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Kéaux, son contemporain, la fait mourir à 39 ans otdonne sur sa mort dos détails qui ne peuvent laisseraucun doute, La vie singulière de cette femme afourni à MM. Dumersan et l’ain le sujet d’une piècereprésentée en 1804 au Vaudeville sous le titre dela Belle Marie, et à M. Victor Hugo l’idée dudrame intéressant de Marion Delorme .
DÉLOS, auj. Stiilo ou Dili , une desCvclades, auN. de Naxos, était consacrée à Apollon et à Diane.Suivant la fable, Neptune la fit sortir des eaux pourque l.atone, poursuivie sur terre et sur mer par lajalousie de Junon , trouvât enfin un asile où ellepût mettre au inonde ses deux enfants. On n’enterraitpoint les morts à Délos , on les transportait dans l'ilede Rliénée qui en était voisine. Tous les 5 ans lesAthéniens envoyaient à Délos une théorie ou dé-putation sacrée. — Sur la côte O. de l'ile de Délos était une ville du môme nom. — Darius et Xerxès avaient respecté Délos pendant les guerres médi-ques, mais les généraux de Milhridate la ravagèrententièrement; depuis ce temps elle est restée fortpauvre ; elle est auj. inhabitée.
DELPECH (Jacques-Matthieu), savant médecin, néà Toulouse en 1772 , mort assassiné en 1832, futnommé en 1812 professeur de chirurgie clinique àMontpellier , et rivalisa pendant 20 ans avec lesprofesseurs les plus célèbres. 11 a publié un grandnombre d’ouvrages importants, uont les principauxsont : Précis des maladies réputées chirurgicales ,3 vol. in-8, 1815; Chirurgie clinique de Montpellier ,1823 ; Orihomorphie par rapport à l'espèce humaine,1829; Mémorial des hôpitaux du Midi, 1831.
DELPHES, Delphi, auj. Caslri, ville de la Phocide ,un peu à 10. , construite sur la pointe S. 0. dumont Parnasse, fut d’abord nommé Pgtho, du ser-pent Python, tué, dit la fable, par les flèches d'A-
E ollon, sur le lieu môme qu’occupa depuis la ville.
es anciens regardaient Delphes comme une villesacrée et la plaçaient au centre de la terre. Sontemple et son oracle d’Apollon la rendirent cé-lèbre dans tous les pays habités par des Grecs. [Voy.pythie.) Les villes grecques, et même,les prin-ces étrangers, envoyaient à Delphes de riches pré-sents, ou y mettaient leurs trésors en dépôt, en lesplaçant sou3 la protection du dieu. Aussi les richessesde cette ville tentèrent-elles souvent la cupidité. Pen-dant la guerre sacrée (de 355 à 345av. J.-C.), l’hilo-mèle, Onomarque, Phaylle, Phalèque les enlevèrentpresque toutes pour défrayer la guerre. L'an 278 av.J.-C., les Gaulois, conduits par Brennus, marchèrentsur Delphes , qui ne fut préservée que par la déroutequ’ils éprouvèrent au passage du mont Parnasse.DELP1I1NATUS, nom latin du dauphine.DELPII1N0, Delphinium , port de la Turquie d’Asie , sur la côte orientale de l'ile de Chio. A9 kil. de ce village s’élève le mont Epos, sur lequelHomère , au rapport des anciens, venait réciter sesvers. Cet endroit porte encore aujourd’hui le nomà! Ecole-d' Homère.
ÜKLRIEU (E.-J.-Baptiste), auteur dramatique, néen 1700, mort en 1836, fut d’abord professeurde rhétorique à Versailles . Il a composé une foulede pièces ; tragédies, comédies, drames, opéras, mé-lodrames, il a tout tenté. Ses meilleurs ouvragessont : le Jaloux malgré lui, comédie en un acte, etArtaxerce, 1808, tragédie en 5 actes, où il a imitéles meilleures scènes de Métastase ; Démélrius, 1815;Léonide, 1836. On a encore de lui des Couplets en1 honneur de la Montagne, 1793, et une Ode sur lanaissance du roi de Borne, 1811.
