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France et <le l'Histoire littéraire de la France , ou-vrages commencés par les Bénédictins ; l'Essai surles garanties individuelles, 1819; enfin de nombreu-ses éditions avec notices de divers auteurs, tels queBoileau, 1809; Chénier, 1811 ; La Harpe , 1826. Ila laissé un excellent Cours d’études historiques, pu-hliéaprèssamortparMM. Didot,20v. in-S, 1842—46.Ce savant laborieux et modeste fut également remar-quable par ses vertus privées et publiques. M. Migneta lu son Éloge h l'Acad. des sc. morales, en ISIS.
DAUPHIN, nom que portaient d’abord les sei-gneurs du Dauphiné de Vienne (par allusion au dau-phin, dont plusieurs membres de cette maison avaientcoutume d'orner leur casque), et qui fut ensuitedonné à l'héritier présomptif du trône de France ,lorsque le Dauphiné eut été cédé à la couronne {Voy.Dauphiné ). Ce titre n'impliquait point d'ailleurs, chezle prince héréditaire de France , la souveraineté réelledu Dauphiné. On connaît dans l'histoire sous le nomspécial de Grand dauphin le fils aîné de Louis XIV ,Louis de France , né en 1661, et mort avant son pèreen 1111; et sous celui de Second dauphin, Louis, filsdu grand dauphin, né en 1682 et mort en 1712,aussi avant Louis XIV . (Voy. noms.) C'est pour lepremier que fut faite la collection des classiques la-tins dite ad usum delphini. — Le titre de dauphinfut pareillement porté par les seigneurs de la brancheaînée de la maison d'Auvergne du xii' au xv' siècle.
DAUPHIN (fort-), établissement françaissur la côteS. E. de nie de Madagascar , au N. E. du cap Sainte-Marie, par 25° 5' lat. S., 44° 52’ long. E. Il a étélongtemps délaissé, mais le gouvernement en a re-pris possession en 1827.
dauphin (port), port sur la côte orient, de l’îlede Cap-Breton, dans l'Amérique septentr., à l’en-trée du golfe de Saint-Laurent.
DAUPHINÉ , Delphinatus en latin moderne, anciengouvernement do la France , avait pour bornes auN. la Bresse et le Bugey, à l’E. la Savoie et lePiémont, au S. la Provence , à l’O. le Lyonnais, leFores, leVivarais, au S. O. le comtat Venaissin . On ledivisait en Haut-Dauphiné et Bas-Dauphiné. Dans lepremier, on distinguait le Grésivaudan, le Royanez,Champsaur, le Briançonnais, l’Embrunais , le Ga-pençais, les Baronies. Dans le B.-Dauphiné étaientcompris le Viennais, le Yalentinois, le Diois , le Tri-castinois, la principauté d'Orange. Grenoble était lech.-l. et du Grésivaudan et de toute la prov. Cepays forme aujourd’hui les départements de l'Isère ,des H.-Alpes, et une petite partie de celui de laDrôme . 11 est très accidenté, très pittoresque, etoffre de nombreuses curiosités naturelles, qu’on anommées les merveilles du Dauphiné . — Le Dau-phiné était occupé jadis par les Allobroges, les Se-galauni, les Vocontii et les Tricastini ; il fit partied’abord de la Viennaise et de la Narbonnaise 2',puis du roy. des Burgundes, de la Bourgogne Cis-jurane, du roy. d'Arles , et lorsque ce dernier sedivisa en fiefs nombreux, le Dauphiné se forma deta réunion de beaucoup de ces fiefs au comté devienne ou d’Albon dans le diocèse de Vienne, comtédont les titulaires se qualifiaient dauphins. 11 y a eu 3maisons de dauphins de Vienne : la l re issue deGuigues I (1063-1212); la 2', dite dynastie debourgogne, commençant 5 Guigues VI, avant 1228,>tqui finit en 1281 ; la 3 r ’ 1 dite maison de La Tour-iu-Pin (1281-1349). En 1343, Humbert H, héritier,,?. c . ette maison, céda le Dauphiné 5 Jean, fils de* hilippe de Valois , A condition que toujours le filsamé du roi de France prendrait le nom de dauphin.
Dauphiné d’auvergne , nom donné du xu e auXV e siècle à une seigneurie appartenant à la bran-che aînée des comtes d'Auvergne , et qui se compo-*U 1 1 ,? partie de ta Uimagne et de la moitié de laMlle ue Clermont. Voy. Auvergne . — On donne en-core le nom de Dauphiné d’Auvergne A un cant. du
dép. du Puy-de-Dôme , qui a pour ch.-l. Yaudables.
