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ou la mère contracteraient un second mariage. Or,Marie-Thérèse était fille du premier lit de Philip-pe IV, tandis que Charles II , successeur de ce prince,était né du second lit. Celte guerre fut terminéepar le traité de paix d'Aix-la-Chapelle (2 mai 1668),
Ê ar lequel l'Espagne cédait à la France Charleroi,inch, Ath, Douay, Tournay, Oudenarde, Lille ,Armentières, Courtray, Bergues et Fûmes, avec leursdépendances.
DEVON, Devonshire en anglais, comté méridional de l’Angleterre , est borné à l'O. par le comté deCornouailles, à l’E. par celui de Dorset , au S. par laManche, au N. et au N. O. par le canal de Bristol :1 1 5 kil. sur 100; 491,000 hab. Chef-1., Exeter . Solplat en général ; quelques vallées. Climat doux,moins humide que dans les comtés environnants.Les habitants sont sujets à une maladie endémiquedite colique du Devon . Marbre, gypse, houille,plomb, étain, cuivre, fer, un peu d'or et d’argent.Grands bancs d'huîtres (à Starcross, etc.). Rivièrespoissonneuses. Moutons, bœul'sestimés.Chant.decon-struction.—Ce comté fut anciennement habité par lesDumnonii ; il fit ensuite partie du roy. de Wessex.11 a donné son nom à deux familles nobles d'An-gleterre dont l une a pris le titre de comtes deDevon et l’autre de comtes de Devonshire .
devon septentrional, contrée de l'Amérique duNord , fait partie des Terres Arctiques anglaises etn'est encore qu’imparfaitement connue. Elle consisteen un assemblage de terres couvertes de glaces etinhabitées qui sont comprises entre 75°—77° lat. N.et 800-96° long. 0. Le cap Clarence en est le pointle plus élevé.
DEVON (comtes de), illustre famille d'Angleterre qui tire son origine de la maison française des Cour-tenay. Hugli, 5° barcn de Courtenay, fut le pre-mier membre de cette famille qui porta le titre decomte de Devon (1335); ses descendants directss'étant éteints en 1471, le titre passa à une branchecollatérale ayant pour chef sir Edouard de Courtenay de Boconnoc ; mais cette branche cessa de le porterA partir de 1556. Il a été repris de nos jours (1768)par William Courtenay, comte de Devon , baronnetd'Irlande et pair d’Angleterre . — 11 ne faut pasconfondre la maison de Devon avec celle de De-vonshire .
DEVONPORT, ville maritime du comté de Devon ,A l’embouchure du Tamar dans la Manche, au S.de Plymouth , et contiguë à cette ville ; 45,000 hab.Avant 1824, Devonport n'était encore qu'un fau-bourg de Plymouth ; il a dû son accroissement ra-pide à la création toute récente de son port et dequatre immenses docks, ainsi qu'à celle de vasteschantiers de construction.
DEVONSHIRE, comté d'Angleterre . Voy. devon.DEVONSHIRE (ducs de), titre que porte aujour-d'hui l'illustre famille des Cavendish et qui a étéemprunté au comté de Devon. Voy. cavendish .
devonshire (la duchesse de), dame anglaise , cé-lèbre par sa beauté et son esprit, née à Londres vers 1746, morte en 1806, était fille du comte Spen-cer, et épousa en 1774 William Cavendish , duc deDevonshire. Elle est auteur de plusieurs pièces devers, dont la principale est le Passage du montSaint-Gotliard, traduite en vers français par Delille,Paris , 1802, in-8.
DEVRIENT (Daniel-Louis), célèbre acteur alle-mand, né à Berlin , 1784, mort en 1833, quitta fortjeune l'état de passementier pour la carrière duthéâtre, et devint un des acteurs les plus distinguésde l’Allemagne. 11 entra au théâtre de Berlin en1814, et y joua jusqu'à sa mort. 11 a créé plusieursrôles, dont le plus important est celui de Franz dansles Brigands de Schiller .
DEVRIGHI, Nicopolis, ville de la Turquie d’Asie (Caramanie ), ch.-l. d'un livah, à 142 kil. S. de
Sivas, par 36° 10’ long. E., 39° 24' lat. N. Mine defer et d'aimant. Pompée fonda cette ville en mé-moire d’une victoire qu'il avait remportée sur Mi-thridate ; de là son nom ancien ( ville de la victoire).
