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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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chef des armées. En 1830, il devint médecin enchef de l'hôtel des Invalides , place qu'il a conser-vée jusqu'à sa mort. Malgré sa vie active, Desge-neltes a publié plusieurs travaux importants : uneAnalyse du système absorbant et lymphatique, 1792;une Histoire médica f e de l'armée d’Orient, etc.

DESGODETS (Antoine), architecte, né à Paris en1653, mort en 1728, professeur à l’Académie d’Ar-chitecture, publia par ordre de Colbert les Édifioesantiques de Rome , dessinés et mesurés très exacte-ment, 1682, in-fol. On a aussi de lui un traité desLois des Bâtiments, 1748, in-8, avec notes de Goupy.

DESI1AUTERAYES (Michel-Ange -André leroux),orientaliste, né à Confïans-Sainle-Honorine vers1724, mort en 1795, fut pendant 32 ans professeurd'arabe au Collège royal. Il a publié l’Histoire généralede la Chine , 1777-1784, traduite du chinois par leP. Maillac. et a formé de savants élèves,

DESI1AYES (Louis), baron de Courmemin , né àla ün du xvi» siècle, fut chargé par Louis XIII deplusieurs missions dans le Levant, en Danemark , enPerse et en Moscovie . Étant entré dans une con-spiration contre le cardinal Richelieu, il fut arrêtéet décapité à Béziers , 1632. On a publié sous sonnom : Voyage du Levant, fait par le commandementdu roi en 1621, par le sieur de Courmemin, Paris ,1624, 1629, 1643, in-4; Voyages au Danemark , en-richis d’annotations, par P.-M.-L., Paris , 1664,in-12.

DESIIOULIERES (Antoinette du liguer de la gar-de, dame), née à Paris en 1638, morte en 1694, estune des gloires littérairesdu siècle de Louis XIV . Elleétait liée avec les deux Corneille, avec Fléchier,Mascaron, Pélisson, etc. Ses contemporains la sur-nommèrent la Dixième Muse, la Calliope française.Madame Deshoulières s'est essayée dans presquetous les genres, depuis la chanson jusqu'à la tragé-die ; mais elle n'a réussi que dans l'idylle et l’é-glogue. On a surtout admiré son idylle des Moutons,touchante allégorie où elle déplore en beaux versle sort de ses enfants qui avaient perdu leur père.Elle avait épousé en 1651 Guillaume de Lafon deBoisguérin, seigneur Deshoulières , officier distingué,qui mourut en 1G93, la laissant sans fortune. L’éditionla plus récente des Œuvres de madame Deshoulièresest celle de Crapelet, Paris , 1799, 2 vol. in-8.

DES1DERII mons, nom latin de hontdidier.

DÉS1MA ou TCIIOU-TAO, c.-à-d. île avancée,îlot artificiel du Japon, au S. O. de la ville de Naga-saki , avec laquelle il communique par un pont. Ré-sidence des Hollandais qui font commerce avec leJapon . C'est le seul lieu où les vaisseaux puissentêtre chargés et déchargés.

DES10, bourg du roy. Lombard-Vénitien, à 17kil. N. de Milan ; 2,200 hab. Victoire des Viscontisur les Torriani en 1277, qui assura aux Viscontila possession du duché de Milan.

DÉSIRADE (la), une des Petites-Antilles , par63» 20' long. 0., 16» 21' lat. N.; 17 kil. sur 9;1,250 hab. Cette île est d'origine volcanique. Elleappartient à la France. La Désirade fut découvertepar Colomb en 1493. Les Français s'y établirentlespremiers. Les Anglais s’en emparèrent en 1762 etpendant la révolution, mais ils la rendirenten 1815.

DÉSIRÉ (saint), Desideratas ou Desiderius , pa-raît être le même nom que Didier (Voy. didier).

DESJARDINS (Martin bogaert), sculpteur, né àBréda (Hollande) en 1632, mort à Parisen 1694, serendit célèbre par des monuments en bronze. C'estlui qui exécuta en 1686 le beau monument de laplace des Victoires où Louis XIV était représentécouronné par la Victoire, et tenant sous ses piedsCerbère, dont les trois têtes figuraient trois nationsvaincues. Ce monument a été brisé dans la révolution.

