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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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chef de bataillon de cette légion. En 1798 , il futnommé membre du Conseil des Cinq-Cents , mais il'en vitexclu aprèsle 18 brumaire ; il fut néanmoins,tn 1803, élevé au rang de général de brigade, eten 1809 à celui de général de division. En 1814, ilr epoussa les Autrichiens de la Savoie et mérita danscette courte campagne d'être surnommé le Bayardde la Savoie. Il quitta la France en 1816 et se retirad’abord en Suisse, puis en Piémont , où il fut ar-rêté par l'ordre du roi de Sardaigne . Il fut peuaprès rendu à la liberté, et vécut depuis dans laretraite. 11 ne faut pas confondre ce général avecle célèbre Desaix.

DESSALINES (Jacq.), 1" empereur d'Haïti , néparmi les nègres de la Côte d'Or en Afrique , fut d'a-bord esclave à St-Domingue. Dans les troubles de St-Domingue, il devint aide-de-camp du général nègreJean-François, puis lieutenant de Toussaint Louver-ture, et combatlit le général mulâtre Rigaud et le gé-néral français Leclerc, 1802. Mais après la déporta-tion de Toussaint, il se soumit à la France . S’étantinsurgé peu après, il se retira au N. de l’ile, et re-poussa Rochambeau dans le sanglant combat de St-Marc. Alors il se fit déclarer empereur sous le nom deJacques I ; mais bientôt son gouvernement devint uneinsupportable tyrannie. Les généraux Christophe etPétion y mirent un terme en l’assassinant, 1806.

DESSAU , capit. du duché d'Anhalt-Dessau, surla Mülde, près de son conlluent avec l’Elbe , à 120kil. S. O. de Berlin ; 10,000 hab. Elle est divi-sée en trois parties ; vieille ville, ville neuve, Sand.Château du prince, nouvelle chancellerie, manège,arsenal, observatoire. Maison d’orphelins, Philanthro-pinon. Draps, bonneterie, chapeaux, passementerie,fabrique de tabac. Commerce de grains. Aux en-virons, jolis châteaux des ducs, sépulture ducale,Stieglitzberg, digue de l’Elbe . Patrie de Moïse Men-delssohn. — Pour le duché de Dessau , Voy. amialt.

DESSAU (Léopold, duc d’ANHALT-). Voy. anhalt .

DESSOLLE (le marquis), général, né à Auch en1767, mort en 1828, fit sous Bonaparte la campagned’Italie , se distingua dans la Yalteline contre lesAutrichiens (1800), et commanda en Espagne et enRussie . En 1814, il se prononça en faveur des Bour-bons, fut nommé pair et commandant de la gardenationale. 11 devint en 1818 ministre et pré-sident du conseil ; mais il se retira deux mois après,dégoûté des exigences du parti réactionnaire. Il semontra toujours depuis partisan des libertés pu-bliques.

DESTERRO (nossa-senhora-do) , ville maritimedu Brésil , par 51° 2’ long. O., 27» 27’ lat. S., ch.-l. dela prov. de Santa-Catarina, sur la côte; 5,200 hab.Port où relâchent presque tous les bâtiments quivont du Brésil à la rivière de La Plata.

DESTIN, Fatum, divinité aveugle des anciens.Toutes les autres divinités lui étaient soumises, etrien ne pouvait changer ce qu’il, avait résolu. LeDestin n’était autre chose que cette fatale nécessitésuivant laquelle tout arrive dans le monde. On lereprésentait ayant sous ses pieds le globe de la terre,et tenant dans ses mains l’urne qui renferme le sortdes mortels.

DESTOUCIIES (Ph. néricault ), auteur comique,né à Tours en 1680, mort à Paris en 1754, fut danssa jeunesse acteur, ou, selon d’autres, servit commevolontaire. 11 s’attacha de bonne heure à M. dePuysieux, ambassadeur en Suisse , qui le fit entrerdans la diplomatie. Tout en travaillant pour lethéâtre, il remplit avec succès plusieurs missionsimportantes, particulièrement en Angleterre où ilaccompagna le cardinal Dubois (1717). Après lamort du Régent, il se retira des affaires et se con-sacra tout entier aux lettres. 11 fut reçu à l’Acadé-mie en 1723. Sa première pièce fut le Curieux im-pertinent , qu’il composa en Suisse (1709) ; il donna

