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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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poêle; du directeur Rewbell , et du général Rapp."'est dans le couvent des Dominicains de cette ville( ;ue furent rédigées les célèbres Annales de Colmar .— L’arr, de Colmar a 13 cant. (Andolsheim , En-sisheim, Guebwiller, Kaysersberg, Sainte-Marie-aux-Mines, Munster, Neuf-Brisach , LaPoutroye, Ri-beauvillé, Rouffach, Soultz, Wintzenheim , plusColmar ), 142 communes et 198,403 hab.

COLMARS , ColfoiHariis.ch.-l.decant. (B.-Alpes),k 50 k. N. E. de Digne, sur leVerdon; 960h. Fortifié.Fontaine intermittente (qui tarit de 7 en 7 minutes).

COLMENAR-YIEJO, ville d’Espagne (Guada-laxara), à 31 kil. N. de Madrid ; 3,600 hab. Eauxminérales et pierres à bâtir.

CORNE, ville d’Angleterre (Eancastre), à 44 kil.S. E. de Lancaster, sur le canal de Leeds -et-Liver-pool ; 7,550 hab. Fabriques de calicots etdebasins.

COLOCZA, ville de Hongrie (Pesth ), à 120 kil. S.de Pesth ; 4,000 hab.

COLOGNE, Colonia Agrippina des anciens, Kœln en allemand , ville des États prussiens, ch.-l. d’undes gouv. de la prov. Rhénane, sur la rive gauche duRhin,à450 k. N. E. de Paris,480 k. S. O. de Berlin ;65,000 hab. Ville très forte ; rues étroites et som-bres; maisons en général mal bâties. Parmi lesmonuments on remarque la cathédrale, commencéepar l’archevêque Engelbert en 1248. et encore inache-vée (on en admire surtout le chœur) ; un nombre in-fini d’églises, dont les principales sont celles de Sainte-Ursule , des Apôtres , des Macchabées ; l’hôtel-de-ville, le musée, le cabinet d’histoire naturelle, lejardin botanique, la bibliothèque des Jésuites. Aumoyen âge, on venait de toutes les parties de l’Europe adorer dans cette ville ses nombreuses reliques, cellesdes trois Mages et surtout des prétendues onze millevierges. Les moines et les mendiants y pullulaient.Industrie : lainages, bonneteries, étoffes de coton etde velours, chapelleries, raffineries de sucre, distille-ries, etc. Cologne a acquis une renommée européenne par son eau spiritueuse si connue sous le nom d’eaude Cologne, et qui y fut inventée par Jean-Marie Fa-rina à la fin du dernier siècle. — Cologne fut fon-dée par les Ubiens , 37 ans av. J.-C.; agrandie plustard par l’empereur Claude , à l’instigation de safemme Agrippine , qui y était née, elle prit de làle nom de Colonia Agrippina ; elle devint ensuitecapitale de la Deuxième Germanie, puis fut com-prise dans la monarchie des Francs, 475. Elle eutdès l’an 314 un évêché, et ce siège fut érigé en ar-chevêché au vin' siècle. En 957, Cologne fut décla-rée par l’empereur Othon-le-Grand ville libre etimpériale. Du xii c au xv' siècle, Cologne tint unrang considérable dans la ligue hanséatique et fitun grand commerce avec le Nord. Prise en 1795par les Français, Cologne devint de 1801 à 1814ch.-l. d’arr. dans le départ, de la Roër . Depuis 1814elle appartient à la Prusse . Patrie de l’impératriceAgrippine, de saint Bruno, de Corneille Agrippa ,du poste Yondel, de Rubens , etc. Chemin de fer deCologne à Bonn.—Le gouv. de Cologne , un des cinqgouvernements de la province Rhénane actuelle,comprend une partie de l’anc. électorat de Cologne ,des duchés de Berg et de Juliers , etc., et se divise en11 cercles; 360,000 hab. Il a pour ch.-l. Cologne .Villes principales : Duitz, Altenberg, Brühl, Bonn ,Zülpich , etc.