DAURAT. Voy. dorât.
DAUSQUE (Claude), commentateur, né à Saint-Omer en 1566, mort en 1644, jésuite et chanoinede Tournai , a donné des traductions latines des Ho-mélies de saint Basile, Paris , 1622, in-folio ; des no-tes sur Quinlus Calaber, Colulhus , etc.; une édi-tion de Silius Italicus , texte et notes, 1615; Antiquinovique Latii orthographia, Tournai , 1632, in-folio.
DAVENANT (sir William), poète anglais , né AOxford en 1605, mort en 1668, fut nommé en 1637poète lauréat. Il s’attacha dans le3 guerres civilesà Charles I , combattit vaillamment et fut fait che-valier en 1643. Quelque temps avant la mort tra-gique de ce prince, le poète passa en France , et sefit catholique. 11 revint en Angleterre lorsqueCharles II monta sur le trône. Ses ouvrages ontété publiés en 1673, in-fol. Ce recueil offre desTragédies, des Tragi-Comédies , des Mascarades, desComédies et des poésies diverses. — Son fils CharlesDavenant (1656-1714) s'est fait un nom par plusieursouvrages de politique, de poésie et d'économie. Sesouvrages ont été imprimés en 1771, 5 vol. in-8.
DAVENTRY, ville d’Angleterre (Northampton ),à 15 kil. O. de Northampton; 3,600 hab. Aux en-virons, restes d'un vaste camp romain.
DAVID, roi et prophète, fils d'Isaï ou Jessé, né àBethléem vers 1071 av. J.-C., conduisait les trou-peaux de son père, lorsqu’il fut désigné par Samuel,à l’âge de 15 ans, pour succéder à Sali!, et reçutl’onction royale. Il tua le géant philistin Goliath,qui avait défié les Juifs, et se couvrit de gloire enplusieurs autres occasions ; mais Satll, jaloux de sessuccès, voulut le faire périr; ce qui le força à secacher pendant plusieurs années, et même à cher-cher un refuge chez l’étranger. Après la mort deSaül , qui périt à Gelboé, il se fit reconnaître roi àHébron (1040). Le trône lui fut d'abord disputé parun fils de Saül , Isboseth; mais ce prince ayant étéassassiné, David régna seul au bout de 7 ans. 11 fitde grandes conquêtes, enleva aux Jébuséens Jéru-salem, dont il fit sa capitale, vainquit les rois de Sy-rie et de Mésopotamie . Mais il ternit la gloirede son règne en cédant à des passions coupables :on lui reproche surtout la mort d’Urie , dont il sedéfit pour épouser sa femme Bethsabée ; cependantayant fait pénitence, il obtint de Dieu son pardon. Ileut aussi de grands chagrins domestiques ; il vit unde ses fils, Amnon, tué par son frère Absalon , et eutà réprimer la révolte de ce dernier. Il mourut en1001, laissant le trône à Salomon, le plus jeune deses fils. On a sous le nom de David 150 psaumesqui sont regardés comme le chef-d’œuvre de la poésielyrique. Ils ont été traduits ou imités en vers français ;les traductions les plus estimées sont celles de Marat ,de Malherbe, de Racan et de J.-B. Rousseau.
david, philosophe arménien du v' ou vi* siècle,était cousin-germain et disciple de Moïse de Kho-ren. II fut chargé par le patriarche Isaac I de visiterÉdesse, Alexandrie, Athènes, Constantinople , pours’y instruire et recueillir des manuscrits ; il étudia laphilosophie à Athènes sous Syrianus , et fut con-disciple de Proclus . II a laissé des commentaires im-portants sur Aristote, Porphyre, etc., les uns en grec ,les autres en arménien ; ils sont restés manuscrits.
david (saint), patron du pays de Galles , né vers480, mort en 544, était fils d’un prince du Cardi-gan ; il prêcha le christianisme dans la partie mérid.de la Grande-Bretagne , fonda 12 monastères, et futévêque de la ville de Menevia , qui prit de là lenom de Saint-David. On l’hon. le 1" mars.
david comnène, dernier empereur de Trébizonde ,avait usurpé le trône après la mort de son frère. Illivra ses états à Mahomet II (en 145S) à conditionque ce sultan épouserait sa fille Anne, et que lui-même aurait la vie sauve. Le sultan observa la
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