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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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COLI — 401 — COLL

COLCHESTER, Camalodunumcoloma, Colcesiria,ville d'Angleterre (Essex), à 80 kil. N. de Londres ;16,000 lmb. Port sur la Colne. Quais, églises assezbelles, théâtres. Manufactures d’étoffes de laine ;chantiers de construction, pêche d’huîtres pourLondres . C’est dans cette ville que naquit sainte Hé-lène, mère de l'emp. Constantin. Colchester a soutenuun siège célèbre contre le? parlementaires en 1648.— Il y a deux villes de «e nom aux Etats-Unis ,dans les états de Connecticut et de Vermont .

COLCHIDE, Colchis, auj. Imérélhie et Mingrélie ,contrée d'Asie, entre le Pont-Euxin à l’O., le roy. duPont au S. O., le Caucase au N., et l’Ibérie à l’E.,est surtout célèbre par la Toison d’or , que la fableplace dans ce pays, et par l’expédition des Argonau-tes . Elle était arrosée par le Phase dont les eaux,dit-on, roulaient des paillettes d’or. Les Colques(Colchi ), ses habitants, étaient farouches, belliqueux,pillards. Les Grecs avaient fondé sur la côte quel-ques colonies, entre autres Dioscuriade .

COLD1NGHAM, ville d’Ecosse (Berwiek), à 16 kil.N. O. de Berwiek; 2,700 hab. Ruines d’un châteauet d'un monastère bâti, dit-on, par le roi Edgard.

COLEAH, Rapida Castra ou Cisse, ville de l’Algé-rie, à 33 kil. S. O. d’Alger , au fond d’une petite baie.

COLEllIDGE (Samuel taylor ), poète anglais, néen 1772 dans le Devonshire , mort en 1834. D’uncaractère incertain et mobile, il changea sans cessede goût et de carrière. Il se lia d’abord avec Sou-they et composa avec lui un drame intitulé laChute de Robespierre . En 1795 il ouvrit un courspublic sur l’histoire de la révolution française ; ileut môme un instant l’idéed’aller, avec Southey et unautre poète nommé Robert Lovell, établir chez lesIllinois, en Amérique , une république qu’il nommaitpantisocratie ; ce projet ridicule avorta bientôt. Ilse mit alors à écrire des Adresses au peuple, dis-cours qui firent assez de bruit ; puis le Watchman,recueil périodique qui cessa dès le 10' numéro.Abandonnant alors la politique pour la poésie, Cole-ridge fit paraître sa tragédie du Remords, et plu-sieurs recueils de ballades lyriques qui eurent ungrand succès. En 1798 il alla visiter l’Allemagne avec VVordsworth; à son retour, 1800, il donna latraduction du Wallenslein de Schiller. En 1816,Coleridge publia une ballade intitulée Christabel etle drame de Zapolya. Une édition complète de sesŒuvres a été publiée à Londres en 1849,13 v. in-8.

COLETTE (sainte), née à Corbie en 1380, fille d’uncharpentier nommé Boilet, entra dans l’ordre de Ste-Claire et y introduisit une réforme qui rétablissaitla rigidité primitive. Elle mourut à Gand en 1447.Sa fête se célèbre le 6 mars.

COL1GNI ou COLIGNY, ch.-l. de cant. (Ain ), à22 kil. N. E. de Bourg ; 1,700 hab. ; a donné sonnom à l’ancienne famille de Coligny.

COLIGNY (Gaspard be chatillon, sire de), amiralde France, fils de Gaspard de Coligny , maréchal deFrance sous François I, naquit â Châtillon-sur-Loing en 1517. 11 fut élevé dans la religion catholi-que et jouit d’abord d’une grande faveur à la cour.Après s’être distingué dans plusieurs campagnes, ilfut élevé en 1552 par Henri II au grade d’amiral.Mais, après la mort de ce prince, las des intriguesde la cour, il résigna tous ses emplois et se re-tira dans ses terres ; dans cette retraite, la lecturedes livres des novateurs changea ses opinions reli-gieuses, et il embrassa publiquement la réforme. En1562, lorsque la guerre éclata entre le parti protes-tant et le parti catholique, Coligny fut nommé par lepremier lieutenant-général : il combattitsousles or-dres de Condé, et perdit avec ce prince la bataille deDreux contre le duc de Guise. La mort de ce der-nier, assassiné sous les murs d’Orléans , amena quel-ques années de paix. Les armes ayant été reprises det et d’autre en 1567, Coligny assista au combat

