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cipale occupation est la prédication. Ils font vœu depauvreté et de chasteté, mais observent fort peuces deux points , car ils font le plus fréquent usaged'opium et de liqueurs fortes. Ils s’imposent tous lesjeudis un jeûne complet. Pour obtenir les aumônesdes fidèles, ils exécutent sous leurs yeux une foule dejongleries et de tours d'adresse. Leur couvent prin-cipal est à Konieh, dans la Caramanie .
DEilWEiST, riv. d’Angleterre , dans le comté deDerby, passe à Belper et à Derby et se joint au Trent après un cours de 90 kil. —Une rivière du comté deCumberland, et une autre de la Diéménie, dansl’Australasie, qui passe à Hobart-town, portent lemême nom.
DESAGUADERO , rivière de Bolivie , naît dansles Andes , à l’O. du lac Desaguadero, coule au N.,et tombe dans le lac Umamarca, après un cours de450 kil. — Rivière de l’état de Buénos-Ayres . Voy.RIO COLORADO.
desaguadero, lac de la Bolivie . — Lac du Chili,dans le pays des Arancans, dit Desaguadero deOsorno ; 80 kil. sur 10. Il donne naissance au Riode Penon au S., et à l’Osorno au N. O.
DÉSAGUL1ERS (J.-Théoph.), physicien, né àLa Rochelle en 1683, mort en 1743, était fils d’unministre protestant, qui, à la révocation de l’éditde Nantes, passa en Angleterre. Il étudia à Oxford sous Keill, et reçut les ordres en 1717. Il fit à Lon-dres , de 1710 à 1740, différents cours, poursuivitles expériences de Newton et fut reçu à la Sociétéroyale . Il publia ses leçons sous le titre de Cours dephysique expérimentale , 1719, 2 vol. en anglais .
DESAIGNES, bourg du dép. de l’Ardèche , à 26kil. N. O. de Tournon ; 3,500 hab. Antiquités.
DESAIX (L.-Ch.-Ant.), général français , né en1768, d’une famille noble, à Sl-Hilaire-d’Ayat enAuvergne, était lieutenant au régiment de Bretagne lorsqu’éclata la révolution. Il en adopta les prin-cipes, fut nommé aide-de-camp du général Victorde Broglie , se signala dans plusieurs occasions, etfut promu au grade de général de division. 11 sedistingua en cette qualité à l’armée du Rhin en1796, et défendit avec un rare courage le fort deKehl. En 1798, il accompagna Bonaparte en Egypte ,se rendit maître de la Haute-Égypte et y exerça lepouvoir militaire avec tant de modération et d’é-quité, que les Musulmans eux-mêmes ne l’appe-laient jamais que le Sultan juste. Rentré en France en 1800, il reçut le commandement de deux divi-sions à l’armée d’Italie et contribua puissamment àla victoire de Marengo (14 juin 1800) ; mais il y per-dit la vie. On lui a élevé un monument sur la placeDauphine à Paris et sur une place deClermont.
DÉSAUGIERS (Marc-Ant.), chansonnier, fils d'uncompositeur auquel on doit les Jumeaup de Ber-game, les Deux Sylphes, Florine, etc., naquit à Fréjus en 1772, et mourut en 1827.Il se trouvait à St-Domi li-gue lors de l’insurrection et faillit y perdre la vie. Deretour en France , il se fit bientôt connaître par seschansons et ses vaudevilles; fut longtemps l’âme duCaveau moderne, et devint en 1815 directeur duthéâtre du Vaudeville. On a de lui un recueil dechansons pleines d’esprit et de gaieté, parmi les-quelles on distingue l'Épicurien, Ma fortune est faite.Cadet Buleux, M. et Madame Denis . 11 a aussi donnéune foule de pièces de théâtre dont quelques-unes,comme les Petites Danaïdes, la Chatte merveilleuse,M.Vautour, ont eu une vogue prodigieuse.
