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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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dans le comté de Cambridge , mort en 1726, étaitecclésiastique et non-conformiste zélé ; il s’opposa detoutes ses forces à la révolution de 1688. Outre despamphlets de circonstance, on a de lui des Essaisde morale, 1697 ; Coup-d'ceil sur Vimmoralïiè duthéâtre anglais , 1698 ; une Histoire ecclésiastiqued’Angleterre, 1708 ; une traduction du Moréri , et untraité paradoxal, Clavis uttiversalis, 1713, où il com-bat l'existence du monde extérieur.

COLLIN , ville de Bohême. Voy. kollin.

COLLIN D'HARLEVILLE (J.-Fr.), poète comi-que du 2 e ordre, né en 1755 à Mévoisins près deChartres, mort à Paris en 1806, donna successive-ment tInconstant, 1786; l'Optimiste, 1788; les Châ-teaux en Espagne , 1789; le Vieux Célibataire, 1792,comédies en vers qui eurent un grand succès ; la der-nière est son chef-d’œuvre. Depuis il ne fit que dé-cliner. Il a aussi laissé des poésies fugitives. On aréuni ses œuvres en 1805 et 1821, 4 vol. in-8. Ontrouve dans ses pièces une versification facile, maispeu de génie et de force comique. Collin d’Harle-ville était du caractère le plus aimable ; il fut fortRé avec Picard et Andrieux.

COLLINE (Porte), Collina janua, porte de Rome au N., près du mont Quirinal .

COLL1NÉE, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord ), à22 kil. N. E. de Loudéac ; 650 hab.

COLLINS (John), géomètre anglais , de la Sociétéroyale de Londres, né en 1624 près d’Oxford , morten 1683, était premier commis du bureau de l’excise.11 fut en relation avec la plupart des savants de sontemps et mérita d’être surnommé le Mersenne an-glais . Il a laissé quelques ouvrages de mathématiques,mais il est surtout connu par le recueil intitulé :C ommercium epistolicum D. John Collins et aliorumde analysi promola, que la Société royale fit impri-mer (1717 et 1725) à l’occasion de la querelle élevéeentre Newton et Leibnitz sur l’invention du calculdifférentiel; il attribuait la priorité à Newton.

Collins (Antoine), libre-penseur, né en 1676, àHeston près de Londres , mort en 1729, fut l'élève etl’ami de Locke. Il professa sur plusieurs points de lareligion et de la métaphysique des opinions hardies,etpassasa vie dans de perpétuelles controverses ; il futmême plusieurs fois obligé de se réfugier en Hollande.I!exerça néanmoins des fonctions importantes dans lamagistrature et fut digne d’estime malgré ses doctri-nes impies. Ses princip. ouvr. sont: Essai sur l’usagede la raison , 1707 ; Lettre à Dodwell sur l’immor-talité de l'âme , 1708; Discours sur la liberté depenser, 1713 ; Recherches sur la liberté de l'homme,1717 (elle n’est, selon lui, que l'exemption de lacontrainte physique) ; Discours sur les bases et lespreuves de la religion chrétienne , 1723 ; Examen desprophéties, 1724. Il eut pour adversaires Clarke,Whiston, Sherlock, Hoadley, etc. Plusieurs de sesouvrages ont été traduits en français [la Liberté depenser par Scheurler, Londres 1714 ; Du Principedes actions humaines, par Lefebvre de Beauvray,1754) ; on en trouve en outre d’amples extraits dansXEncyclopédie méthodique (Philosophie ancienne etmoderne, art. Collins ).

Collins (Williams), poète anglais , né en 1720, àChichester , se fit connaître de bonne heure par despoésies qui ne reçurent pas d’abord du public l’ac-cueil qu’elles méritaient. Il vécut dans un état voisinde la misère, et perdit la raison dans ses dernièresannées. Il mourut en 1756, dans une maison d'a-liénés. On a de lui des Églogues persanes ou orien-tales, 1742, et des Odes descriptives et allégoriques,qui le placent au rang des premiers poètes lyriquesde l’Angleterre ; on estime surtout l 'Ode sur lespassions. L’édition la plus récente de ses œuvres aétédonnée par Alex. Dyce, avec notes, Londres , 1827.

