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la domination turque en 1821 ; cependant ce n'estque depuis 1830 qu'elle commence à se relever.
CORIO, ville des États sardes, à 31 kil. N. 0. deTurin ; 5,300 hab.
CORIOLAN (c. marcius), général romain, battitles Volsques à diverses reprises, leur prit Corioles l’an 403 av. J.-C., et reçut de là le nom de Coriolan .11 brigua ensuite le consulat ; mais comme il s'étaitrendu odieux au peuple par son caractère hau-tain, il ne put l’obtenir. Il proposa, pour se ven-ger, des mesures hostiles au peuple et voulut em-pêcher que le blé envoyé par Gélon, roi de Sicile , dansun temps de disette, fût distribué gratuitement auxplébéiens. Les tribuns l’en punirent en le faisantcondamner à l'exil (491). Coriolan irrité alla offrirses services aux Volsques : il vint bientôt à leur têteravager le territoire romain et assiéger Rome même.Les Romains effrayés lui envoyèrent plusieurs am-bassades ; mais il fut sourd à toutes les prières. Ilallait emporter la ville d’assaut, lorsque Véturie , samère, suivie de sa femme et de toutes les damesromaines, vint lui adresserde nouvelles supplications.Attendri par les pleurs de sa mère, Coriolan consentità lever le siège. Il périt, dit-on, peu de temps après(488), assassiné par les Volsques . Selon d'autres, ilparvint à une grande vieillesse. Shakespeare, LaHarpe et plusieurs autres poètes dramatiques ontmis Coriolan sur la scène.
CORIOLES, Coriolie n latin, ancienne ville d'Italie (Latium), chez les Volsques, à 36 kil. S. E. de Rome ,à 8 kil. N. de Suessa-Pometia , fut prise, en 493 av.J.-C., par Caius Marcius , surnommé pour cette rai-son Coriolan .
CORISANDE. Voy. guiche (la comtesse de).
CORISOP1TES, Corisopiti, peuple de la Gaule(Lyonnaise 3 e ), à l’O., habitait la moitié mérid. dudép. du Finistère . Il a laissé une trace de son nomdans Quimper -Corentin.
CORK, ville d'Irlande, ch.-l. du comté de Cork ,sur une île de la Lee, à 22 kil. de la mer, à 220 kil.S. O. de Dublin , par 10° 49' long. O., 51° 53’ lat. N. ;106,000 hab. Évêché. Port sûr et commode, dit baiede Cork . Quelques édifices assez remarquables, ca-thédrale, hôtel-de-ville, douane, bourse, etc. Eta-blissements d'instruction et de bienfaisance. Toilesà voiles, colle forte, draps communs, savons, etc. ;tanneries, verreries. Commerce d'exportation assezimportant. Cork fut fondée au vi e siècle par les Da-nois; Henri II s’en empara au xn' siècle, et Jac-ques 11, chassé d’Angleterre , vint y résider en 1688 ;le comte de Marlborough la prit en 1690. — Lecomté de Cork est situé dans le Munster, entre ceuxdeTipperary, Kerry, Limerick, Waterford et la mer;il a 165 kil. sur 85 et 764,000 hab.
CORME1LLES, ch.-l. de cant. (Eure ), à 15 kil.S. O. de Pont-Audemer ; 1,300 hab. Tanneries, mé-gisseries, etc. ; papeterie, moulin à huile. — Il y aun Cormeilles, Curmiliaca, dans le dép. de l’Oise ,à 6 kil. N. E. de Crèvecœur , 1,214 hab.; — et unautre, dit Cormeil ou Cormeilles-en-Parisis , dansle dép. de Seine-et-Oise, canton d'Argenteuil , à20 kil. N. de Paris ; 1,400 hab.
CORMONS, ville du roy. d'IUyrie (Trieste ), à11 kil. O. de Gœritz; 3,000 hab. Filatures de soie.
CORMONTA1GNE, officier du génie, fut le régé-nérateur de cette arme. 11 fit les sièges les plus célè-bres pendant les guerres de 1713 à 1745, et devintmaréehal-de-camp. On lui doit les grands travauxajoutés sous Louis XV aux fortifications de Metz etde Thionville . M.Rayard, capitaine du génie, a pu-blié, d'après les mémoires de Cormontaigne : Mémo-rial pour l'attaque des places, etc., Paris , 1805,in-8 ; Mémorial pour les fortifications permanenteset passagères , 1809, in-8.
