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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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CICE — 384 — CID

confins de la Pannonie , sur la Save. Constantin ybattit Licinius en 323.Pat.de Valentinien et Valens .

CIBAO (monts), situés au centre de l’île d'Haïti ,sur une étendue de 90 kil. Ils renferment une mined’or, la première qu’on ait trouvée en Amérique .L'Artibonite, le Grand-Yaque et autres riv. y pren-nent leur source. —Ils ont donné leur nom à undép. de l’étal actuel d’Haïti ; ch.-l., Santiago.

C1BBER (Colley), auteur et acteur, né à Londres en 1671, fils d’un sculpteur distingué, mort en 1757,excellait dans le genre comique et la caricature.11 devint en 1711 un des directeurs du théâtre deDrury-Lane, et fut nommé en 1730 poète lauréat.Celles de ses comédies qui eurent le plus de succèssont; le Mari insouciant, 1704 ; le Non-Juror, 1717,imitée du Tartufe. Le recueil de ses œuvres forme4 vol. in-12, 1760. — Son fils, Théophile Cibber,mort en 1757, fut aussi auteur et acteur; il arran-gea pour le théâtre plusieurs pièces de Shakespeare ;on a publié sous son nom les Vies des poêles anglais et irlandais , 5 vol., 1753.

C1BOTOS (apamea). Voy. apamée .

TIBYRE, C ibyrrha, auj. Bourouz, ville de Phry-gie, au S. O-, sur les confins de la Lycie, de la Carie et de la Pisidie . Très grande et très puissante autre-fois; soumise aux Romains Tan 83 av. J.-C.; détruitepar un tremblement de terre et relevée par Tibère .Evêché dans les premiers siècles du christianisme.

C1CACOLE, ville de l’Inde anglaise, dans la prési-dence de Madras, par 81° 37’ long. E., 18° 25’ lat.N. Belle mosquée. Tissus de coton. Commerce degrains et de sel. Cette ville était jadis lech.-lieu desCircars septentrionaux.

CICERON, Marcus Tullius Cicero , le plus célèbredes orateurs romains, né à Arpinum l’an 10G av.J.-C., d’une famille de ehevaliers peu connue , seforma de bonne heure à l’éloquence en étudiant larhétorique et la philosophie sous les meilleurs maî-tres , et débuta au barreau dès l’âge de 26 ans endéfendant Iîoscius d’Amérie contre un affranchi deSylla , alors tout puissant. Après avoir passé quel-ques années à Athènes pour se perfectionner dansson art, il entra à 30 ans dans la carrière des hon-neurs; fut nommé questeur en Sicile , et se conciliatellement l’amour de ses administrés, que lorsqu'ilspoursuivirent lepropréteur Verrès qui les avait in-dignement pillés, c’est lui qu’ils chargèrent de l’ac-cusation. Il gagna cette cause importante, malgré lapuissance et les richesses de son adversaire. Nomméconsul Tan 63 av. J.-C., il découvrit et fit échouerla conspiration de Catilina et fut proclamé par lesénat Père de la Patrie ; mais quelques années après(58), les partisans de Catilina , à la tête desquelsétait Clodius , ayant repris le dessus , il fut bannide Rome , sous le prétexte qu'il avait fait exécuterles conjurés sans jugement. 11 fat rappelé au boutde dix mois ; son retour fut un triomphe. Milonayant 4 ans après tué le turbulent Clodius (53),Cicéron se chargea de le défendre , mais il ne putréussir à le sauver. 11 fut nommé au gouvernementde la Cilicie (52), et obtint dans cette province dessuccès militaires qui lui valurent de la part de sessoldats le titre d ’imperator. Pendant la guerre ci-vile il s’attacha au parti de Pompée ; mais après labataille de Pharsaleil abandonna quelque temps lesaffaires et consacra ses loisirs à la composition de sesplus beaux ouvrages de philosophie. Cependant lors-que César eut rappelé Marcellus.sonami, il rompit lesilence pour le remercier de cet acte de générosité;bientôt après, il arracha au dictateur par un dis-cours éloquent le pardon de Ligarius . Après lemeurtre de César, auquel il était resté étranger,Cicéron se déclara contre Antoine, l’attaqua avecviolence dans ses Philippiques (45), et se rapprochadu jeune Octave, le croyant moins dangereux pourla liberté ; mais lorsque celui-ci eut formé avec An-

