GESA — 342 — CETH
muel Parker, archevêque de Cantorbéry, et parNicolas Taurel, médecin de Montbéliard .
CÉSAR, C. Julius Cœsar, célèbre général romain ,dictateur perpétuel, né à Rome l'an 100 av. J.-C.,était neveu de Marins. Proscrit dans sa jeunessepar Sylla , il né dut la vie qu'à de puissantes pro-tections, et se retira à la cour de Nicomède, roi deBithynie. 11 revint à Rome après la mort de Sylla ,s'y appliqua à l'éloquence, et sut capter la faveurdu peuple en relevant les statues de Mari us.Nommé préteur l'an 61 avant J.-C., il fut envoyéen Espagne , et y üt quelques conquêtes; à son re-tour, il fut fait consul (59). Ne laissant à son col-lègue Bibulus qu’une ombre d’autorité, il s’associaavec Pompée et Crassus , et forma avec eux ce fa-meux triumvirat qui leur assurait un pouvoir ab-solu. 11 se fit nommer gouverneur de la Gaule pourcinq ans (58), et après ce temps se fit prorogerdans sou gouvernement pourginq nouvelles années.Il employa ces dix années à faire la conquête dé laGaule et pénétra jusque dans la Bretagne. Pompée ,jaloux de ses succès, s’opposa à ce qu’il fût de nou-veau continué dans son gouvernement et fit rendreun décret qui le forçait à se démettre de son com-mandement. Irrité de ce traitement, qu’il regardaitcomme une injustice, César passe les Alpes , fran-chit le Rubicon , qui formait la limite de sa pro-vince; marche sur Rome, d’où Pompée s'enfuit avecle sénat; entre dans la ville sans coup férir (49), et sefait décerner la dictature. Après avoir battu en Italie et en Espagne les lieutenants de Pompée , il l'atteintlui-même en Macédoine, dans les plaines de Pharsale ,remporte sur lui une victoire décisive, et le force às’enfuir en Egypte où il trouve la mort; César ar-riva en Égypte peu de jours après lui, pleura sonsort, et pour le venger détrôna le jeune Ptolémée qui l’avait fait tuer ; il donna sa couronne à Cléopâtre .D'Égypte il courut en Asie (47), où il battit et dé-trôna en trois jours le roi de Pont, Pharnace , quis'était révolté (c'est à cette occasion qu’il écrivit ausénat ces mots célèbres : Veni, vidi , vici); puis il passaen Afrique , où il détruisit l'armée républicaine quecommandaient Métellus Scipion et Caton (46); et de làen Espagne , où il battit le jeune Pompée à Munda etacheva d'anéantir le parti pompéien. Revenu à Rome ,il y reçut le triomphe et se fit décerner la dicta-ture perpétuelle (45). Maître enfin du pouvoir ab-solu, César n'en usa que pour le bien; il pardonnaà ses plus grands ennemis, embellit Rome , fit creu-ser un port à l’embouchure du Tibre , réforma leslois, fit adopter un nouveau calendrier, et créa ungrand nombre d’établissements utiles. Cependant,les républicains, qui l’accusaient de vouloir se faireroi, formèrent une conspiration contre lui, et ilsle tuèrent au milieu du sénat (15 mars de l’an 44avant J.-C.). Parmi les principaux conjurés étaientCassius et Brutus qu’il avait comblés de bienfaits.César n’étalt pas seulement grand guerrier et grandhomme d’état; c’était aussi un excellent orateur etun écrivain élégant. Des divers écrits qu’il avaitcomposés, il ne nous reste que ses Commentaires{De ISello rjallico libri VIII, De Bello civili libri III i,qui sont le modèle du genre de3 mémoires histori-ques. Cet ouvrage a été très souvent imprimé : lesmeilleures éditions sont celles de Grævius , 1697, etd'Oberlin, Leipsick, 1805.11 a été aussi traduit danstoutes les langues, et notamment en français parLedéist de Botidoux, 1809, et par M. Artaud, 1828.La vie de Jules César a été écrite par Suétone et parPlutarque; on a en outre une Vie de César , attribuéeà Julius Celsus, auteur presque contemporain.
césar, titre que portèrent les empereurs et lesprinces romains , quoiqu'ils fussent étrangers depuisNéron à la famille dos Césars. 11 était aussi particu-lièrement affecté aux héritiers présomptifs de l’em-pire, et cet usage devint une règle à partir de Dio-
clétien . Depuis cette époque les empereurs prirent letitre d'Auguste , et s’adjoignirent un prince, nomméCésar , qui devait leur succéder.
césars (les douze). On désigne communémentsous ce nom Jules César et les onze empereurs quirégnèrent après lui; ce sont : Auguste, Tibère, Claude ,Caligula, Néron, Galba, Othon, Vitellius, Vespasien ,Titus et Domilien. Suétone a écrit leur vie. Les sixderniers de ces princes étaient entièrement étrangersà la famille de César .