DESLANDES (André-F’rançois boureau), né àPondichéry en 1690, mort à Paris en 1757, fut com-missaire de la marine, puis se démit de ses fonctions

pour cultiver les lettres. Il a laissé entre autres ou-vrages : Histoire critique de la philosophie, Amster-dam , 1737, 3 vol., et 1756, 4 vol. in-12, ouvragemédiocre ; Essai sur la marine et le commerce, Paris ,1743, in-8: Essai sur la marine des anciens, etc.,1748, 1768, in-12, fig. ; Des différents degrés de lacertitude morale, 1750 , etc. Il affecta l’incrédulitédans plusieurs de ses écrits.

DESLON (Charles), médecin de la faculté de Paris ,mort jeune en 1786, fut un des plus zélés défen-seurs du système du médecin Mesmer , dont il avaitsuivi les leçons; il a composé quelques ouvrages surle Magnétisme animal, publiés de 1780 à 1782.

DESMAH1S, poète, né à Sully-«ur-Loire en 1722,mort à 39 ans en 1761, se fit d'abord connaître, sousles auspices de Voltaire , par des pièces fugitives, dontla plus estimée est le Voyage de Saint-Germain ; il litjouer l'Impertinent, comédie qui réussit. On a re-cueilli ses œuvres en 2 vol. in-12, 1778.

DESMA1SEAUX, né en Auvergne l'an 1666, morten 1745 à LondreB, membre de la Société royale decette ville, a été l'auteur, l'éditeur et le traducteurd'un grand nombre d'ouvrages qui intéressent l’his-toire littéraire , tels que : Vie de Boileau , 1712,in-12 ; Recueil de plusieurs pièces de 1. Locke, 1720,in-8; Recueil de diverses pièces sur laphilosophie, etc.,par Leibnitz, Clarke et Newton, Amsterdam , 1720;Vie de Sainl-Evremont ; Œuvres diverses de Bayle,La Haye , 1727 ; Lettres de Bayle, Amst., 1729, 3 vol.in-12 ; Vie de Bayle, La Haye , 1732, 2 vol. in-12, etc.

DESMARA1S (régnier-j. Voy. Régnier.

DESMARETS (Jean), avocat-général au parlementde Paris , fut l’un des plénipotentiaires qui signèrentle traité de Brétigny (1360), et le seul magistrat quiosa rester dans Paris lors de la révolte dite des Mail-lotins, 1381. Il avait refusé en 1359 l’entrée de cetteville à l’évêque de Laon et aux partisans du roide Navarre, ; il se lit ainsi de nombreux ennemis,qui le calomnièrent auprès de Charles VI ; ce princele lit décapiter en 1382, lors de son retour à Paris .

DESMARETSDESAiNT-sORLiN,l’undespremiers mem-bres de l’Académie Française, né à Paris en 1596, morten 1676, travailla d’abord pour le théâtre et donnaplusieurs pièces, entre autres les Visionnaires , quieurent du succès, grâce à la faveur de Richelieu; puispassant tout à coup d’un relâchement extrême à unedévotion outrée, il tomba dans une espèce de folie fa-natique, et proposa au roi de lever une armée pourexterminer les hérétiques. Il est surtout connu parle poème intitulé Clovis ou la France chrétienne, quifut beaucoup loué par Chapelain et que Boileau alivré au ridicule. Ce poème, publié d’abord en 26chants (1657), fut refondu par l’auteur et réduit à20 chants dans une édition de 1673. Dans la que-relle des anciens et des modernes, Desmarets semontra un des plus acharnés contre les anciens.

desmarets (Nicolas), contrôleur-général des finan-ces, neveu de Colbert , et père du maréchal de Maille-bois, succéda en 1708 àChamillard; rendit de grandsservices à l’état, remit plus d’ordre dans les finances,et se fit estimer pour sa modestie, et pour l’intégritéet l’urbanité de son caractère. Il fut remplacé à lamortde Louis XIV (1715) et mourut en 1721. 11 a publiéun Mémoire sur l'administration des finances depuisle 20 février 1708 jusqu’au l" septembre 1715,Paris , 1716, in-8.

desmarets (Nicolas), physicien, membre de l’A-cadémie des Sciences , né en 1725 à Soulaines enChampagne , mort en 1815, exerça de 1757 à 1792les fonctions d'inspecteur-général des manufactures.Il a publié en grande partie le Dictionnaire degéographie physique, dansl’ Encyclopédie - méthodique,1798-1828, 5 vol. in-4. On lui doit un grand nom-bre de mémoires, parmi lesquels nous citerons ceuxqu’il a écrits : Sur l'origine et la nature du basalte,1 1771 ; Sur la constitution physique de la colline de