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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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COfil — 423 — COM

Climat doux; sol fertile en fruits et en grains; lacs salins.

cordova, ville du Mexique (Vera-Cruz), par 99° 26’long. O., 18° 50' lat. N. ; 5,000 hab. Iîues larges etdroites. Grand commerce de tabac ; moulins à sucre.

cordova, ville d'Espagne. Voy. cordoue .

CORDUBA, ville d'Hispanie, auj. cordoue .

CORDUS (Aulus Cremulius), sénateur et histo-rien romain qui vivait sous Auguste et Tibère , avaitécrit YHistoire des guerres civiles de. Rome. Séjan l'accusa devant le sénat du crime de lèse-majestépour avoir loué dans son ouvrage Brutus et Cassius.Il prévint le jugement en se donnant la mort.

CORÉ, lévite israélite, se fit chef d'un parti quis'éleva contre l'autorité de Moïse et d’Aaron , et s'ad-joignit comme principaux complices Dathan, Abiron et One. Au moment où ils s'avançaient vers l'autelpour offrir comme Moïse l'encens au Seigneur, laterre, dit l’Ecriture , s’entr’ouvrit et les engloutit avectous leurs partisans. f

CORÉE (royaume de), appelé Kaoli par les Chi-nois, fait partie de l’Empire chinois, et s’étend de122° à 128° long. E. et de 30° 9’ à 43° lat. N.Il a pour bornes au N. la prov. de Ching-king enMantchourie, à 10. la mer Jaune, à l’E. la merdu Japon, au S. le détroit de Corée . Sa plus grandepartie forme une longue presqu’île de 880 kil. sur260. Capit., Han-yang-tching. La partie occidentalede ce royaume Be compose d'une infinité d’îles, con-nues sous le nom d'archipel de Corée , qui formentquatre groupes principaux, savoir : de James-Hall,au N. ; de Clifford, au centre ; de Amherst , au S., etde Broughton au S. E. Climat varié ; grande fertilitéau S. et vers les côtes ; riz et autres céréales ; panit(espèce de grain dont on tire une liqueur spiri-tueuse) ; soie, etc. Ce pays est encore très peu con-nu. Le roy. de Corée relève de la Chine depuis 1120;mais le roi est indépendant pour l’administrationintérieure de ses états ; il a une armée qui le rendrespectable. La langue des Coréens diffère du tartareet du chinois, mais s'écrit avec les caractères chinois.

CORELLA, ville d'Espagne (Pampelune ), à 41 kil.S. E. de Logrono ; 4,700 hab. Eau-de-vie, jus deréglisse; moulins à huile.

CORÉNTIN. Voy. quimper-corentin.

CORFINIUM, auj. San-Serino, ville d’Italie (Sam-nium), jadis capit. des Peligni , sur les confins dupays des Marses, et à 32 kil. N. E. de Marrubium ,fut la capit. de la Confédération italique pendant laguerre sociale.

CORFOU, Corcyra , la plus importante des îlesIoniennes, par 17» 20 -18° 5’ long. E., 39» 50’ lat.N., près de la côte de l’Albanie ; 62 kil. sur 22 ;60,000 hab. Climat doux, mais variable; montagnes.Peu de grains, un peu plus de vin; huile en quantité;gibier, poisson. Ch.-l., Corfou.— Corfou a toujoursété considérée comme la clef de l’Adriatique. Les Vé-nitiens s'en emparèrent vers la fin du xiv e siècle ,et en firent un duché qu'ils possédèrent jusqu'à lafin du xviii» siècle. Les Français la possédèrent de1797 à 1799etde 1802 à 1814. Elle forme auj., avec6 autres îles principales, la république des îles Io-niennes, soumise à l’Angleterre . Voy. corcïre.

corfou, ch.-l. de l’île de Corfou , sur la côte Fl,par 17° 35’ long. E„ 39° 38’ lat. N.; 15,000 hab.Belle rade, port, citadelle. Archevêché, université;quelques monuments, entre autres le palais du lordhaut-commissaire anglais . Commerce actif. On yparle l’italien autant que le grec .

COR1, Cora, bourg de l’Etat ecclésiastique, à 35kil. O. de F’rosinone ; 3,000 hab. Ruines des templesd’Hercule et de Pollux.

CORIA, Caurium, ville d’Espagne.(Badajoz ), à42kil. S. O. de Plasencia ; 1,500 hab. Évêché.