DESAULT (P.-Joseph), chirurgien, né en 1744,su Magny-Vernois en Franche-Comté , vint en 1764a Paris , et, tout en suivant les leçons de Petit et deschirurgiens célèbres de l’époque, commença dès l’âgede 22 ans à faire des cours qui attirèrent bientôt latoule.Il fut nommé successivement professeur à l’écolepratique, membre du collège de chirurgie en 1776,chirurgien en chef de la Charité en 1782, puis de
I'Hôtel-Dieu en 1788. Il fut élu en 1792 membredu comité de santé des armées, devint professeurde clinique chirurgicale à la nouvelle école de santé,et fut chargé en 1795 de donner des soins au jeunefils de Louis XVI . H mourut lui-même pendant cetraitement, à l’âge de 51 ans. Desault était égale-ment remarquable comme professeur et commeopérateur. La chirurgie lui doit un grand nombred’inventions ou de perfectionnements importants.Il n’a presque rien écrit, mais Bichat, l'un de sesélèves les plus distingués, a publié sous son nom4 vol. d’CÈuvres chirurgicales, qui contiennent sadoctrine, et Chopart, son ami, a donné un Traitédes maladies chirurgicales fait en commun avec lui.
DESAVENTURA (île). Voy. chiens (îledes).
DESBARREAUX (Jacques vallée) , fameux épi-curien, né à Paris en 1602, mort en 1673, étaitpetit-neveu de Geoffroy Vallée . Son père, qui étaitprésident au grand - conseil, l'avait, pourvu d’unecharge, de conseiller au parlement, mais il s’en dé-mit pour se livrer plus librement à son goût pourla bonne chère et le plaisir. Il changeait de climatselon les saisons. Desbarreaux fut lié avec les beaux-esprits de son temps, avec Balzac, Chapelle et mêmeavec Descartes . Il avait composé un assez grand nom-bre de chansons et de poésies fugitives dans lesquel-les il affichait l'incrédulité et même l'athéisme ; onn’a conservé de lui que ce fameux sonnet où il chantela palinodie :
Grand Dieu! tes Jugements sont remplis d’équité, etc.
Il le composa dans une maladie, mais il le désavoua,dit-on, quand il fut revenu i la santé. Voltaire as-sure que ce sonnet n’est même pas de lui, et l'at-tribue à l'abbé de Lavau.
DESB1LLONS (le P. Fr.-Jos. terrasse), poète la-tin, né en 1711 à Châteauneuf en Berri, mort en1789, entra chez les Jésuites , enseigna les huma-nités avec distinction à Nevers, à Caen, à La Flè-che, puis vint à Paris afin de s’y livrer à son goûtpour la littérature. Lors de la dissolution de la sociétédes Jésuites , il se retira à Manheim où il resta jus-qu’à sa mort. On a de lui 15 livres de fables latinesfort estimées, sous le titre de Fabulce Æsopicæ,Manheim, 1768, 2 vol. in -8 ; deux poèmes : Arsbene valendi, 1788; De Pace chrisliana, 1789 ; desMiscellanea posthuma, 1792, où l’on trouve deuxnouveaux livres de fables. 11 s’est beaucoup rap-proché de La Fontaine .
DESBOULMIERS (J.-Aug. jullien), homme delettres, né à Paris en 1731, mort en 1771 , est l'au-teur d'une Histoire du Théâtre-Italien, 1769; d’uneHistoire de l’Opéra-Comique, 1769, et de quelquesautres œuvres médiocres.
DESCAMISADOS , nom donné en Espagne , de1820 à 1821, à la fraction la plus violente du partidémocratique ; ce mot répond à notre mot sans-culotte ; il veut dire sans chemises.
DESCAMPS (Jean-Baptistel, peintre, membre del’Académie, né à Dunkerque en 1714, mort en1791 , excella dans les scènes de village. Il a pu-blié une Vie des peintres flamands, allemands et hol-landais , 4 vol. in-8, 1753-63; le Voyage pittores-que de la Flandre et du Brabant, in-8, 1769.
DESCARRIÈRES, littérateur. Voy. hérissant.
DESCARTES (René), Carlesius, célèbre philoso-phe français , né à Lahaye en Touraine Tan 1596,d’une famille noble, étudia à La Flèche sous les Jé-suites , se distingua surtout en philosophie et sentitdès lors le vide des doctrines qui étaient en hon-neur. II se destina d’abord à la carrière des armes,servit comme volontaire sous Maurice de Nassau (1617) et sous le duc de Bavière (1619), mais ilquitta le service au bout de peu d’années (1620). 11se mit alors à voyager ; parcourut l’Allemagne , laHollande, l'Italie; vint à plusieurs reprises à Paris ,
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