indécis de St-Denis et aux batailles de Jarnac et deMoncontour , qui furent fatales à la cause des Protes-tants (1569). Cependant, après le traité de paix con-clu à Saint-Germain en 1570, Coligny reparut à lacour ; il y fut accablé de caresses comme tous ceuxde son parti. Mais le massacre de la St-Barthélemy sepréparait, et l’amiral en fut une des premières vic-times. Dans la nuit du 23 au 24 août 1572, un Bo-hémien , nommé Bême, l’assassina dans son appar-tement, et jeta son corps par la fenêtre dans la cour.Coligny était d’un caractère grave, doux et Dien-veillant ; il a été général habile , mais malheureux.

coligny (odet de), frère du précédent, né en1515, occupa de hautes dignités dans l’église et futnommé cardinal en 1533 ; mais il embrassa dans lasuite la réforme et même se maria. 11 fut excom-munié, dépouillé de ses dignités, et contraint de seréfugier en Angleterre , où il mourut en 1570.

coligny dandelot (François), frère des précé-dents. Voy. DANDELOT.

COLISÉE . Voy. colossée.

COLLATIE, Collatia , petite ville à l’E. et près deRome, sur un ruisseau tributaire de l’Anio . C’est làqu’eut lieu l’outrage fait par Sextus Tarquin à Lu-crèce , femme de Tarquin Collatin.

COLLATIN (tarquin ) , Lucius Tarquinius Colla-tinus, neveu de Tarquin et mari de Lucrèce , étaitainsi nommé parce qu’il possédait de grands biens àCollatie . Après l’insulte faite à sa femme, il se mitavec Brutus à la tête du peuple pour chasser lesTarquins ; il fut nommé consul avec lui (509 av.J.-C.). Peu après, ayant excité des soupçons dansle peuple, comme tenant de trop près à la familleexilée, il fut forcé de se démettre de ses fonctionset de sortir de Rome .

COLLE, ville du roy. de Naples (Sannio ), à 25 kil.S. E. de Campobasso ; 4,000 hab.

COLLÉ (Ch.), homme de lettres, né à Paris en1709, mort en 1783,était filsd’un procureur et cousinde Régnard . 11 se lia avec Gallet, Panard, Piron, Cré-billon fils ; fit partie de la société du Caveau, célèbrepar sa gaîté, et fut admis, vers 1730, dans celle duduc d’Orléans, qui le nomma son lecteur et son se-crétaire. H composa pour le théâtre de ce prince unefoule de pièces et de parades fort gaies, et donna auThéâtre-Français deux bonnes comédies, Dupuis eiDesronais, 1763; la Partie de chasse de Henri IV ,1774. On lui doit en outre des chansons grivoises,dont la meilleure est la Vérité dans le vin. Les piècesqu’il avait composées pour le duc d’Orléans ont étéréunies sous le titre de Théâtre de société, 1768, 2 vol.in-8 ; quelques-unes de ses parades se trouvent, maisdéfigurées, dans le Théâtre des Roulevards, 1756. Lerecueil de ses chansons forme 2 vol. in-18. On a enoutre de lui un Journal historique ou Mémoires litté-raires, etc., 3 vol. in-8, 1805.

COLLETET (Guill.), mauvais poète, né à Paris en 1598, mort en 1659 , eut de la réputation dansson temps, jouit de la protection de plusieurs grandspersonnages, entre autres de Richelieu, qui luidonna une fois 600 livres pour 6 mauvais vers. 11fut un des premiers nommé membre de l’AcadémieFrançaise . Il épousa successivement trois de ses ser-vantes; son inconduite lé*réduisit à la misère. On ade lui : 1° des poésies aujourd'hui oubliées, parmilesquelles on remarque le Banquet des poètes, 1646;des épigrammes ; 2» des traités assez estimés sur lapoésie morale, le sonnet., l’églogue, réunis sous latitre (l’Art poétique, 1658. — Son fils, François Col-letet, né en 1628, mort vers 1680, a aussi fait desvers ( Noëls nouveaux, 1660; le Tracas de Paris ,1665; la Muse coquette, 1665) ; mais il est encore in-férieur à son père. Ce second Colletet a été couvertde ridicule par Boileau .

COLLIBERTS. Voy. cagots.

COLLIER (Jérémie) écrivain anglais , né en 1650

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