Cologne (électorat de), état de l’empire d’Alle-magne et l’un des trois électorats ecclésiastiques,taisait partie du cercle du Bas-Rhin , et se compo-sait de provinces ou terres assez éparses; on peutles réunir en 4 groupes : 1° Haut-Electorat (sur leon’ cn ^' e les duchés de Juliers et de Berg);2° Bas-Electorat (entre les états de Juliers et de Trê-ves ); 3°duchédeRecklingshausen; 4° duché de West-phalie. Villes principales : I» Bonn (ch.-l. général),hœnigswinter, Andernach, Zulpich, Brühl , Duitz;

| 2° Nuys, Zons, Rheinsberg ; 3° Recklingshausen ;4° Gesecke, Arensberg, Werl. — L'électorat de Co-logne date de l’an 1357 ; il fut constitué en faveur desarchevêques de Cologne ; mais par une singulière bi-zarrerie la ville de Cologne ne faisait pas partie del’électorat ; elle était ville libre et se trouvait comprisedans le cercle de Westphalie. Au xvi' siècle GebhardTruchsess de Waldbourg, archevêque-électeur deCologne , embrassa la réforme et épousa Agnès deMansfeld tout en conservant l’épiscopat. Il fut chassépar les Bavarois. Louis XIV s’empara un instant del’électorat que possédait alors l’archevêque Joseph-Clément, duc de Bavière . Le dernier électeur, morten 1801, Maximilien-François-Xavier, était aussi ducde Bavièreel frère de Marie-Antoinette . L’électeurdeCologne portait le titre de grand-électeur. L’électoratde Cologne est auj. compris dans les États prussiens.

Cologne, bourg de France (Gers ), ch.-l. de canton,à 33 kil. N. E. d’Auch : 900 hab.

COLOGNETTO, village de la république de Gê-nes, passe pour être la patrie de Christophe Colomb .

COLOMB (Christophe), célèbre navigateur, né en1435 ou 1441 dans l’état de Gênes, à Gênes même se-lon les uns, à Cuccaro (Montferrat), à Savone ou à Co-goreo selon d’autres, mais plus probablement à Co-lognetto, était fils d’un ouvrier tisserand. Après avoirétudié profondément la géométrie, l’astronomie, lagéographie et la cosmographie, et avoir parcouru surmer presque toutes les parties du monde connu, ilconjectura qu’il devait y avoir des terres à l’O. del’Europe , ou que du moins on pourrait arriver auxIndes par celte route. IJ proposa, d’abord au roi dePortugal, puis aux Génois , de lui donner les moyensde faire cette recherche; mais il fut refusé durementet traité de visionnaire. Il s’adressa alors à l’Espagne ,où régnaient Ferdinand et Isabelle, et obtint, aprèsS ans de sollicitations, trois vaisseaux avec lesquels ils’embarqua au port de Palos, en Andalousie , le 3 août

1492. Au bout de 65 jours de navigation, il découvritla terre, le 8 octobre 1492. 11 aborda d’abord dansI’île San-Salvador, une des Lucayes ; découvrit ensuiteCuba et St-Domingue, et revint en Espagne en mars

1493. 11 fut nommé à son retour vice-roi des paysqu’il avait découverts. En septembre 1493, il entrepritun deuxième voyage, dans lequel il découvrit la plupartdes Petites-Antilles et forma des établissements à St-Domingue . Dans un troisième, exécuté en 1498, il dé-couvrit le continent et parcourut la côte de l’Amérique méridionale depuis l’embouchure del’Orénoque jus-qu’à Caracas ; enfin dans une quatrième et dernièreexpédition, 1502, il poussa jusqu’au golfede Darien .Colomb eut plusieurs fois à réprimer des révoltesparmi ses compagnons ; il eut aussi cruellement àsouffrir de l’envie. Accusé après son premier voyagepar ceux qu’il avait châtiés, il les confondit aisément;mais pendant sa troisième expédition, il devint lavic-time de la calomnie, fut dépouillé de son commande-ment, et remplacé par Bovadilla qui le renvoya enEspagne chargé de fers. H obtint facilement sa liberté»mais il ne put recouvrer son crédit, et après sonquatrième voyage, il se vit négligé par le roi Ferdi-nand; il mourut en 1506, accablé d’infirmités et dechagrins. Il n’eut pas même la gloire de donner sonnom au continent qu’il avait découvert ; cet honneurlui fut enlevé par Améric Yespuce, pilote, qui avaitaccompagné un de ses lieutenants en 1499, et quiprétendit avoir le premier découvert la terre ferme.Outre ses découvertes, Colomb a fait faire de grandsprogrès à la navigation : il se servit le premier del'astrolabe et sut déterminer exactement avec lesecours de cet instrument la position des vaisseauxparla longitude et la latitude. 11 ne reste de Colomb qu’une lettre écrite en latin et datée de 1493. Sa viea été écrite par son fils, Fernand Colomb (traduiteen français par Cotolendy, 1681); par Rossi (traduiteen français par Urano, 1824), et par plusieurs au-

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