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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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une première fois en 17G1, et une seconde en 1803.Ils l'ont gardée depuis.

DELILLE (Jacques), poêle didact., né près deClermont en 1738, était lils naturel d’un avocat auprésidial de Clermont . 11 fut successivement pro-fesseur d'humanités à Amiens , puis au collège de laMarche à Paris , et obtint enfin la chaire de poésielatine au collège de France . 11 donna en 1709 unetraduction des Giorgiques qui fut reçue avec uneadmiralion universelle et qui le plaça dès lors aupremier rang des traducteurs en vers. 11 fut reçu àl'Académie française en 1774. 11 publia en 1782 sonPOCme des Jardins, qui eut aussi beaucoup de succès.Fin 1784, il accompagna Choiseul-Goufller dans sonambassade à Constantinople , et en visitant le beausol de l'Asie et les ruines de'la Grèce , il conçut leplan du poème de l'Imagination. Ruiné par la ré-volution, il s'éloigna de Paris , alla d'abord passerun an à Saint-Dié en Lorraine , puis parcourut laSuisse, l'Allemagne, l’Angleterre , marquant sonséjour dans chaque pays parquelque œuvre nouvelle.Il revint en France en 1802, s’y maria, reprit sachaire au college de France , publia plusieurs ouvra-ges,fruit de son exil, et mourut en 1813, travaillantau poème de la Vieillesse. 11 était depuis plusieursannées affligé d une cécité complète. On refuse géné-ralement à Delille le génie et l'invention , mais onle met au premier rang pour Part de la versifica-tion et pour le talent descriptif. Outre les Géorgi-ques (1769), et les Jardins (1782), on a de lui:l'Homme des Champs, 1800 ; un Dithyrambe sur l’im-mortalité de l’âme, 1802 ; la Pitié, 1803 ; une tra-duction en vers de l'Enéide, 1804 ,efcdu Paradis Perdu,de Milton, 1805 ; l'Imagination, 1800 ; les Trois Ilè-gnes de la Nature, 1809; la Conversation, 1812;des Poésies fugitives ; une traduction de l'L’srai surl’IIomme, de Pope, 1821, posthume. Les œuvresde Delille ont été publiées par Michaud , 1824,10 vol. in-8, et par le libraire Lefèvre , avec no-tes, 1833, 1 vol. grand in-8. On les a réunies enun seul vol. compacte dans le Pauthéon littéraire.Delille porta quelque temps le litre d'abbé parcequ’il possédai! l 'abbaye de Sl-Séverin ; il paraît mêmecertain qu'il était dans les ordres ; mais il ne suivit pasla carrière ecclés. et même se maria à la Révolution.

RELISLE (Guillaume), géographe du roi , né àParis en 1675, mort en 1726 , publia un grandnombre de cartes bien préférables à toutes cellesqu'on avait alors. 11 entra en 1702 à l’Académie desSciences , et fut chargé d’enseigner la géographie àLouis XV encore enfant. Outre ses caries, on a delui un Traité du cours des fleuves. Relisle est lepremier qui ait réformé toute la géogiaphie d'a-près les observations modernes des voyageurs etdes astronomes. — La famille de Relisle a pro-duit plusieurs autres savants.- Claude Relisle, pèredu précédent, qui a laissé plusieurs ouvrages d’his-toire et de chronologie; Joseph-Nicolas , frère cadetde Guillaume, astronome distingué , professeur aucollège de France , qui eut pour élèves les astrono-mes Lalande et Messier.

delisle de sales (J.-B. isoard , dit), écrivainmédiocre , né à Lyon en 1743 , mort à Paris en1816 , se lia avec les philosophes et publia un grandnombre d’écrits dont les plus connus sont : Philoso-phie de la nature , 1769, 4 vol. in-8 (porté à 10 vol.dansune 7' édition, 1804): cet ouvrage fut poursuiviet brûlé au Châtelet ; Philosophie du bonheur, 1796 ;Mémoire en faveur de Dieu, 1802; Histoire desHommes (avec Mercier), 1781 et années suivantes,52 vol. On l’a surnommé le Singe de Diderot. 11 acependant combattu le matérialisme et l'athéisme.

DELIUM, ville de Béolie, vis-à-vis de l'îlo de l'Eu-bée, au S. E.d’Aulis . 11 s'y livra une bataille entre lesThébains et les Athéniens, l'an 424 av. J.-G.