COR1GL1ANO, ville du roy. des Deux-Siciles (Cala-bre Citérieure), à 42 kil. N. E. de Cosenza ; 8,000 hab.Beau château. Sucre et pâtes de réglisse. C’est aux

environs de cette ville que s’élevait Sybaris . — Uneautre Corigliano, aussi au roy. de Naples (Terre d'O-trante), est à 22 kil. S. E. de Lecce ; 2,400 hab.

CORINGA, bourg du roy. des Deux-Siciles (Cala-bre Ultérieure 2 e ), à 24 kil. S. 0. de Catanzaro ;3,000 hab. Mine d’alun et d’ocre rouge.

coringa , ville de l’Inde anglaise (Madras), par16° 40’ lat. N., 80“ 1S’ long. E. C’est le meilleurport de la côte de Coromandel. Les Anglais s’enemparèrent en 1759.

CORINNE, femme poète, née àTanagre en Béotie ,fut surnommée la Muse lyrique. Elle avait été disciplede Myrtis , femme savante de la Grèce , et vivaitvers 470 av. J.-G. Elle fut la rivale de Pindare , et luienleva cinq fois la palme dans les jeux de la Grèce .Il ne reste d’elle que quelques fragments, recueillispar Wolf dans le livre intitulé : l'oelriarum oclofragmenta et elogia, Hambourg , in-4, 1734.

CORINTHE, Corinthus , primitivement Ephyre,Kordos des Turcs, ville de l’état de Grèce , dans laMorée (Péloponèse ), sur l’isthme de Corinthe, et à60 kil. N. E. de Tripolitza , est comprise dans laprov. actuelle d’Argolide; 4,000 hab. Archevêché;château-fort ; nombreuses sources parmi lesquelles setrouve la fameuse fontaine de Pyrène ; ruines nom-breuses. — Corinthe formait jadis avec son territoireun petit état particulier. Elle était une des villes lesplus importantes de la Grèce par sa population, soncommerce, ses richesses, son luxe et ses colonies. Elleavait deux ports ; Cenchrée, sur le golfe de Corinthe (golfe de Lépante), et Lechée, sur la mer Égée (golfed’Athènes ). Fille était défendue par une citadelle trèsforte appelée Acrocorinthe ; on y voyait de nombreuxmonuments, des statues et des objets d’art en abon-dance. Corinthe est encore fameuse par ses raisinset par son airain, qui passait pour contenir de l’oret de l’argent. Elle a donné son nom à un ordred’architecture dit corinthien. Les mœurs des habi-tants de cette ville étaient fort dissolues, et ses cour-tisanes étaient fameuses dans toute la Grèce. Corin-the fut fondée 1900 ans environ av. J.-C. par Ephyre,fille de l’Argien Phoronée; elle forma d’abord unétat monarchique ; la tradition y fait régner Jason etMédée vers 1350. Sisyphe , de race Hellène, et sesdescend, occupèrentle trônejusqu'en 1160. Desprin-ces héraclides, dont le 1 er fut Alétès et le dernier Té-lestès, y régnèrent à partir de 1160. Après Télestès,les Bacchidcs, issus aussi de la race royale, changè-rent le gouvernement en une espèce de républiquearistocratique ; elle fut alors régie par des magistratsannuels appelés prytanes. Vers 657 av. J.-C., letyran Cypsélus rétablit la monarchie et transmit sonpouvoir à son fils Périandre (627-584). Psammétique qui lui succéda fut aussitôt renversé, et Corinthe s’é-rigea de nouveau en république. De nombreusesguerres s’élevèrent entre Corinthe etCorcyre, sa prin-cipale colonie ; une de ces guerres, en 434, fut l’occa-sion de la guerre du Péloponèse (431) : Corinthe futtoujours du parti de Sparte dans cette lutte. Elle sedéclara contre elle en 395, ce qui donna lieu à la guerredit e guerre de Corinthe (395-387). Comme les autresvilles de la Grèce, Corinthe se soumit à Philippe ; ellereçut garnison macédonienne (335). Ce ne fut qu’en243 qu’Aratus délivra Corinthe de la dominationétrangère et la fitentrer dans la Ligue Achéenne. Elledevint alors le siège des assemblées des députés decette confédération; mais trop faible pour lutteravec Rome, elle fut prise et saccagée par Mummius (146). Relevée par Auguste , elle redevint florissantesous les empereurs. A la fin du m e siècle, elle futravagée par les Hérules, au iv e par les Wisigoths ,au vin» par les Slaves. En 1205, les Français , maî-tres du Péloponèse , s’en emparèrent, et peu après ilsla cédèrent aux Vénitiens . Ceux-ci la conservèrentjusqu’en 1715, bien que dans cet intervalle ils l’eus-sent perdue plusieurs fois. Corinthe fut délivrée de