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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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seid ou cid, c'est-à-dire seigneur ; ce surnom luiresta depuis. Les romanciers ont brodé l'histoire duCid ; ils ont feint que dans sa jeunesse i) fut forcéde se battre en duel avec don Gormaz, père de labelle Chimène qu'il aimait; cette aventure a fournià Guilliein de Castro et à Corneille le sujet d'admi-rables tragédies. Parmi les poèmes et les romancerosauxquels les exploits du Cid ont donné sujet, nousciterons : Poema del Cid Campeador, composé vers1128 en vers alexandrins, publ. par Sanchez, 1775 ;Hisloria del muy noble y valeroso caballero el CidRuy Diaz, Lisbonne, 1G15; Séville , 1632, etFranc-fort-sur-le-Mcin, 1828. Robert Southey a recueillidans son Clironicle of lhe Cid, from Spanish (Lon-dres , 1808, in-4), tout ce que les romanceros racontentdu héros espagnol . M. Creuzé de Lesser a traduit enpartie le Roman du Cid ; M. A. Rénal, en entier,1842 Ashnch a donné : De Cidi hisloria , Ronn, 1842.

CIDAR1TES (uuNS). Voy. huns.

CIÊZA, Calma ou Cartela, ville d'Espagne (Mur-cie), à 20 kil. N. 0. de Murcie ; 5,700 hab.

C1GL1ANO, ville des États sardes, à 31 ML 0. deVerceil ; 3,100 hab.

C1LEN0RUM AQUÆ, ville d'Hispanie , auj. cal-

DAS-DE-REY.

C1L1CIE, Cilicia , auj. pachaliks de Selefkeh eld'Adana, partie de l'Asie-Mineure, au S. E., bornéeau S. par la Méditerranée, au N. par la Cappadoce ,à l’E. par la Pamphylie et la Pisidie , à 10. par laSyrie . On y distinguait ; 1° laCilieie de plaines, Cili-cia campeslris, à l'E., fertile, riante, très boisée danssa partie septentr. (eh.-b, Tarse ; autres villes, Soles,Malle, Issus, Anazarbe); 2° la Cilicie âpre ou Trachéo-lide, Cilicia aspera, Cilicia Trachea, qui elle-mêmese subdivisait en Lalaside, Célide, etc.; contrée mon-tueuse, plus froide; pauvre, mais couverte desuperbesforêts (villes principales ; Sélinonte,S61eucie -Trachée,Célendéris). Plus tard ces provinces prirent lenom de Cilicie 1" et Cilicie 2 e , et furent com-Drises dans le diocèse d'Orient. La Cilicie était enpartie peuplée de Syriens (d'où les noms de Leuco-Syriens ou Syriens blancs, synonymes de Ciliciens) :sur la côte étaient des villes grecques. Le ciliceadopté par les anachorètes chrétiens était un vête-ment des Cil iciens Trachéotes.—La Cilicie, après avoirfait partie de l'empire des Perses et de celui d'A-lexandre, fntpossédée par les rois de Macédoine , pui3entra dans l'empire des Séleucides, - et appartintpendant un temps aux rois Lagides de l’Égypte, quien gardèrent quelques villes. Vers l’an 100 av. J.-C.les côtes de la Cilicie devinrent l'asile principal depirates puissants et redoutables qui infestaient laMéditerranée ; Pompée les extermina. Elle fut ré-duite en province romaine l'an 65 av. J.-C.

CILLEY ou C1I.LY, Celeia , v. des États autrich.(Slyrie), à 53 kil. N. E. de I.aybach. Commerce deD.é et vin. On attribue la fondation de cette ville àl'empereur Claude (l'an 41 de,L-C.).Elleaétélacapit.de la Norique jusqu’à l’an 400. Jadis principauté.

ciu.ey (Barbe de). Voy. sigismond . — Voy. ulric.

C1MABUE (Giovanni guai-tiere), peintre et archi-tecte. de Florence , ne en 1240, mort en 1310, estconsidéré comme le restaurateur de la peinture enItalie . 11 fut instruit dans son art par des peintresgrecs que le sénat de Florence avait appelés ; maisil ne tarda pas à surpasser ses maîtres. 11 resteencore de ce peintre quelques morceaux à fresque eten détrempe, où l'on admire son génie. Un de sestitres de gloire est d'avoir découvert la vocation dujeune pâtre Giolto pour la peinture.

