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conspiration de Catilina . 11 fut arrêté par l'ordre deCicéron et étranglé dans la prison avec les autresconjurés.
CETHIM, nom sous lequel la Macédoine est dési-gnée dans la Bible .
CETOBR1GA, ville d'Hispanie (Tarraconaise ), surl'Océan, à l'embouchure du Sadao actuel, à 90 kil.O. d'Ebora, aux environs de Sétubal.
CETON, bourg du dép. de l'Orne , à 10 kil. S. 0.de Nogent-le-Rotrou ; 2,700 hab. Siamoises.
CETTE, Setium ou Sigium, v. marit. de France ,ch.-l. de canton (Hérault), à 27 kil. S. O. de Mont-pellier, sur le canal de Celte, près de l'étang deThau et de la mer; 11,(148 hab. Port avec phare,citad., coll. Puni de 62 arches sur l'étang de Thau .Pêche active. Très grand commerce. Cette est lecentre des exportations et des importations du dép.Distilleries, eaux de senteur, cendres gravelées, bou-chons, etc. Belles salines. Le port de Cette n’a étécomm.qu'en 1 (itlU.Ch.de fer p. Bordeaux, Montpellier .
CETT1GNA, ville de la Turquie d'Europe , dansle Monténégro, à 31 kil. N. E. de Cattaro . Évêchégrec.
CEUTA , jadis Septa, ville de la côte septentrio-nale d’Afrique (Maroc ), par 7° 3G' long. O., 35° 54’lat. N., vis-à-vis de Gibraltar, appartient à l’Espa-gne ; 9,200 hab. C'est le plus important des prési-des. Place forte. Evêché . Elle fut prise aux Maurespar les Portugais en 1415. Les Espagnols s’en em-parèrent en 1580 ainsi que de toutes les possessionsportugaises, et elle leurest restée en 1G40. —■ Près delà s’élève une montagne nommée aussi Cetda , autre-fois Abyla, qui, avec Calpé en Espagne , formait lescolonnes d’ilercule. Voy. abyla.
CEVA, Ceba , ville des États sardes, à 14 kil.S. E. de Mondovi ; 3,G00 hab. Fromages estimés dèsl’antiquité. Prise par les Français en 1796.
CÉVENNES , Cebenna irions, chaîne de montagnesau S. E. de la France, lie les Pyrénées aux Vosges et se rattache aux monts d’Auvergne par les montsMargeride. On les nomme : monts de la Côte-d’Or dans le département de la Côte-d'Or ; monts da Mâ-connais et du Cliarolais dans celui de Saône-et-Loire; monts du Lyonnais , dans le dép. du Rhône ;monts du Vivarais, dans l’Ardèche ; monts du Gèvau-dan ou Cévennes, proprement dites, dans la Lozère ;monts de Garrigues dans l’Aveyron et le Gard ; montsde l’Espinouse entre les départements du Tarn , del’Aveyron, de l’Hérault ; montagnes Noires dans l’Hé-rault et l'Aude . Les points culminants de cettechaîne sont le mont Lozère (1,528 mètres), le montGerbier, 1710, le Mezin, 2,000; tous 2 en Vivarais .
CÉVENNES (guerre des). Lés Cévennes furentà la fin du xvn* siècle et au commencement duxvm e le théâtre d’une guerre acharnée entre lesProtestants et les Catholiques. Ce pays s’était dès lexm e siècle montré hostile à l’église romaine ; lesAlbigeoiB et les Vaudois y dominèrent long-temps ;il embrassa la réforme avec enthousiasme. Après larévocation de l’édit de Nantes , 1G85, les habitantsdes Cévennes , exaspérés par ies dragonnades, prirentles armes ; guidés par des chefs intrépides, parmi les-quelson remarque J.Cavalier, Roland, ils résistèrentlongtemps aux forces de Louis XIV ; exaltés par lefanatisme, ils se croyaient inspirés et couraient à lamort comme au martyre : on vit s’élever parmi euxune foule de prophètes et de prophétesses. Ils seportèrent dans leur rage aux plus criminels excès,brûlèrent les églises, tuèrent les prêtres. Le maré-chal de Montrevel , envoyé contre eux, en fit périr parla roue ou sur la potence plus, milliers, sans pou-voir les réduire. Enfin, Louis XIV chargea de cetteguerre, en 1704, le célèbre Villars, qui réussit autantpar la persuasion et la clémence que par la forcedes armes à étouffer la rébellion. Voy. camisaiids.
