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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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on y trouve plusieurs couvents, au m'.üoû de boisd'orangers. L’ile qu'on nomme la Table-Déserte estfertile et donne surtout de bon vin.

DES ESSARS (l’ierre), surintendant des financesde France sous Charles VI , dut son élévation à laprotection du duc de Bourgogne Jean-sans-Peur.En 1411 il était prévôt de Paris, et les Parisiens luidonnèrent le tilre'de Père du peuple pour avoir as-suré les approvisionnements de la capitale au milieudes troubles qui l'agitaient ; mais il ne sut pas con-server longtemps leur amour. On l’accusa d'avoirdilapidé les finances de l’état ; il fut obligé de fuir,et demeura quelque temps caché dans ses terres; ilchercha ensuite à rétablir son crédit en s'attachant auduc de Guyenne , et s’empara de la Bastille aunom de ce seigneur. Mais il y fut assiégé, obligé dese rendre, poursuivi comme dilapidateur, accuséd'avoir voulu enlever le roi, condamné à mort etexécuté en 1413.

des essars (Charlotte), comtesse de Romorantin ,devint maîtresse de Henri IV en 1590, et en eutdeux filles. Elle vécut ensuite dans la plus grandeintimité avec Louis de Lorraine , cardinal de Guise;et, après la mort de ce prélat, qui lui laissa 3 filset 2 filles, elle épousa en 1630 le maréchal de L'Hô-pital, connu alors sous le nom de Du llallier.

DESESSARTS (dechanf.t), comédien, né à Lan-gres en 1740, mort en 1793, joua avec un grandsuccès les financiers. 11 était d’une grosseur énorme.

desessarts (lemovne), né. en 1744, mort en 1810,d'abord avocat, puis libraire, est auteur ou éditeurd'un grand nombre de volumineux ouvrages, dontles plus connus sont: Causes célébrés, 1773-89,196 vol. in-12; Bibliothèque de l'homme de goût,1798, 3 vol. in-8 ; Siècles littéraires de la France ,1800-1803. 7 vol. in-8.

DESESSARTZ (Jean-Charles), docteur régent dela faculté de médecine de Paris , membre de l'Institut,né à Bragelogne (Aube ) en 1729, mort en 1811, adonné: un Traité sur l'éducation corporelle des enfantsen bas âge, 1760, in-8 ; Discours sur les inhumationsprécipitées; Mémoire sur la musique; Traité sur lecroup, Paris , 1807 ;etune nouv. édit, des Fundamcnlamaieriiv medicœ de Cartheuser,Par., 1769,4 v.in-12.

DESÈZE (Romainl, avocat, né à Bordeaux en1750, plaida d’abord au parlement de cette ville;fut appelé à Paris par Vergennes , alors ministre ;défendit à son début la cause des filles d'Helvétius ;fit acquitter, en 1789, Bezenval, accusé de trahison;fut choisi par Louis XVI pour être adjoint à sesdéfenseurs Tronchet et Malesherbes , et prononça aveccourage la défense du roi à la Convention, le 26 dé-cembre 1792 ; il fut par suite arrêté comme suspect,et ne sortit de prison qu’après le 9 thermidor. Sousle Directoire et l’Empire, il se tint éloigné de toutefonction publique. En 1815, il fut nommé présidentde la Cour de cassation et pair de France ; il entraà l'Académie en mai 1816, et mourut en 1828.

DESFAUCHERETS (J.-L. brousse), né à Paris en 1742, mort en 1808, a donné plusieurs comé-dies qui brillent par l’esprit, et dont la meilleureest le Mariage secret, 1786, en 3 actes et en vers.H a rempli avec intégrité des fonctions municipa-les pendant la révolution.

DESFONTA1NES (l’abbé P.-Franç. guyot), cri-tique, né à Rouen en 1685, mort à Paris en 1745,était fils d’un conseiller. 11 entra d’abord chez lesJésuites , mais il les quitta en 1715. Il prit alors lerôle d’aristarque et publia, soit seul, soit avec Fré-ron, Grasset , etc., différents recueils périodiques :le Nouvelliste du Parnasse (1731) ; Observations surles écrits modernes ; Jugements sur les ècritsnouv.(avecbréron), 1745. Sescritiquespleines d’àpreté luifirent de nombreux ennemis; le plus redoutable futVoltaire , qui engagea une longue lutte avec lui etqui 1 accabla d’épigrammes et même d'invectives. Il

parait, au reste, que l’abbé Desfontaines était unhomme dépravé, et il eut plusieurs aventures fortscandaleuses. On a de lui, outre les écrits périodi-ques déjà cités, une édition de la Uenriade, avec lacritique de ce poème, 1728 ; un Dictionnaire néo-logique, 1726; la traduction ne Gulliver, 1727 ;unetraduction de Virgile , 1743, longtemps estimée, etun grand nombre d’autres écrits oubliés aujourd’hui.

