lui doit: Orthographia lutina ; Antibar barus, 1095;lireviarium antiquilalum romanarum ; Notilia or bisantiqui, Leipsick, 1701. Ce dernier ouvrage est leplus important de ceux de Christophorus Cellarius ,mais il a été surpassé depuis par les travaux deDelisle et de d'Anville . 11 a été réimprimé en1773, avec des additions de Schwartz. On eu a publiéun supplément sous le titre d Appendix , qui con-tient 18 nouvelles cartes, Leipsick, 1770.
CELLE, ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres ), à 7 kll.N. O. de Melle ; 1,100 hab.
celle, ville du Hanovre . Voy. zell.
CELL1N1 (Benvenulo), orfèvre et sculpteur flo-rentin, né en 1500, mort dans sa patrie en 1570.11 signala sa bravoure en défendant le châteauSaint-Ange , assiégé par le connétable de Bourbon,(^u'il tua, dit-on, lui-même d'un coup d'arquebuse.François 1 l'attira en France , le lit travailler pourle château de Fontainebleau et le combla de bien-faits. Cellini exécuta en marbre plusieurs figures eten jeta quelques-unes en fonte. Parmi ces dernières,on remarque un groupe de Persée qui coupe latélé de Méduse ; et parmi les premières, un Christpour la chapelle du palais Pitti . On a de lui : Traitésur la sculpture et la maniéré de travailler l'or,Florence, 1508; VHistoire de sa vie, Naples , sansdate, 1 vol. in-4, et des Mémoires curieux, traduitsparSt-Marccl,Paris , 1822, etparM.Léclanché, 1840.
CELSE, Aurelius Cornélius Celsus , surnomméVHippocrate latin et le Cicéron de la médecine, néà Home ou à Vérone , d'une famille distinguée,vécut dans le i" siècle de notre ère. On ne sait riensur sa vie ; on croit qu'il exerça la médecine. 11 avaitembrassé toutes les sciences, et avait rédigé unesorte d'encyclopédie dans-laquelle, au jugement deQuintilien (XII, c. n), il traitait avec un égal succèsde l'agriculture, de l'art militaire et de la méde-cine. il ne nous reste de lui qu'un traité de méde-cine, De re medica ou De medicina, en huit livres,que l'on regarde comme l'ouvrage le plus précieuxen ce genre que nous aient légué les Romains, et quin'est pas moins remarquable par le style que par lefond des choses. Celse a surtout suivi Hippocrate etAsclépiade ; il paraît appartenir à la secte des Éclec-
tiquee. Son ouvrage a eu plus de GO éditions. Lesplus estimées sont celles de Léonard Targa, Padoue ,17G9, avec de bonnes notes, réimprimée en 1785 5LeydcjdeTarga, Vérone , 1S10, in-4 ;etd'Ed.Milligan,Londres, 1820. Celse a été traii. en fr. par H. Ninnin,1753, Fouquier et Ratier , 1824, Des Etangs, 18i(i.
celse, Celsus , philosophe épicurien, qui vivaitau H* siècle, sous Trajan et ses successeurs, avaitcomposé, sous le titre de Discours véritable ( Dis-cursus verus), un ouvrage où il attaquait le chris-tianisme naissant par les armes du raisonnement etpar celles du ridicule, et qu'Origène crut devoirréfuter. L'ouvrage de Celse était écrit en grec ; il nenous est pas parvenu, maison en trouve des morceauxétendus dans la Réfutation de Celse par Origène . Cephilosophe fut lié avec Lucien, qui lui dédia un deses dialogues, le Faux Prophète .
CELSIUS (Olalis), botaniste, théologien et orien-taliste suédois, membre de l'académie de Stockholm ,né en 1670, mort en 1756. Charles XI lui lit faireplusieurs voyages dans les principaux états de l’Eu-rope , pour constater et déterminer les diverse»plantes citées dans la Bible . Ses principaux écrits sont:dix-sept Dissertations , réunies sous le titre ; Hiero-botanicon, Upsal, 1745 et 1747 ; Amsterdam , 1748,in-8 ; le Catalogue des plantes des environs d'Upsal,1732 et 1740, et plusieurs Dissertations sur la théo-logie, l'histoire et les antiquités. Celsius est le fon-dateur de l'histoire naturelle dans sa patrie ; il futle premier maîlre et le protecteur de Linné , qui adonné à un genre de plantes le nom de Celsia.
Celsius (André), professeur d'astronomie à Upsal,né en 1701, mort en 1744, accompagna Manpertuis,Clairaut , Lemonnier dans leur voyage à Tornéo ; ilfit élever à ses frais un observatoire à Upsal. On ade lui: Dissertalio de novo melhodo dimeliendi dis-tanlium solis u terra, 1730 ; un Recueil de 316 obser-vations d’aurores boréales, faites de 1716 à 1732;Observ. pro figura telluris determinanda in Galliahabitœ. Il eut l’idée du thermomèire cenligrade.
CELTES, Celtœ, grand peuple de la Gaule , issu dela race indo-germanique, qui à une époque fort an-cienne semble s'être répandu de l’E. à l’O. dans lapartie centrale de l'Europe , et avoir laissé sur saroute diverses tribus, entre autres les Cinvmériensdans la Tauride, les Cimbres dans le Julland , et diver-ses peuplades de rillyrie ancienne, avant de se fixeren masses plus grandes dans la Gaule . Selon les uns,le nom de Gall ou Gael ( Galhts ) est synonyme deCeltes demeurant dans la Gaule ; suivant les autres,il désigne la population indigène primitive avec la-quelle les Celles, qui ne seraient alors autre chose queles Kymris [Voy. ce mot), partagèrent le pays. Do laGaule , les Gallo-Celtes ou les Celles et les Gallsréunis émigrèrent en Germanie, où ils occupèrentla Bohême, puis la Bavière; en Italie , dont presquetoute la partie sept, prit le nom de Gaule Cisalpine ,et où ils laissèrent les Lygurs ( Ligurie ), les lsombra[lnsubrie)el lesOmbra [Ômbrie) ; en Hispanie. oùl'ontrouve des Gaels purs, telsque les Callaïqucs [Galice etPortuqal ) et les Celtiques, et des Gaels mfdés aux indi-gènes, les Celtibères ; dans la Grande-Bretagne , lepays de Galles, la Calédonie et l’Hibernie.
CELTIBÈRES, Celtiberi, peuple de l'Hispanie (Tar-raconaise), à EK. des C arpelani, à 10. des Edctani,occupait les sources de l'Aiias(Guadiana) et du Tage et tous les lieux environnants. Placé principale,Bilbilis . Ils étaient, connue l'indique leur nom, derace mixte et composés de Celtes et d'Ibères .
CF.LT1CUM I'IIOMOntorii'm. Voy. artahrüm i-rom.
CELTIQUE, Celtica . Ce nom, donné d'abord va-guement à toute la Gaule Transalpine , désigna, autemps de César, la Gaule proprement dite, com-prise entre le Rhône, la Garonne, l'Océan, la Seine ,la Marne et la partie inférieure du Rhin . Au tempsd'Auguste, on donna le nom de Gaule Celtique 5
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