CEYLAN, Singhalaen langue indigène, Taprobanc
des anciens, grande île de l’Inde anglaise, par 77”28'-79° 40' long. E., 5» 56-9” 40’ lat. N.; au S. E.et près de la pointe méridionale de l’Inde en deçàdu Gange ; est séparée de la côte de Coromandel par le détroit de Manaar ; 420 kil. sur 2G5 ; environ2,000,000 d'hab. ; ch.-l., Colombo. Autres grandesvilles: Candv, Negombo, Trinquemali, qui sont leschefs-lieux d’autant de petits états. Côtes plates au N.et au N. O., escarpées ailleurs ; montagnes boiséesqui divisent file en deux parties qui diffèrent de cli-mat et de saison ( le point culminant est le Hamalelou pic d'Adam, qui a 2,000 mètres). Le sol est d'uneadmirable fertilité au S. O. (cannelle, muscade,cardamome, plantes équinoxiales). Beaucoup d'a-nimaux divers: buffles, éléphants, tigres de petiteespèce, hyènes, élans, gazelles, multitude de singes,serpents, oiseaux et insectes en quantité. Fer, man-ganèse et nombreuses pierreries (diamants, rubis,améthystes, topazes, hyacinthes, tourmalines, sa-phirs, etc.). Pêcherie de perles au détroit de Ma-naar. Les habitants sont : 1“ des indigènes divisés enChingalais et Oueddas ou Bedlias ; 2° des Malabars;3” des Musulmans de diverses contrées d’Afrique ;4° des Européens . — Cette île est considérée commele berceau du bouddhisme . Elle fut découverte en1507 par Lorenzo, fils d’Almeyda. Les Portugais yformèrent quelques établissements , mais ils furentchassés par les naturels et remplacés en 1656 parles Hollandais. Les Anglais s’emparèrent des établis-sements hollandais en 1795, et iis leur furent défi-nitivement cédés par la paix d’Amiens , 1802. Depuis1815, ils ont fait la conquête de toute l’île. Le gou-verneur de Ceylan est nommé directement par lesouverain de l’Angleterre et ne dépend en aucunefaçon de la compagnie anglaise des Indes.
CEYRESTE, Cilharista ou Cesarista , village dudép. des Bouches-du-Rhône , à 5 kil. N. E. de LaCïotat; 720 hab. Très ancien.
CEYZER1AT, ch.-l. de canton (Ain ), à 9 kilS. E. de Bourg ; 1,100 hab. Aux environs, eauthermale dite la Fontaine-Rouge.
CEZIMBRA, ville du Portugal (Estramadure ), à19 kil. S. O. de Setubal ; 4,255 hab. Pêcheries.
CIIABANNES, ancienne famille du Bourbonnais ,a fourni à la France plusieurs grands capitaines,entre autres Antoine de Chabannes (qui suit)., et Jac-ques de Chabannes , plus connu sous le nom de sei-gneur de La Palice. Voy. la palice.
chabannes (Ant. de ), comte de Dammartin , sedistingua, au siège d'Orléans en 1428, et partageales exploits de Jeanne d’Arc . 11 se mit ensuite à latête des brigands connus sous le nom A’Êcorcheurs ,et ravagea avec eux la Bourgogne, la Champagne etla Lorraine. Il les quitta en 1430, s’attacha à Char-les VII , et lui rendit, quelques années après, unimportant service en lui révélant une conjurationdu dauphin (depuis Louis XI ). A l'avénement de cedernier prince, en 1461, Chabannes fut enfermé àla Bastille ; mais il s'échappa de sa prison en 1463 ;il rentra en grâce en 1468, et même devint l'intimeconfident du prince qui l’avait fait jeter dans lesfers. Il servit toujours depuis ce temps avec cou-rage et fidélité. Il mourut en 1485, étant gouver-neur de Paris pour Charles VIII .
C1IABANON (A.-D. de), littérateur, né en 1720à Saint-Domingue, mort en 1792, de l’Académiedes Inscriptions ( 1760) et de l'Académie Française (1780), a traduit en prose Pindare (1771); Théocrite (1775), Horace (1773); a fait des vers, des éloges, despièces de théâtre. Il avait cultivé la musique avecsuccès et a écrit un traité De la musique (1785), quiest son meilleur ouvrage. Ses trad. sont médiocres.
C11ABEU1L, Cerebetliaca, ch.-l. deeant. (Drôme ),à 10 kil. S. E. de Valence ; 4,295 hab. Papeteries,tannerie, mégisserie.
CHABLA1S, Caballica provincia, prov. des Étala