DEI.LE, Daltenried en allem., ch.-l. de cant.

(Uaul-Rhin), à 17 kil. S. E. de Béfort, au pied d’unrocher qui portait un château détruit par les Fran-çais en 1674 ; 800 hab.

RELLYS, ville de l’état d'Alger (iirov. de Constan-tine), à75 kil. E. d’Alger , sur la Méditerranée, prèsdu cap Bengut. Teinturerie. Beaucoup de piratesjadis. Occupée par les Franç . en 1844. Dellvs a étébâtie sur les ruines de l’ancienne llusucttrru.

RELME, ch.-l. de cant. (Meurthe ), à 12 kil. N. 0.de Château-Salins ; 450 hab.

DELMENHORST , petite ville du duché d'Olden-bourg, â 31 kil. S. E. d'Oldenbourg, sur la Delme ;1,600 hab. Chef-lieu d'un cercle de même nom.

DELM1MUM, auj. Douvno ? capitale de la Dal-matie ancienne, au S. E. de Salone et an N. O. deNarona. Prise en 155 av.J ,-C.par Scip.Nas. Corculum .

RELOLME (J.-L.), publiciste, né à Genève en

1740, mort en 1806, exerça d'abord la professiond’avocat dans sa patrie , puis voyagea pour étudierla constitution de divers états. Il se fixa en Angle-terre où il resta presque jusqu'à la fin de savic, com-posant des écrits politiques ou écrivant dans les jour-naux. Malgréson mérite il mena une vie misérable, cequ'il dut à sa passion pour le jeu et le plaisir; il nefréquentait que la société la moins relevée. Il estsurtout connu par le traité de la Constitution d’An-gleterre, 1771, en français, traduit en anglais , 1775,et souvent réimprimé. C’est l'ouvrage le plus pro-pre à faire connaître le gouvernement de l’Angleterre et à montrer sa supériorité sur les autres gou-vernements alors existants.

DELORME (Philibert), célèbre architecte fran-çais, né à Lyon vers le commencement du xvi* siè-cle, mort à Paris en 1577 , étudia en Italie , et fuiattiré à Paris en 1537 par le cardinal du Bellay, quile fit connaître à la cour de Henri IL Delormedonna pour ce prince les plans des châteaux d'Anet et de Meudon , et plus tard, pour Calhcrine deMédicis, ceux de la cour des Valois â Saint-Denis,et du palais des Tuileries , dont il fut nommé gou-verneur. 11 a laissé quelques écrits sur son art, en-tre autres un traité intitulé : Nouvelles Inventionspour bien bâtir et à petits frais, Paris , 1561. 11 adonné son nom à une espèce de couverture en char-pente qu’il avait inventée.

delorhe (Marion), célèbre courtisane, naquit, sui-vant Dreux du Radier, vers l'an 1612 ou 1615, d'unefamille bourgeoise de Châlons en Champagne. Elleeut pour premier amant le poEte Desbarreaux, etaprès lui Cinq-Mars , le duc de Buckingham, ainsique bien d’autres jeunes seigneurs de la cour.Le roi Louis XIII lui-même fut un des premiers àlui offrir ses hommages. Elle se lia avec Ninon deLenclos , et partagea avec elle les suffrages de toutce que Paris avait de plus galant et de plus spiri-tuel. Après l’arrestation des princes de Coudé et deConti pendant les troubles de la Fronde , elle futsur le point d’être arrêtée elle-même; mais sa mort,qui survint inopinément, empêcha l’exécution del’arrèt(XC50).Selon une version romanesque, elle nese-rail point morte à cette époque, mais elle aurait faitrépandre le bruit de sa morl, afin de fuir plus aisé-ment : le'jour de son convoi, disent les partisans decette opinion, elle partit pour l'Angleterre et y épousaun riche lord. Devenue veuve, elle retourna en France avec une somme de 100,000 francs ; mais elle fut at-taquée sur la route de Paris par des voleurs, et restala femme du chef de la bande. Elle redevint veu ve aubout de quatre ans; épousa un procureur fiscal,nommé Lebrun, à Gy en Franche-Comté ; perdit cenouvel époux après un mariage de 22 ans ; vintalors habiter au Marais à Paris , oii elle fut voléepar des domestiques infidèles, ce qui la réduisit àune profonde misère. Les uns la font mourir en1706, les autres prolongent son existence jusqu'en

1741, ce qui lui donnerait 120 ans. Tallcmant des