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7 kil. E. de Carmagnole,- 1,650 hab. Victoire écla-tante ducomtcFr. d’Engliien surleniarq. du Guast etles Espagnols (1544) : les Impériaux y perdirent15,000 hommes. La prise de Carignan fut le résultat
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CER1SY, ville de France (Manche ), à 14 kil.N. E. deSt-Lô; 2,100 hab.
CER1SY-LA-SAU.E, ch.-l. de cant. (Manche ), à 11kil. E. de Coulances; 2,400 hab. Calicots.
CERNAY', ch.-l. de cant. (Haut-Rhin ), sur laThann , à 28 kil. N. E. de Réfort ; 3,500 hab. Fila-tures, blanchisseries, draps, calicots; fonderies.
CERNE, île que les anciens plaçaient à l'extré-mité occidentale du monde et que les savants mo-dernes ont voulu reconnaître, les uns dans l’ÎIed ’Arguin, sur la côte de la Nigritie, les autres danscelle de Corée, de Madère , et même de Madagascar .
CERNETÜM, auj. Cerrelo, ville de Campanie ,près de laquelle Pyrrhus fut défait par CuriusDcntatus, l'an 277 av. .1 ,-C.
CERRETO, Cernelum, ville du roy. de Naples (Terre de Labour), 5 31 kil. N. E. de Caserte ;4,600 hab. Evêché .
CERRO-DO-FRIO, chaîne de montagnes du Bré-sil (Minas-Geraes), renferme de riches mines dediamants. Elle donne son nom à une comarque.
GERS, îlot île la Manche. Voy. sark .
CERTALDO, bourg de Toscane , à 25 kil. S. O-de Florence , sur l’Elza, passe à tort pour la patriede lloccace, qui est né à Paris .
CERULARIUS , patriarche de Constantinople en1043, ferma les églises latines et consomma ainsi leschisme d'Orient. Léon IX l’excommunia, 1054.
CÉRÙTT1 (Jos.-Ant.-Joaclum), jésuite, né à Turin en 1738, professa d'abord avec distinction à Lyon .Il avait rédigé en 1762 un e Apologie des Jésuites ; ilconsentit néanmoins bientôt après à abjurer lesprincipes de la société quand elle fut proscrite parles tribunaux. 11 embrassa en 1780 les idées nouvelles,se lia étroitement avec Mirabeau , prononça l’oraisonfunèbre de ce grand orateur, et fut appelé à l'As-semblée législative en 1791. 11 mourut peu après, aucommencement de 1792. On a de Cérutti, outre plu-sieurs écrits de circonstances, des apologues et unrecueil de pièces diverses en prose et en vers, parmilesquelles on remarque un petit poème sur lesÉchecs. On a réuni et publié ses œuvres en 1793.Il était un des rédacteurs de la Feuille villageoise.
CERVANTES SAAVEDRA (Michel de), célèbreécrivain espagnol , né en 1547 à Alcala de llénarès(Nouv.-Castille), d'une famille noble, mais pauvre,servit d'abord en Italie , prit une part glorieuse à labataille de Lépante (1571), ety reçut une blessure aubras gauche dont il fut estropié pour toute sa vie ;il futpris par les corsaires en retournant en Espagne (1575) et resta 5 ans esclave à Alger . Racheté parles Pères de la Trinité, il rentra dans sa patrie, s'ymaria (1584), et vécut tantôt à Tolède , tantôt àSéville et à Madrid , n’ayant guère d’autre moyend'existence que sa plume et méconnu de ses compa-triotes. 11 mourut à Madrid en 1616, accablé d'inlir—milés et de misère. Cervantèsest auj. connu de tout lemonde par son roman de Don Quichotte de la Man-che (publié à Madrid en deux parties, 1605 et 1615) ;il y raille de la manière la plus plaisante le goût desaventures romanesques et chevaleresques qui do-minait de son temps. On a aussi de Cervantes Ga-latce, roman pastoral, 1584; des Nouvelles, Madrid ,1613; Persilès et Sigismonde , histoire septentrio-nale, Madrid , 1G 1 7 ; et quelques pièces de théâtrepeu estimées. On a donné à Madrid , 1805, une col-lection de ses œuvres, 16 vol. in-8. Le Don Qui-chotte a été souvent imprimé. Charles 111 en fit faireune édition magnifique en 1780, Madrid , 4 vol.jn-4. Don Quichotte a été plusieurs fois traduit enfranç. : les trad. les plus estimées sont celles de Fil-
leau de St-Martin, 1777, souv. réimpr.; de De l’Au.'-nay, 1821, de Bouchon Dubournial, 1808; celles deM. de Brotonne et de JI. Yiardot, qui ont paru en1837, et celle de M. Damas-IIinard, 1847, in-12. Du-bournial a traduit en français les oeuvres complètesde Cervantès , 1820-23, 6 vol. in-18. Florian a aussitraduit Don Quichotte et Galatéc, mais en leur fai-sant subir des changements qui les dénaturent.