CËSARËE , Cœsarea, nom commun à diversesvilles anciennes, ainsi appelées du nom d’empereursromains qui les fondèrent ou les embellirent :
césarée auguste, Cœsarea Augusta, auj. Sara-gosse. Voy. cæsaraugiista.
césarée de BiTHVNiE, dans la Bithynie orientale.
CÉSARÉE DE CAPBADOCE , d’abord ' Mazaca , puisEusebia. auj. Kaisariéh, ch.-i. de la Cappadoce .sur l’Halys. Patrie de saint Basile.
CÉSARÉE DE CILICIE OU ANAZARBE . VotJ. ANZAI1BA.
Césarée de Mauritanie , Julia Cœsarea, sur la côled’Afrique, auj. Cherchell . Patrie de lVmp. Macriu.
césarée de Palestine, auj. Kaisariéh, sur la côte,entre Dor et Apollonie ; agrandie par llérode qui lanomma Césarée en riionneur de César-Auguste .
c. paneas, C. Philippi, au p. du m. Paneus, près lasource du Jourdain; reç. son‘2 c nom d’un filsd’Hérode .
CESARIENNE (grande), V. grande-césarienne.
CESAROTTI (Melchior), littérateur italien , né àPadouc en 1730, mort en 1808, enseigna d'abordla rhétorique au séminaire de Padoue , fut nomméen 1782 professeur de grec et d’hébreu à l’univer-sité de celte ville, et fut comblé dans sa vieillessedes bienfaits de Napoléon. On lui doit des traduc-tions estimées d' Ossian, de Démoslh'ene et à’Homère ;il traduisit VIliade en prose et en vers: dans la traduction en vers, qu'il intitule la Mort d'Hector , i!s’est permis de refondre entièrement le poème grec.On a encore de lui un Cours de littérature grecquedes Essais sur la philosophie des langues, Sur legoût. Sur le plaisir que cause la. tragédie, et quelquespoèmes. Scs œuvres ont été réunies en 42 volin-8, Pise, 1805-1813. On en a donné un bon choixen 4 vol. in-8, Milan , 1820.
CESENAT1CO, ville de l’Ëlat ecclésiastique, à27 kil. E. de Eorli; 3,500 hab. Port joint par uncanal à l'Adriatique .
CÉSÈNE , Cœsena en latin , ville de l’État ec-clésiastique, à 47 kil. S. E. de Forli . Évêché. Pa-trie de l’ie VI et de Pie VU.
CESPÈDES (Paul de), peintre espagnol, né àCordoue en 1538, et mort en 1608. A la peintureet à la sculpture, il joignait la connaissance de plu-sieurs langues et du talent pour la poésie et l'élo-quence. 11 enrichit la cathédrale de Cordoue , dontil était chanoine, de plusieurs tableaux, parmi les-quels on cite une Cène. 11 a écrit un traité sur lesantiquités de Cordoue et un poème sur la peinture.— Le nom de Cespèdes a aussi été porté par plu-sieurs écrivains espagnols , notamment par un savantgéographe duxvi'siècle, auteur d une Histoire géné-rale des Iles.
CÉTHÉGUS (familledes), une des plus illustres etdes plus anciennes famillesde Rome , était célèbre parl'austérité de ses mœurs et affectait de porter uncostume particulier. On compte parmi ses membresplusieurs personnages marquants dans l’histoire dela république. Nous citerons : Marcus Cornélius Cé-thégus , qui fut successivement grand pontife, pré-teur en Sicile , et censeur avant même d'avoir étéconsul. Nommé consul l’an 206 av. J.-C., il eut lecommandement de l'Etrurie, où il défit Magon . C'é-tait, au jugement de Cicéron , le meilleur orateurde son temps. — Caïus Céthégus, qui embrassa suc-cessivement les partis de Marius, de Sylla , de l’oni-pée et d’Antoine, et finit par prendre part à la