desfontaines (Guillaume-François fouques des-hayes, connu sous le nom de), écrivain français , néà Caen en 1733, mort en 1825, coopéra à la pu-blication de la Nouvelle Bibliothèque des romans, etdonna seul, ou en société avec MM. Barré et Radet,un grand nombre de pièces de théâtre dont les plusestimées sont : la Cinquantaine ; la Dot; le Droit duseigneur; Arlequin afficheur; la Chaste Suzanne;l'Amant statue; la Fêle de l’Égalité; le Rêve; M. Du-relief; Petit Voyage du vaudeville, etc. Il avait en1764 concouru pour le prix de l’Académie Fran-çaise sur ce sujet : Épitre à Quintus sur l'insensibilitédes stoïciens. On lui doit aussi : Lettres de Sophieet du chevalier de", etc., 1765, 2 vol. in-12.

desfort aines (René louiche), botaniste, né àTrembley (Ille-et-Vilaine ) en 1750, mort en 1833,fut reçu membre de l’Académie des Sciences en1783, et partit aussitôt en Afrique pour étudier laflore des côtes de Barbarie. De retour de son voyageen 1786, il en publia le résultat sous le nom deFlore Atlantique, Paris , an VI (1798), 2 vol. in-4,avec planches. On lui doit aussi des observationsnouvelles sur le dattier, le lotos de Libye , le chêneà glands doux; un Mémoire sur l’irritabilité desplantes; VHistoire des plantes et des arbrisseauxqui peuvent être cultivés en France en pleine terre,1809; des Expériences sur la fécondation artificielledes plantes, 1831.

DESFORGES (P.-J.-B. choudard), acteur et au-teur, né à Paris en 1746, mort en 1806, joua d’a-bord à la Comédie-Italienne , fut engagé à Péters-bourg en 1779, revint à Paris en 1782, et s’y livradès lors tout entier à la littérature. Ses principalespièces sont : Tom Jones à Londres , 1782; la Femmejalouse, 1785 ; le Sourd; Joconde, 1790. Il a pu-blié en 1798 âesMémotres où il affiche l’immoralité.

desforges-maillard (P.), poète, né au Croisic enBretagne en 1699, mort en 1772. Du fond de saprovince, il adressait de mauvais vers au Mercure -le rédacteur de ce journal lui avait signifié qu’iln’insérerait plus rien de lui. Alors il imagina d’a-dresser ses poésies sous le nom d’une muse bretonneimaginaire, mademoiselle Malcrais de la Vigne. Ellesfurent dès ce moment reçues avec empressement;le rédacteur s’éprit même d'une belle passion pourla nouvelle Sapho, et la lui déclara dans le Mercure.Desforges mit un terme à cette mystification en sefaisant connaître. Cette aventure a fourni à Piron lesujet de sa Métromanie. Les Poésies de mademoiselleMalcrais ont été publiées en 1735.

DESFOULouDESPOUL, villed’Iran (Khousistan),à 67 kil. O. de Chouster; 13,000 hab. Etoffes desoie et de laine. Commerce. Aux environs, ruinesd’une ville ancienne (Suse ou Elymaïs).

DESGENETTES (René-Nicolas dufriche , baron),médecin célèbre, né à Alençon en 1762, mort en 1837,fut d’abord médecin ordinaire auprès de l’arméed’Ilalie en 1793, et s'éleva bientôt au grade de mé-decin en chef. Il fit partie de l'expédition d’Égypte (1798); il eut à combattre la peste à Jaffa , et necraignit point, pour relever le courage du soldat, des’inoculer en présence de l’armée le virus pestilen-tiel. Il fut nommé à son retour professeur d’hygièneà l'école de médecine, puis inspecteur-général du ser-vice de santé, et fit en cette dernière qualité toutesles campagnes de l'Empire. Sous la restauration, Des-genettes perdit plusieurs de ses places, et eut beau-coup de peine à recouvrer le titre de médecin en

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