DEVS, nom donné dans le Zcnd-Avesta aux gé-nies malfaisants dont Ahriman est le chef. Ils ac-cablent l'humanité d’une foule de maux, malgréles efforts des Jzeds ou génies bienfaisants quiobéissent à Ormuzd ou Oromase.
DEWA, prov. du Japon , dans la partie septent.de l'île de Niphon (région de Tosando). Ch.-l.,Yone - Sawa, à 220 kil. au N. E. de Yédo. Cetteprov. renferme beaucoup de lieux sacrés, buts defréquents pèlerinages. Ses principales productionssont le carthame , l’indigo, la cire, le vernis, lespeaux de cerf et surtout les chevaux.
DEWALAG1RI, mont. d'Asie . Voy. daoulaghiri.
DE W1TT. Voy. witt.
DEWSBURY, bourg d’Angleterre (York ), à 11kil. S. O. de Leeds ; 10,000 h. Filaturedelaine.
DEX1PPE, général et historien grec du iii° siècle,dont il reste quelques fragments dans les Excerptade legationibus, imprimés au Louvre, 1648. H re-poussa les Goths qui avai nt envahi l’Achaïe.
DEY, nom que portait, avant la conquête fran-çaise, le chef de l'état musulman d'Alger , et quiveut, dire, à ce qu'on croit, oncle ou tuteur. Vers1600, la milice turque qui résidait à Alger , et quiavait été jusque là sous l'autorité d'un pacha envoyéde Constantinople , obtint du sultan la permissionde se donner un chef appelé dey, pour lui servird'appui contre la tyrannie des pachas gouverneurs.Le pouvoir de ces deys s'accrut rapidement; enfinBaba-AIy, élu dey en 1710, déposa le pacha, etobtint du sultan Achmet III l'investiture de la ré-gence d'Alger . Cependant, comme leur pouvoirétait électif, les deys restèrent toujours à la mercide la soldatesque, qui les élevait au pouvoir ou lesdéposait à son gré. On en vit six installés et assas-sinés le même jour (17 32). Baba-Mohammed eut seulle rare privilège de régner 25 ans (1766-91). Ledernier dey d'Alger , Hussein, régnait depuis 12 ansau moment de l’occupation par les Français en 1830.11 s’est retiré avec sa famille à Livourne , puis àAlexandrie où il est mort en 1838. Le dey jouissaitdu pouvoir le plus absolu.
DEYNSE, ville de Belgique . Voy. deinse.
DEYR, ville de la Nubie . Voy. deir.
DEZALLIËR D'ARGENVILLE (Antoine-Joseph),né à Paris en 1680, mort en 1765, fut maître descomptes, conseiller du roi, et se lia avec d'Agues-seau. On a de lui ; la Théorie et la pratique du jar-dinage, 1747, in-4 ; la Conchyliologie , ou Traité surla nature des coquillages, 1752, 2 vol. in-4. Il a écriten latin des Essais de dénombrement de tous lesfossiles de France ; l’Oryclologie ou Traité des pier-res, des minéraux et autres fossiles, Paris , 1755,in-4. Il s’occupait aussi des beaux-arts, et a com-posé un Abrégé de la vie de quelques peintres célé-brés, 1762, 4 vol. in-4.
DEZÈDÉ , compositeur, né au milieu du xvnr siè-cle de parents inconnus, mort en 1792, a faitreprésenter sur la scène italienne à Paris un grandnombre d'opéras-comiques, dont plusieurs ont eubeaucoup de vogue; les principaux sont: Alexis etJustine, Biaise et Babel, les Trois Fermiers, etZulima.
DHAHER, cheik de Palestine, né en 1689, serendit indépendant et soutint avec succès pendant30 ans des guerres continuelles ; il battit les arméesdu sultan de Constantinople , et sut se faire res-pecter de ce prince. Vers la fin de sa vie, ses étatsfurent envahis par Mohammed Aboudhahab, begler-beg d'Égypte . Dhaher se jeta dans la place de Saint-Jean-d'Acre, s'y défendit quelque temps et fut tu®dans une sortie, 1776. On trouve de grands detailssur Dhaher dans le Voyage en Egypte et en byne