C1MAROSA (Dominique), compositeur, né à Na-ples en 1754, mort à Venise en 1801, travailla pour■e théâtre et se lit de bonne heure une telle répu-tation que plusieurs souverains d’Allemagne et deRussie l’appelèrent à leur cour. 11 a composé plusde 120 opéras, soit sérieux, parmi lesquels on ad-

mire le Sacrifice d’Abraham, Pénélope, les lloraceset les Curiaces ; soit bouffons, dont les meilleurssont : l'Italienne à Londres , le Directeur dans l'em-barras (Imprésario in angustie ), le Mariage secret.11 excellait surtout dans l'opéra buffu.

C1MBÉBÀS1E, région de l’Afrique mérid.,s'étendsur la côte occident. , au S. de la Guinée mérid., surunelongucurde 1,200 kil., parlG°-20"Iat. S.—Plagosablonneuse, et sans végétation. Les Cimbébas, quilui ont donné leur nom, en sont les seuls habitants.

C1MÜRES, Cimbri , peuple teutonique qui occu-pait primitivement le Jutland et la partie mérid. duDanemark , et qui semble appartenir à la même fa-mille que lesCimmériens des Grecs et les Kymrisdela Gaule . Ils émigrèrent vers l’an 120 av. J.-C., sejoignirent aux Ambrons, aux Teutons septentr.;entraînèrent avec eux les Tigurins, et entrèrent enGaule vers 112. Ils battirent plusieurs généraux ro-mains do 112 à 10G, se portèrent en Espagne l'an105, revinrent tous ensemble en 102, mais se séparè-rent des Teutons et des Ambrons pour entrer en Italie par le nord, tandis que ceux-ci passant le Rhône de-vaient l’envahir par l'ouest. Arrivés;') Yerceii, ils trou-vèrent devant eux Catulus et Marias qui, déjà vain-queurs des Ambrons et des Teutons, les extermi-nèrent à leur tour, l'an 101 av. J.-C.

C1MBRES (cap des), Cimbrorum promonlorium,auj. le cap skagen.

CIMBR1QUE (chersonèse ). Voy. chersonèse

CIMINUS moss, en Italie, auj. le moni viterbe .

CLMMËR1EN' (Bosphore), auj. détroit de léuika-leh. Voy. Bosphore et iënikaleh.

C1MMÉRIENS, Cimmerii , peuple barbare del'Europe orientale , habitèrent pendant un temps lesenvirons du Palus Méotide (mer d'Azof), où peut-être le nom de Crimée atteste leur séjour. Chassésparles Scythes d'Asie, ils refluèrent le lcng des côtesorientales de la mer Noire , tournèrent ensuite versl'O. ou le S. O., et pénétrèrent dans le Pont, la Cap-padoce, etc. Ils conquirent même la Lydie et pri-rent Sardes; Alyatte les en chassa vers G10 av. J.-C.Ils disparaissent ensuite de l’histoire. Voy. cisibres.— En mythologie, le pays des Ciminériens passaitpour être le séjour du Sommeil .

C1MMER1ENS (monts), en Crimée , dans bipartiemérid. Le Kriou-Mélropon (auj. cap Karadjé-Bou-routt) en est la pointe méridionale.

C1MOLOS, auj. l’ile Kimolo ou l'Argcnliere. Voy.argentière (l’).

C1MON, général athénien, fils de Miltiade . Il sedistingua d'abord à la bataille de Salamine , et futbientôt après chargé du commandement de toutesles forces navales de la Grèce contre les Perses. Ilse rendit dans l'Asie-Mineure et remporta sur lesPerses en un même jour deux victoires, l'une surmer, l'autre sur terre, à l'embouchure de l'Eury-médon en Pamphylie (470 av. J.-C.). 11 fut ensuitemis à la tête des affaires de la république, qu'il ad-ministra avec une grande intégrité. Il eut pourrival et pour adversaire Périclès qui en 4G1 le fitexiler par l'ostracisme. Rappelé en 456, il lit uneexpédition contre file de Chypre . Il mourut danscette expédition en assiégeant Citium (449). 11 venaitd'imposer aux Perses une paix ignominieuse qui rendait la liberté aux villes grecques de l'Asie-Mineureet fermait la mer Egée aux flottes du grand roi.

CINALOA, ville du Mexique . Voy. sinai.oa.

CIN’CA, Cinga, riv. d’Espagne, sort des Pyrénées ,baigne Puertolas, Ainsa, Barbastro , l’raga ; reçoitentre autres tributaires l'Alcanadre, et se joint à laSègre à 4 kil. au-dessus du confluent de celle-ciavecl'Ebre ; cours, 175 kil.

CiNCHON (la comtesse de), dame espagnole,femme d'un vice-roi du Pérou. De retour en Europe en 1632, elle apporta avec elle le quinquina, et fitconnaître la vertu fébrifuge de celte écorce, à la-

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