CORNA, Apamea ou Digba, villa (1e la Turquie d'Asie (Bagdad), à 58 kil. N. 0. de Bassora , et au
confluent du Tigre et de l’Euphrate qui s’y réu-nissent pour former le Chat-el-Arab ; 5,000 bah.
CORNARIUS (Jean iiagenbut, dit), médecin, néeq 1500 à Zwickau en Saxe , mort en 1558, professala médecine à Marbourg et à léna. On lui doit la pu-blication et la traduction d'un grand nombre d’au-teurs grecs (S. Basile’, Galien, Parthenius , Dioseo-ride, Aélius). Son principal mérite est d’avoir undes premiersj-appelé l’attention sur Hippocrate . Ildonna en 1538, à Bâle, une édition complète d'Hippo-crate en grec , et en (it paraître en 1546 la traduc-tion latine; cette traduction (surtout la 2 e édition,de 1558) est une des meilleures que l’on possède.
CORNARO, famille patricienne de Venise , a donnétrois doges à la république: Marc Cornaro, 1365;Jean Cornaro, 1625; Jean 11 Cornaro, 1709. Cedernier fit la guerre aux Turcs et signa le traité dePassarowitz qui fixait les limites des états de Ve-njse et de ceux des Turcs. Outre ses doges, cettefamille a produit plusieurs personnages célèbres ;
cornaro (Louis), né à Venise en 1467. Cet hommes’était livré jusqu’à l’âge de 40 ans à tous les gen-res d'excès et avait contracté les maladies les plusgraves ; se voyant menacé d’une mort prochaine, ilrésolut de changer complètement de régime, et vé-cut avec la plus grande sobriété, réduisant sa nour-riture à 12 onces d'aliments par jour. Il réussit parce genre de vie, non seulement à se guérir de tousses maux, mais à prolonger sa vie jusqu’à cent ans,et même au-delà selon quelques-uns. Voulant faireprofiter ses semblables de cette heureuse expérience,il composa à l’âge de 80 ans un traité sur les avan-tages de la sobriété, Discorsi délia vita sobria ( Pa-doue, 1558; Venise , 1599, etc.). Ce livre a obtenu untrès grand succès. Il a été traduit en latin par LéonLessius, Anvers, 1613, et en français par La Bonar -dière, 1701, et par plusieurs autres.
cornaro (Catherine), reine de Chypre , née àVenise en 1454. Elle épousa en 1470 Jacques de Lusi-gnan III , roi de Chypre et de Jérusalem . Chargéedu gouvernement à la mort de ce prince, 1475, elleéprouva de grandes difficultés. Après 14 ans derègne, elle remit ses états aux Vénitiens, se re-lira à Venise, et y mourut en 1510.
CORNÉ, village du dép. de Maine-et-Loire , à 15kil. E. d’Angers; 1,900 hab. Carrières d'ardoises.
CORNEILLE , centurion romain, fut baptisé parsaint Pierre à Césarée en Palestine , l’an 40 de J.-C.L’Église le range au nombre des saints, et célèbresa fête le 2 février.
CORNEILLE (saint), élu pape en 250 ou 251, eutpour adversaire Novation qui se fit élire par sespartisans. Corneille fut exilé par l’empereur Gal-lus à Centum Cellce (Civita-Vecchia ), et mourut dansl’exil après un an et trois mois de pontificat. On lefête le 16 septembre.
corneille (Pierre), né à Rouen en 1606, mort en1684, était fils d’un avocat-général et fut d’aborddestiné au barreau ; mais il préféra le théâtre. Il dé-buta par des comédies qui, bien qu’oubliées aujour-d’hui, eurent alors beaucoup de succès ( Milite , 1629;Clitandre , 1632, etc.). En 1635, il donna sa pre-mière tragédie, Médée , qui annonça ce qu’il devaitêtre. L’année suivante, parut le Cid , imitée de Gui-lhem de Castro. Cette pièce excita un enthousiasmeuniversel, mais aussi elle provoqua l’envie; le mi-nistre Richelieu, jaloux des succès du poète, vou-lut faire condamner la pièce par l’Académie. Cor-neille ne se vengea qu’en produisant de nouveauxchefs-d’œuvre : Horace et Ctnna, tous deux en 1639,Polyeucte (1640), Pompée (1641), Rodogune (1646).Le succès de ces tragédies fit taire la critique; Ri-chelieu, renonçant à une rivalité ridicule, fit obte-nir au poète une pension, et l'Académie , qui l’avaitcritiqué, l’admit dans son sein (1647). Après Rodo-gune , Corneille commença à décliner : affligé de