toine et Lépide cette ligue connue sous le nom detriumvirat, il n'eut pas honte d'abandonner Cicéron à la haine d’Antoine, qui envoya des sicaires pourle mettre à mort. Ils le trouvèrent à Formies ; Ci-céron leur livra sa tête sans vouloir résister (43) ;il avait 64 ans. On a reproché à ce grand hommequelque faiblesse de caractère et une vanité exces-sive ; mais on ne peut lui refuser toutes les vertusqui font le bon citoyen. Il eut aussi les plus bellesqualités de l’homme privé : père tendre, il ne putjamais se consoler de la perte de sa fille Tullie;excellent ami, il resta toute sa vie étroilement liéavec Atticus . Comme orateur, il n'a point d’égalchez les Romains; son éloquence brille surtout parl'abondance et par le nombre. Cicéron fut aussi unphilosophe distingué, et il contribua puissamment âintroduire à Rome la philosophie des Grecs ; il ap-partenait à la secte des Académiciens. Cicéron avaitprodigieusement écrit ; il ne nous est parvenu qu'unepartie de ses ouvrages. On les divise en 4 classes ;l» harangues, parmi lesquelles on admire surtoutles Verrines, les Catilinaires , le Pro Milone , le ProMarcello, le Pro Ligario , les Philippiques ; 2° livresde rhétorique, dont le plus beau est l’Orateur;3° traités philosophiques, dont les plus estimés sont;les Traités des Devoirs, des Biens et des Maux, Dela Nature des Dieux, les Tusculanes, la République ( qui ne nous est arrivée que mutilée et dont on arécemment retrouvé des fragments dans des pa-limpsestes) ; 4° lettres, dont seize livres à Atticus ;elles fournissent les matériaux les plus précieux pourl’histoire du temps. Parmi lesbuvrages perdus, on re-grette surtout l’Hortensius ou De Pliilosopliia, et letraité de la Gloire. On a donné une foule d'éditions,soit spéciales, soit générales, des œuvres de Cicéron .Les éditions complètes les plus cslimées sont cellesdes Aides, 1519; des Ëtiennes, 1528, 1543; de Lam-bin, 1566; de Gruter, 1618, de Gronovius, 1G92; ded’Olivet, 9 vol. in-4, 1740; d’Ernesli, cum clave,1776, 8 vol. in-S ; de Schulz, 1814-23, 20 vol. in-12; de Lemaire, 1827-32, 19 vol. in-S ; celle enfind’Orellius, Zurich , 1826-7; 2 e édit., 1845, etc. Plu-sieurs des ouvrages ont été traduits séparément pard’Olivet, Auger, Mongault, Bouhier, Castillon, Bar-rait, Guéroult, Burnouf, etc. On doit à M. J.-V. Le-clerc une excellente traduction des œuvres complètesde Cicéron , avec le texte en regard et de savantesnotes, 1821-25, 30 vol. in-8, et 1823-27 , 36 vol.in-18. La vie de Cicéron a été écrite par Plutarque ,Middleton et Morabin.

C1COGNARA (le comte Léopold) , né à Ferrare en 1767 , s’est distingué par son amour éclairé pourles arts. Après avoir rempli des fonctions politiqueséminentes, il fut nommé en 1812 président de l’A-cadémie des Beaux-Arts de Venise ; il mourut danscette ville en 1834. Son principal ouvrage est Sto-ria délia Scultura, Venise , 1813- 18, 3 vol. in-fol.,pour faire suite à Vllisloire de l'art de Winkelmann.

CICONES, peuple de Thrace, sur l’Hèbre , plusconnu dans la mythologie que dans l’histoire ; ch.-l.,Ismare. C’est chez les Cicones que périt Orphée .

CID (Rodrigue ou Ruy Diaz de bivar , surnomméle), héros castillan, né à Burgos vers l’an 1040, mortà Valence en 1099, se signala par ses exploits sousles règnes de Ferdinand, Sanche II et Alphonse VI ,rois de Léon et de Castille. 11 s'attacha à Sanche II,roi de Castille, qui était en guerre avec Alphonse ,roi de Léon, son frère; Sanche ayant été assassiné etremplacé par Alphonse , le Cid fut disgracié etquitta la cour. Dans sa retraite, il rassembla spsvassaux et ses amis, marcha contre les Maures, lesbatlit en plusieurs rencontres; s'empara de Tolède ,de Valence, et par ses exploits força le roi à lerappeler et à lui donner toute sa confiance. Ayantvaincu cinq rois maures, les dépu lés que ces rois 1 ui en-voyèrent le qualifièrent, en le saluant, du titre de