COLLIOURES , Caucoliberis ou Caucoliberum,ch.-l. de eani (Pyrénées-Orientales ), à 27 kil. E.de

Céret, sur la Méditerranée; 3,274 hab. Petit port,château-fort au sommet d'un rocher. Fabriques deliège. Commerce de laine, de sardines, de thons.Vins blancs exquis.—Prise par Louis XIII en 1642.

COLLO, ville de l’Algérie . Voy. cdllu.

COLLOBRIERES, ch.-l. de cant. (Var ), à 33 kil.E. de Toulon ; 1,350 hab.

COLLONGE, ch.-l. de c. (Ain), à 28 k. de Gex .

COLLONGUE ou S1MIANE. Voy. simiane.

COLLOQUES, du latin colloquium, conférencesreligieuses tenues dans le but de discuter un pointde doctrine ou de concilier des opinions diverses.Parmi les principaux colloques, on cite, dans lespremiers temps du christianisme, celui de Cas-car en Mésopotamie, entre l’évêque Archélaüs etManès; celui de Carthage , entre saint Augustin et lesDonatistes ; puis ceux de Marbourg (1529), de Ra-tisbonne (1541), de Montbéliard (1586), de .Berne (1588), et surtout celui de Poissy en 1561, sous Char-les IX ; ce dernier avait pour but de réunir à l’é-glise catholique les Calvinistes de Genève . Le car-dinal de Lorraine d’un côté et Théodore de Bèze del’autre y jouèrent le principal rôle ; mais ce colloquen’amena aucun résultat et ne fit qu’aigrir les esprits.

COLLOT D’HERBOIS (Jean-Marie), convention-nel, né en 1751, était comédien ambulant lorsqu’é-clata la révolution française. Il vint alors i Paris ,et se fit bientôt remarquer dans les clubs populai-res par sa forte voix, autant que par son audace.Au 10 août 1792, il fut nommé membre de la mu-nicipalité de Paris , quelques jours après député àla Convention, et enfin membre du comité de salutpublic. Envoyé l’année suivante en mission à Lyon ,il y exerça les plus horribles cruautés, employanttour à tour contre cette malheureuse ville la maindu bourreau, la fusillade et le canon. Au 9 ther-midor, il fut un des premiers dénonciateurs deRobespierre , qu’il avait longtemps secondé, maisdont les hauteurs l’avaient éloigné. Toutefois lachute du tyran ne lui profita pas ; un mois après ilfut accusé, et déporté à la Guyane . 11 mourut, danscet exil, d’une fièvre chaude, en 1796.

COLMAN (George), poète comique anglais , né en1733 à Florence, était fils du résident de l’Angleterre à la cour du grand-duc de Toscane, et mourut à Lon-dres en 1794. Après avoir donné plusieurs pièces quieurent beaucoup de succès , il devint un des entre-preneurs du théâtre de Covent-Garden ; il venditpeu de temps après sa part d’intérêt et acheta l’en-treprise du théâtre de Hay-Market, qu’il conservajusqu’à sa mort. 11 devint fou à la fin de sa vie. Sesmeilleures comédies sont -.Polly-Honeycomb, 1760;la Femme jalouse (imitée par Desforges) ; le Mariageclandestin, avec Garrick. Il a traduit en anglais Térence et l 'Art poétique d’Horace. Il publia pendantquelque temps le Connaisseur, recueil périodique.

COLMAR , Argenluaria ou Argenlovaria chez lesanciens, Columbaria, Colmaria au moyen âge, ch.-l.du dép. du Haut-Rhin , sur l’Ill et sur le,canal dela Fecht, à 427 kil. E. de Paris (468 par Luné-ville ); 15,958 h. V. forte. Mal bâtie ; rues étroites ;on remarque cependant l’hôtel-de-ville, la préfec-ture, l’église des Dominicains, la bibliothèque ducollège. Fabriques d’indiennes , de châles, de foulards très recherchés. Commerce de grains et devins du Rhin . — Colmar du temps des Francs n’é-tait encore qu'une manse ou villa reyale ; sousl’empereur Frédéric II, en 1220, elle était devenueune ville ; au xiv' siècle, elle figure comme villeimpériale, et bientôt après comme capitale de laII.-Alsace . En 1632, pendant la guerre de trenteans, les Suédois s’en emparèrent. Louis XIV la pritet la rasa en 1675. Elle fut enfin réunie à la France par le traité de Ryswick en 1697, et devint la rési-dence du conseil souverain de l’Alsace . Séjour dugraveur Schœii; pat. des 2 Pfeffel, le publiciste et lu