ensuite l'Ingrat, l'Irrésolu, le Médisant (1715), leTriple Mariage, l’Obstacle imprévu, le Philosophemarié (1727), le Glorieux (1732), le Dissipateur(1736), ete. Il laissa en manuscrit plusieurs piècesdont deux furent jouées avec succès après sa mort :la Fausse Agnès (1759), et le Tambour nocturne (1762).Ses chefs-d’œuvre sont le Philosophe marié et leGlorieux. On lui reproche en général de manquerde gaîté et de naturel. A la fin de sa vie, il nes'occupa que de théologie et écrivit contre les phi-losophes. Les meilleures éditions de ses Œuvresont été publiées par son fils en 1757, 4 vol. in-4,et par Crapelet, 1822, 6 vol. in-8. M. Auger adonné en 1810 un choix de ses pièces, 2 vol. in-18.

DESTRÉES (l’abbé Jacq.), prieur de Neul'ville,écrivain, né à Reims vers 1700, fut le collaborateurde l'abbé Desfontaines. On a de lui : Observations surles écrits modernes (avec Desfontaines, Fréron , etc.),Paris , 1735 et années suivantes, 34 vol. in-12; leContrôleur du Parnasse, etc., Berne , 1745, 3 vol.in-12 ; Mémorial de chronologie généalogique et his-torique, de 1752 à 1755, 4 vol. in-24 ; l’Europe vi-vante et mourante, Bruxelles (Paris ), 1759 et 17G02 vol. in-24, sans nom d'auteur.

D'ESTRÉES. Voy. ESTRÉES .

DESTUTT-TRACY . Voy. tracy.

DES VIGNES (Pierre), Petrus a Vineis, chance-lierde Frédéric 11, né à Capoue d’une famille pauvre,s'éleva par son savoir et ses talents, acqui t le plus grandcrédit sous l’empereur Frédéric H, améliora la lé-gislation, l'administration; excita Frédéric à se rendreindépendant des papes, et s’attira par eette conduitela haine de la cour de Rome. Frédéric finit pourtantpar se croire trahi par son chancelier, l'accusa d’a-voir voulu l’empoisonner, et ordonna de lui creverles yeux : Pierre Des Vignes se brisa la tête contreles murs de sa prison (1246). On pensa générale-ment et Ton présume encore qu'il était innocent.

DES V1GNOLES(Alphonse),savant chronoiogiste,né en 164 9 au château d’Aubais, dans le Languedoc ,mort en 1744, fut d’abord ministre de l'église protes-tante à Aubais; quitta la France à la révocation de l’éditde Nantes, et séjourna successivement à Genève , àLausanne, à Berne et à Berlin , où il obtint unecure avantageuse; fut nommé en 1701 membre,puis directeur de l’Académie de Berlin ( 1727 ),et prit la plus grande part à la rédaction de la Bi-bliothèque germanique. On a de lui : Chronologiede l'histoire sainte et des histoires étrangères depuisla sortie d'Égypte jusqu’à la captivité de Babylone,Berlin, 1738, 2 volumes in-4, ouvrage plein d’é-rudition et qui fait encore autorité.

DESVRES ou DESURÈNES, ch.-l. de canton(Pas-de-Calais), à 15 kit. S. E. de Boulogne ; 2,750hab. Gros draps, faïence, tanneries.

DES YVETAUX (Nicolas vauquelin, seigneur),poète français , né près de Falaise vers la fin duxvr siècle, mort en 1649, vint à Paris dans les der-nières années du règne d'Henri IV ; fut précepteurdu duc de Vendôme , fils naturel du roi, et de Ga-brielle, et passa ensuite avec le même titre auprèsdu dauphin, depuis Loui3 XIII; mais les désordresd’une vie licencieuse le firent renvoyer de la couren 1611. On a de lui un poème intitulé ; De l’Insti-tution du prince ; des Stances, des Sonnets et autrespièces de vers (dans les Délices de la poésie française ,Paris , 1620, in-8).

DETMOLD, ville d’Allemagne , capit. de la prin-cipauté de Lippe-Detmold, à 90 kil. S. 0. de Ha-novre, sur la Werra; 2,400 hab. Toiles, tanneries.Aux environs, carrières de. marbre et de gypse.

DETROIT, ville des Etats-Unis , ch.-l. du terri-toire de Michigan, entre le lac Saint-Clair et le lacErié, sur le Detroit-River , par 85° 18' long. O., 42°30' lat. N.; 9,000 hab. Arsenal, entrepôt d’artille-rie, magasins du gouvernement, belles casernes.