CERVARO, riv. du roy. de Naples (Capitanate),naît près de Montelcone et tombe dans le golfe deManfredonia . Les Latins la nomm. Cerbalus.
CERVERA, nom de plusieurs villes d'Espagne ,dont deux principales : Tune à 35 kil. E. de LéridaBarcelone); 5,200 hab. ; l'autre à 37 kil. S. dealahorra (Soria) ; 4,200 hab.
CERVETERI, Agylla, puis Caere, ville de Tos-cane, à 31 kil. N. O. de Rome. Voy. cære .
CERVIA, ville de la Belgique anc., auj. chièvres .
cervia , ville de l'État ecclésiastique, à 19 kil.S. E. de Ravenne ; 3,600 hab. Salines.
CERVIN (mont), dans les Alpes Pennines , sur lesconfins desEtats sardes et du Valais . Hauteur, 4,450mètres. Immenses glaciers.
CERVINARA, ville du roy. de Naples (Princi-pauté Ultér.), à 20 kil. N. 0. d'Avellino ; 5,000 hab.
CERYTONE, ch.-l. de cant. (Corse ), à 42 kil. S.de Bastia ; 1,000 hab.
CERVOLI, Gohtmbaria, îlot de la Méditerranée ,entre l'ile d’Elbe et la province de Pise , à 8 kil.S. E. de Piombino .
CERVOLLE (ArnautDE), dit l'Archiprilre, auda-cieux partisan français, né dans le Périgord vers1300, mort en 1366, leva, après la bataille de Poi-tiers (1356), plusieurs compagnies de Routiers, ra-vagea la Provence, rançonna le pape à Avignon etpilla la Bourgogne . En 1359, ledauphinCharlesl'at-tira à son service ; après la paix de Brétigny (1360),Ccrvolle rassembla de nouveau sesRoutiers, ravageala Bourgogne, et força le comte de Nevers à traiteravec lui. 11 comballit ensuite pour le roi Charles V ,qui lui donna le titre de chambellan ; repoussa lesTard-Venus, puis ravagea la Lorraine, les Vosges et les bords du Rhin . Repoussé par l'empereur etles ducs de Brabant et de Lorraine , il se relira enProvence , où il mourut tranquillement.
CÉSA1RE (saint), né en 470 près de Châlons-sur-Saône, entra au monastère de Lérins , et fut élevé,malgré lui, sur le siège d'Arles . 11 fut honoré dupallium par le pape, qui le fit sou vicaire dans lesGaules en 502. 11 présida plusieurs conciles, et m. en542. On célèbre sa fête le 27 août. On a de lui desHomélies et des Sermons dont plusieurs ont ététraduits en français par l'abbé Dujat de Villeneuve,Paris , 17GO, 2 vol. in-12.
CESALP1N (André), philosophe, médecin et na-turaliste, né en 1519 à Arezzo en Toscane , mort àRome en 1603, enseigna longtemps la médecine etla botanique à Pise, fut appelé à Rome par Clé-ment Vil! qui le choisit pour son premier médecin,et le nomma professeur de médecine au collège dela Sapience. Comme philosophe, il se fit remarquerpar sa connaissance profonde des écrits d'Aristote ,et embrassa la seele des Péripatéticiens averrhoïstes,représentant Dieu , non comme fa cause, maiscomme le fond même et la substance de touteschoses, ce qui le fit accuser de panthéisme et mêmed’athéisme. En médecine, il soupçonna un des pre-miers la circulation du sang; comme naturaliste, ileut la gloire d'inventer la première méthode debotanique, et basa sa classification sur la forme dela lleur, du fruit, et sur le nombre des graines. Sesprincipaux ouvrages sont : Quæstiones peripateticae,Florence . 1569; Dœmonutn invesligatio, 1580 ; Arsmedica, Rome, 1601; De plantis, Florence , 1583,le plus important de tous. Les doctrines philoso-phiques de Césalpin furent combattues par Sa-