DELIUO (Mart.-Ant.), savant jésuite, né â Anvers en 1551, mort en 1608. 11 remplit d’abord délian-tes fonctions publiques, fut sénateur au conseil deBrabant et vice-chancelier ; mais dégoûté des affai-res par les guerres civiles, il se fit jésuite et ensei-gna les saintes lettvs à Douay, à Liège, en Styrie ,
à Salamanque, à Louvain . Il a donné des notes es-timées sur C. Solin, 1572; Claudien, 1572; Sénè-que le tragique, 1574, et 6 livres de Disquisitionesmagicœ, 1599, ouvrage où il montre une grandecrédulité.
DELTA du mi., grand territoire triangulaire, com-pris entre les deux bras du Nil dits branches Cano-pique et Agathodémon , et la Méditerranée ; un autrebras, l'Athribitique.le divisait en Grand-DehaklO.,et Petit-Delta à l'E. Ce nom avait été donné au paysà cause de sa ressemblance avec la lettre grecque A.— Par suite, on a donné le nom de Delta à plu-sieurs localités situées de même entre les 2 bouchesextrêmes d'un grand fleuve, et quelquefois aussi àla Basse-Égypte tout entière.
DELUC (J.-André), savant, né à Genève en 1727,mort à Windsor en 1817, s’est surtout occupé dephysique et de géologie, a parcouru presque toutel’Europe pour recueillir des observations, et s'estefforcé de faire cadrer ses découvertes avec le textede la Genèse. H passa une partie de sa vie en An-gleterre , et fut nommé lecteur do la reine (1773).Ses principaux ouvrages sont : Théorie des baromè-tres et des thermomètres ; Nouvelles idées sur la mé-téorologie, 1786; Lettres à la reine d'Angleterre surles montagnes et l’histoire de la Terre , 1778-80; di-vers Voyages géologiques, 1810. Il donna en 1801 unPrécis de la philosophie de Bacon , dans le but decombattre Lasalle, traducteur infidèle du philosopheanglais ; cet ouvrage est peu digne de lui. On doit àJ.-A. Deluc des perfectionnements importants dansle baromètre, le thermomètre et l'hygromètre. —Son frère, Guillaume-Ant. Deluc, né â Genève en1729, mort dans cette ville en 1812, s’associa à sesvoyages et à ses recherches géologiques.
de luc (le comte), ambassadeur en Suisse et pro-tecteur de J.-B. Rousseau. Voy. luc (comte de).
DËJAJGE. Suivant la Genèse, le déluge univer-sel qui submergea toute la terre eut lieu l’an dum. 165C, 3308 av. J.-G. (2348 selon Usserius). Lesannales de la Grèce ont conservé le souvenir de plu-sieurs déluges partiels, dont les deux principaux sontceux qui arrivèrent sous Ogvgès ( 1822 av. J.-C.),et sous Deucalion (1620) ; ce dernier inonda la Thes -salie l'espace de trois mois.
DELVINO ou DELON1A, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), dans l'ancienne Albanie , ch.-l.d'un Iivah, à 64 kil. S. 0. de Janina ; 8,000 hab.—Le sandjak de Delvino répond à l’ancienne Chao-nie ; il est traversé par les monts Sernèles et de laChimère ( montes Acroceraunii).
DEMADE, orateur d’Athènes , qui de simple ma-telot s’éleva par son éloquence aux premiers em-plois de la république. H fut fait prisonnier parPhilippe à la bataille de Chéronée (338 av. J.-G.),sut se concilier l’estime du vainqueur par sa fran-chise et obtint sa liberté. Il resta depuis toujoursattaché à la Macédoine, et fit prévaloir à Athènes les propositions les plus favorables au parti des Ma-cédoniens; mais ayant plus tard trahi AnlipafcrpourPerdiceas, il fut mis à mort par Cassandre , filsd’Antipater , vers Tan 319. il ne reste de lui qu’unseul discours, qui se trouve dans les Oralorcs grœci,tome IV, et dont l’authenticité n’est pas démontrée.
DE MAISTRE. Voy. Maistre (de).
DÉMARATE , Corinthien, chef de la famille desTarquins, fut chassé de sa patrie lors de l’usurpa-tion de Cvpselus, et vint Tan 658 av. J.-C. s’établirà Tarquinies en Italie , où il eut un fils qu’il nommaTarquin, et qui régna à Rome sous le nom de Tar-quin-l' Ancien.
démarate, roi de Sparte , régna de 520 à 492, etfut exilé par les intrigues (le son collègue Cléomène qui le fit passer pour bâtard. 11 se réfugia à la courde Darius. Ayant eu connaissance des projets du roide Perse contre la Grèce , il en donna avis, dit-on,